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Trois nouvelles intégrations disponibles sur la plateforme Hackuity

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Hackuity complète son offre en annonçant la disponibilité de trois nouveaux connecteurs, permettant de relier sa plateforme à Microsoft Defender For Endpoint, SonarCloud.io et Rapid7 InsightVM. À travers cette annonce, Hackuity illustre  sa capacité à se positionner comme l’une des plateformes de gestion des vulnérabilités les plus connectées et ouvertes sur le marché. À ce jour, la plateforme d’Hackuity propose plus de 50 connecteurs vers des applications complémentaires.

 

 

E-commerçants : 3 grands points pour simplifier la recherche des internautes

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Booster ses ventes en ligne et offrir une expérience d’achat de premier plan à ses clients est un objectif stratégique pour l’ensemble des professionnels du e-commerce. Dès lors, ces derniers activent de nombreux leviers complémentaires pour se distinguer et permettre à leurs clients de trouver les bons produits et services. C’est dans ce contexte que la notion de search se positionne comme une donnée stratégique. Voici différents points à prendre en compte pour offrir une expérience de recherche de premier ordre.

Jouer la carte de l’individualisation 

Comprendre les attentes du client et anticiper ses préférences sont les clés de la performance. Il est donc fondamental d’introduire des technologies qui peuvent reproduire cette intelligence commerciale au sein du parcours d’achat du client. En temps réel, par l’observation des comportements des clients et en s’appuyant sur l’ensemble des caractéristiques de l’offre, il faut être capable de prédire les produits étant les plus susceptibles de répondre à chaque demande. Des centaines de variables doivent être prises en compte et combinées pour présenter à chaque individu, dans le contexte spécifique de son besoin, les produits qui correspondent à ses envies et préférences.

Intégrer la notion d’auto-apprentissage

La performance du moteur de recherche et celle du site e-commerce sont intimement liées à la capacité de répondre pertinemment aux demandes des clients. Il s’agit de leur présenter les produits qui correspondent à ce qu’ils désirent, et ce, même si les mots qu’ils emploient ne sont pas les vôtres. Tenter de régler manuellement cette pertinence pour chaque recherche est extrêmement chronophage et sera probablement sans résultat. Chaque nouvelle règle mise en œuvre pour corriger un problème en générera d’autres. C’est dans ce contexte que l’auto-apprentissage offre de solides garanties. En s’appuyant sur la richesse du catalogue existant, le moteur de recherche doit pouvoir capturer automatiquement les interactions des clients sur le site, exploiter les insights commerciaux, apprendre chaque jour, comprendre toutes les demandes et ajuster automatiquement les réponses.

Prendre en compte le canal voix dans son approche search

Rechercher en parlant est désormais une évidence dans notre utilisation du numérique. Il faut donc proposer des outils quicomprennent les recherches en langage naturel et proposent les produits qui correspondent réellement à chaque demande. En intégrant ces technologies dans les layers proposés sur l’ensemble des devices et navigateurs, la recherche vocale délivrera alors une expérience unique aux consommateurs.

Par Stéphane Vendramini chez Sensefuel

 

UpSlide obtient la certification B Corp

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UpSlide, la solution qui facile l’usage de Microsoft Office pour les professionnels de la finance, annonce aujourd’hui avoir obtenu sa certification B Corp, rejoignant ainsi plus de 6 000 entreprises, comme Patagonia et Nature & Découvertes.Les entreprises membres de la communauté B Corp œuvrent en faveur d’une économie inclusive, équitable et régénérative. Ce label exigeant est à ce jour le plus complet en termes d’impact social, environnemental et sociétal.UpSlide a fait de l’impact positif une priorité depuis 2018. L’obtention de la certification B Corp avec un score de 96,2 reflète ses valeurs et son engagement à avoir un impact positif sur l’ensemble de ses parties prenantes.

« Nous sommes honorés de rejoindre un réseau d’entreprises qui partagent nos idées au service du bien commun. Depuis les premiers jours, nous sommes animés par la volonté d’aider les gens à mieux travailler et la conviction que nous pouvons y parvenir dans le respect de valeurs sociales et environnementales fortes. Cette certification reconnaît les efforts que nous déployons pour avoir un impact positif sur le monde qui nous entoure » a déclaré Philippe Chazalon, co-fondateur et CEO d’UpSlide.

« Le processus de certification B Corp a été précieux pour nous aider à comprendre les nombreuses voies d’amélioration que nous pouvions emprunter. Nous sommes convaincus qu’un impact positif tangible nécessite un effort commun, et nous encourageons le plus grand nombre à rejoindre ce mouvement. »

Stratégie éditeur : Déployer ses ventes à l’export en passant par un réseau de vente indirecte

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Nombre d’entreprises positionnent le sujet de l’export comme un relai de croissance stratégique. Dans ce contexte se pose la question des moyens à mobiliser pour déployer une stratégie commerciale adaptée à ce type de projet. Sur ce point, différentes options existent en fonction de ses objectifs et la nature de son activité. Globalement, nous pouvons évoquer deux grands modèles de vente : ceux liés à l’implantation de filiales et agences dans les pays concernés et ceux liés à la mise en place d’un réseau de vente indirecte et de distribution. Dans notre propos, nous allons nous concentrer sur ce deuxième schéma qui est aujourd’hui largement adopté par de nombreuses entreprises. Mais pour quelles raisons ? Et quels sont ses avantages ?

Maitriser ses ressources et tester le marché

Déployer une filiale et des équipes à l’international est un exercice particulièrement complexe qui nécessite de mobiliser des ressources très importantes. Se tromper peut donc largement impacter les performances de l’entreprise. En ce sens, il est judicieux pour ceux qui souhaitent tout de même franchir ce pas de tester le marché et de commencer à nouer des alliances avec des partenaires locaux qui pourront distribuer leurs offres et valider leur pertinence par rapport au marché visé.

Prendre en considération les aspects liés aux spécificités de chaque pays

Penser faire un simple copier-coller de sa stratégie nationale et l’exporter vers d’autres pays est une vue de l’esprit ou alors réservée à quelques produits de niche. En effet, chaque pays a ses usages et ses spécificités. Sur ce point, s’appuyer sur des structures locales qui maitrisent ces codes permet de ne pas se tromper et de prendre dès le départ la bonne direction pour mener à bien son projet. Il s’agit donc d’une formidable opportunité de ne pas gaspiller les ressources, voire d’adapter son offre avant de la proposer.

Jouer la carte de la proximité et se concentrer sur son métier

Opter pour un réseau de partenaires revendeurs et distributeurs permet aussi de densifier sa présence sur un territoire et de bénéficier d’un réseau d’ambassadeurs de confiance qui seront en contact direct avec le client, que ce soit sur des aspects ventes, conseil et support. Il s’agit d’une réelle démarche qualité génératrice d’engagements et de réassurance pour le client. De son côté, le fournisseur pourra se concentrer sur son métier et développer de nouvelles offres et services pour son réseau de distribution. Ce schéma est particulièrement pertinent dans le monde de l’édition de logiciels par exemple.

Mettre en place une stratégie de vente indirecte est un moyen efficace de conjuguer performance commerciale et qualité. Il est  important de ne pas se tromper et de prendre les bonnes options pour donner toutes les chances de succès à son projet d’export et d’internationalisation.

Par Julien HONORE, Country Manager Espagne et Portugal chez INO

Combattre efficacement le phishing grâce à la sensibilisation et la mise en situation

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Le phishing ne cesse de créer des  incidents de toutes sortes pour les professionnels : vol de données ou  d’argent, blocage des systèmes, perte de réputation, usurpation d’identité… Dès lors, les entreprises se doivent de prendre des mesures efficaces pour se protéger de ce fléau et sensibiliser leurs équipes aux bonnes pratiques à adopter. C’est dans ce contexte que différents dispositifs, par exemple le test au phishing, limitent l’exposition aux risques des utilisateurs. Mais qu’est-ce que le test phishing et est-il réellement utile ?

Il s’agit d’une question assez récurrente, à laquelle les réponses apportées ne sont pas forcément satisfaisantes. Certains disent que cela ne sert à rien et que ces tests ne sont pas représentatifs de la réalité, arguant que, dans l’immense majorité des cas, les e-mails de phishing réels sont bloqués par les outils de sécurisation des messageries. D’autres considèrent en revanche qu’il s’agit de la meilleure façon de sensibiliser collaborateurs et dirigeants.

Sans chercher à détailler ces différentes positions et les arguments qui les soutiennent ou les infirment, il est utile d’apporter ici un éclairage sur l’intérêt d’avoir recours à déployer ce type de dispositifs. En effet, le premier but recherché par les cybercriminels dans la composition de leurs e-mails de phishing est de provoquer un stress ou une émotion chez ceux qui le reçoivent.

On sait que le stress provoque une chute immédiate et importante des capacités cognitives. La personne ainsi placée en situation de stress ne peut donc plus réfléchir correctement et analyser sereinement ce qui lui est demandé dans l’e-mail. De cette façon, elle tombe plus facilement dans le piège qui lui est tendu.

En revanche, si elle attend une trentaine de secondes avant de faire quoi que ce soit, ses facultés cognitives se rétablissent, le stress généré commençant à se dissiper. Elle peut ainsi prendre un recul nécessaire sur la légitimité et la crédibilité du message reçu, et pourquoi pas, passer en revue les consignes qui lui auront été communiquées lors d’une sensibilisation préalable, ou encore demander son avis à un tiers. Il s’agit en quelque sorte d’appliquer la version numérique du « tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de parler ».

Cette capacité à prendre ce temps de retenue se cultive. Et c’est là tout l’intérêt d’un entrainement préalable au travers de campagnes de tests phishing. En combinant une simulation de phishing avec le rappel de la consigne qui est d’attendre au moins 30 secondes avant toute action, de façon suffisamment répétée, on finit par développer ce réflexe d’attente et de prise de réflexion. De cette façon, on diminue considérablement le risque de se faire piéger.

S’ils ne sont pas une baguette magique, les tests phishing permettent donc de créer de bons réflexes au sein des équipes et de les sensibiliser aux bons réflexes à avoir sans céder à la panique. Ce faisant, l’entreprise est alors plus agile pour lutter efficacement contre le phishing.

Par Michel GERARD, fondateur de Conscio Technologies

 

Quantification des risques de cybersécurité : effet de mode ou modèle innovant ?

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La quantification des risques de cybersécurité désigne une approche de l’évaluation des risques utilisant des modèles mathématiques et statistiques permettant de valoriser en termes financiers les conséquences des évènements cyber.

L’agence de notation Moody’s déclarait en 2021 : « La multiplication des mandats de cybersécurité, le contrôle de la conformité et les coûts plus élevés des cyber-incidents façonnent des organisations qui ont de plus en plus besoin de communiquer avec les parties prenantes sur l’exposition financière au risque cybernétique. Par conséquent, nous considérons l’utilisation croissante des pratiques de quantification du risque cybernétique (Cyber Risk Quantification) comme un facteur positif ». 

Cette approche quantitative vivement recommandée gagne du terrain dans les analyses de risques de cybersécurité menées au sein des grandes entreprises du Nasdaq et du Dow Jones. La quantification des risques de cybersécurité est alors exploitée comme un outil d’aide à la prise de décision business qui va parler au Board de ces grands groupes. Ce segment de marché est pris d’assaut par des éditeurs logiciels conscients de la demande et du besoin d’industrialisation des analyses quantitatives. Au-delà des déclarations, l’agence Moody’s est positionnée en fer de lance de la Cyber Risk Quantification (CRQ) à travers son partenariat avec la société de rating cyber BitSight qui a développé une solution de CRQ avec l’appui de l’éditeur logiciel Kovrr. Ces solutions de CRQ apportent un second souffle aux méthodes quantitatives qui rappelons-le ne sont pas si récentes. A titre d’exemple, la méthodologie FAIR (Factor Analysis of Information Risk) a été développée depuis 2005 par le FAIR Institute aux Etats-Unis.

Concomitamment, nos entreprises francophones tendent à appliquer des méthodologies qualitatives (EBIOS Risk Manager est la méthode la plus citée aujourd’hui), elles-mêmes promues par les agences nationales de cybersécurité en France, en Belgique et en Suisse. La qualification des risques de cybersécurité est une évaluation des risques à partir de données non mesurables et subjectives collectées auprès des métiers et de l’IT.

Du fait des bénéfices attendus, faut-il abandonner l’approche qualitative au profit d’une approche quantitative ? Utiliser les 2 approches ? Pourquoi l’analyse de risques quantitative se fait difficilement une place sur le marché francophone alors que nos acteurs de la sécurité informatique entendent parler de quantification du risque de façon récurrente dans les forums Cyber ?

Les réponses apportées par la quantification des risques de cybersécurité

Une des réponses à la faible diffusion de l’approche quantitative des risques dans les entreprises francophones réside dans les cas d’usage auxquels elle répond. La quantification des risques est employée pour :

  • Communiquer en termes d’exposition financière sur les risques cyberà un comité exécutif.
  • Accompagner la prise de décisiondu comité exécutif.
  • Mettre en avant le Return On Investmentdu Plan de Traitement des Risques.
  • Décider ou non de souscrire à une cyber assurance.
  • Définir le bon niveau de police d’assurancealigné avec son exposition financière face au risque cyber.
  • Améliorer sa cote de créditintégrant désormais la notation en matière de cybersécurité de l’entreprise.

Sur le terrain, ces cas d’usage commencent à peine à émerger et surtout restent cantonnées à quelques entreprises francophones très matures qui souhaitent considérer la cybersécurité comme un axe de leur modèle de gouvernance.

Les Directions des Systèmes d’Information ont l’habitude de présenter les grands risques de cybersécurité et de défendre leurs programmes d’investissement dans la cybersécurité pour y répondre auprès de leur Direction. Mais les comités exécutifs sont de plus en plus exigeantset beaucoup attendent de la quantification des risques un moyen de prédire les pertes associées aux cyber-incidents et de rationaliser les budgets pour couvrir a minima ces pertes. Tirant des enseignements de cyberattaques vécues ou observées dans des entreprises du même secteur ou de même dimension, les dirigeants ont conscience qu’ils ne pourront pas échapper à la cybermenace. L’enjeu désormais est de se concentrer sur des mesures de sécurité qui peuvent limiter les impacts pour la continuité opérationnelle et pour les résultats de l’entreprise en cas de survenance d’une cyberattaque.

Une vision financière du risque cyber basée sur des modèles statistiques

Les indicateurs chiffrés de l’approche quantitative sont rassurants et concrets pour un comité exécutif qui veut comprendre combien lui coûterait son pire cas de scénario de risques, et quels sont les investissements nécessaires pour réduire cet impact pécuniaire. L’utilisation de la quantification permet de présenter les conséquences d’incidents de cybersécurité avec des valeurs en € ou $, qui sont comprises de tout membre du ComEx, contrairement aux incidents cyber.

Le risque cyber devient le résultat d’un calcul associant probabilité de survenance et valeurs d’impacts d’événements redoutés. La méthode de calcul de Monte Carlo appliquée à la méthodologie FAIR par exemple est une technique mathématique qui permet d’estimer cette probabilité. Cette démarche probabiliste s’oppose à la vision empirique du risque perçu comme un événement incertain dont on ne peut maîtriser la survenance et les effets.

La quantification des risques cyber contribue à un mouvement global de recours au Big Data pour déployer des modèles de prédictions de plus en plus performants en s’appuyant sur des données de plus en plus nombreuses relatives aux incidents de sécurité et à leurs conséquences.

L’idée de la Cyber Risk Quantification est de consolider des ensembles de données internes et externes (données de base sur l’entreprise – taille, secteur, emplacement, CA – données du contrôle interne, données sur les programmes de cybersécurité menés par la DSI, données observable de l’extérieur à travers des logiciels de Rating par exemple) pour alimenter un moteur de calcul capable d’aboutir en sortie à une liste de risques cyber priorisés selon leurs conséquences opérationnelles et financières et à un Plan de Traitement des Risques budgété et justifié par la priorisation des risques. Les logiciels enrichissent la méthodologie d’analyse quantitative par leurs bases de données sur la cybermenace et leur modèle algorithmique. Ils contribuent à la fourniture de résultats et d’indicateurs fins qu’une approche manuelle ne pourrait pas produire.

Des entrants plus complexes à déterminer

La quantification des risques de cybersécurité prétend à une fiabilité mathématique issue d’algorithmes. En complétant les logiciels de Cyber Risk Quantification, on constate que ces derniers sont très consommateurs en données précises. Par conséquent, moins une entreprise est capable d’agréger des informations financières et cyber fiables sur sa situation en s’appuyant sur ses équipes et ses logiciels métiers, supports et IT,  plus les résultats en sortie du logiciel de CRQ seront discutables et discutés par le Comex  Il faut souvent combler le manque de data des entreprises par des estimations qui ne collent pas avec le cadre rigoureux de méthodologies quantitatives, et encore moins avec des outils automatisés.

L’implémentation de la méthode devient vite une course à l’information chronophage et surtout incomplète. La diversité et la précision des données attendues pour implémenter une méthodologie quantitative implique l’intervention de sachants qu’il est souvent difficile de réunir autour d’une analyse de risques. Il serait par exemple pertinent de faire intervenir des interlocuteurs tels que la direction administrative et financière afin d’établir le profil financier de l’entreprise pour dresser au mieux le tableau adéquat de l’exposition financière de l’entreprise face à des risques cyber. Il est requis d’intégrer et de valoriser les hypothèses d’actions et de temps de gestion d’incident ou de crise cyber en termes de frais d’investigation, de frais de remédiation. Ces éléments sont détenus par un SOC et/ou la Direction des Systèmes d’Information et potentiellement enregistrés dans une multiplicité d’outils, ce qui ne facilite pas la tâche des analystes risques. En définitive, le processus de gestion des risques dans un modèle quantitatif doit évoluer et se nourrir de plusieurs expertises sur le volet financier de l’entreprise, l’évaluation de la performance des mesures de sécurité, les coûts des activités cyber ou IT d’audit, d’investigation, de remédiation. L’obtention d’un tel niveau d’expertise nécessite une forte maturité en gestion des risques d’entreprise et une forte adhésion au processus de gestion des risques par l’ensemble des collaborateurs.

Par ailleurs, il est difficile pour un non-praticien des modèles statistiques d’expliciter les résultats obtenus via un logiciel. Cela demande de faire confiance à un moteur de calcul et cet argument peut générer du doute auprès d’une Direction qui a besoin de comprendre les tenants et les aboutissants des chiffres consolidés. Il est recommandé que le porteur de l’analyse de risques dispose d’une bonne maîtrise des grandes lignes des algorithmes afin de garantir la crédibilité des résultats devant les parties prenantes de l’analyse dont la Direction.

L’analyse quantitative, oui dans certains cas

L’approche qualitative des risques de cybersécurité a encore de beaux jours devant elle dans les entreprises francophones. Défendue par les agences nationales de cybersécurité, elle a à son avantage de reposer sur le consensus des métiers et de l’IT quant aux risques cyber à adresser en se fondant sur des critères de risques partagés par tous, compréhensibles et lisibles dans les échelles de risques. La méthode qualitative étant davantage répandue et promue, elle est bien connue des auditeurs de certification et est encore à privilégier en cas d’audit de certification d’un Système de Management de la Sécurité de l’Information ISO 27001. L’approche quantitative plaît, intrigue mais peu d’entreprises francophones passent le pas car cette approche nécessite un outillage logiciel, est méthodologiquement difficile à expliquer à quidam, et est longue à implémenter. Le temps qui devrait être gagné sur la recherche de consensus est remplacé par d’importantes périodes de collecte de données. Il faut aussi répercuter des coûts non négligeables de formation à la méthodologie et au logiciel associé, de licences logicielles et de réalisation de l’analyse. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Almond vous recommande de choisir une approche quantitative si :

  • Vous avez déjà réalisé des exercices d’analyses de risques,
  • Vous êtes dans un des cas d’usage exposés plus haut,
  • C’est un choix méthodologique porté et imposé par votre Direction,
  • Si votre processus de gestion des risques est suffisamment mature pour évoluer et impliquer des contributeurs capables d’apporter le niveau de précision nécessaire aux données entrantes,
  • Votre orientation Big Data est en forte progression.

Nous constatons que la distinction entre quantitatif et qualitatif n’est pas si nette et qu’à l’avenir les méthodes qualitatives embarquant du quantitatif vont probablement se développer dans toutes les entreprises pour deux motifs :

  • La valorisation financière de l’exposition au risquepeu importe sa nature demeure un langage commun et parlant pour faciliter les prises de décisions et la gouvernance. C’est un indicateur fort qui permet à une Direction de rapprocher et comparer les données sur les grands risques de son entreprise.
  • L’expérimentation de plus en plus fréquente d’incidents de cybersécurité génère la création de bases de données riches et structurées qui permettront au fil du temps d’alimenter finement les modèles.

Comme souvent en sécurité, c’est au niveau du facteur humain que le bât blesse, quid de la compétence et la capacité à maîtriser ces outils et ces méthodes mixtes dans des processus humainement gérés ?

Les plus de la Cyber Risk Quantification

  • Outil de Gouvernance Business lisibled’un Comité Exécutif
  • Valorisation de l’exposition financière au risque cyberet du ROI du Plan de Traitement des Risquespermettant de justifier les investissements nécessaires à la cybersécurité et/ou de définir son besoin de couverture du risque par une cyber assurance
  • Valeur ajoutée des logiciels de CRQet de leur exploitation du Big Data

Les moins de la Cyber Risk Quantification

  • Forte maturité en gestion de risques requise pour s’y aventurer
  • Agrégation chronophaged’une diversité de données, de parties prenantes, de sources
  • Recours à un logiciel d’analyse de risques fortement recommandée
  • Fraisde formation et de licences
  • Méconnaissance de la CRQ des auditeurs de certificationdans le paysage francophone
  • Résultats contestablescar n’émanant pas d’un consensus explicite mais d’un algorithme perçu comme abscons

Par Florence EXMELIN, Consultante gouvernance, risques et conformité chez Almond

 

Comment améliorer l’expérience e-commerce des clients B2B

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En 2022, les acheteurs B2B exigent de meilleures expériences digitales. Ils souhaitent une expérience client B2B similaire à l’expérience client B2C qu’ils apprécient lors de leurs achats personnels. Une enquête sur les attentes des clients B2B réaliséepar Insights World Research et Oro inc. a montré que la demande d’achats B2B en ligne monte en flèche : plus de 80 % des personnes interrogées ont fait part de leur intention de réaliser au moins 50 % de leurs achats sur des sites e-commerce dans les 12 prochains mois.

L’enquête a aussi révélé que les entreprises ont besoin d’améliorer l’expérience des acheteurs B2B. Les points de douleur les plus fréquemment cités par les acheteurs B2B dans leurs expériences d’achat sont : le manque de personnalisation (39 %), le manque d’information sur les stocks en temps réel (38 %) et la longueur des processus d’achat (34 %). Par conséquent, les e-commerçants ont intérêt à améliorer l’expérience de leurs clients B2B pour gagner en compétitivité.

5 conseils pour améliorer l’expérience client B2B

 

S’équiper d’une plateforme e-commerce B2B 

 

Il n’est pas opportun de créer des expériences d’achats B2B avec une plateforme e-commerce B2C. S’équiper d’une plateforme de e-commerce B2B offre la possibilité de personnaliser et de s’adapter aux demandes des clients B2B. Créer des catalogues en ligne et des listes de prix personnalisés pour chaque client est également fondamental. Pour cela il est possible d’inclure les produits fréquemment achetés ou compatibles avec les articles fréquemment achetés. De plus, utiliser une plateforme de e-commerce B2B permet de proposer un site de vente en ligne par langue ou devise et de commercialiser des produits que chaque client souhaite acheter en indiquant la disponibilité des produits et les possibilités d’expédition.

 

Offrir une vision sur les stocks disponibles

 

Sur ce point, il est nécessaire de connecter les sites e-commerce avec l’ERP, le WMS ou tout autre système pour donner aux clients une vision en temps réel sur la disponibilité des produits. Pour les entreprises qui s’appuient sur plusieurs entrepôts, utiliser la géolocalisation permet de définir l’entrepôt qui répondra à une commande et le délai d’expédition. Cela évite au client d’avoir à téléphoner ou à envoyer un email pour s’informer sur les stocks et lui permet d’effectuer plus facilement une transaction en étant sûr que sa commande sera honorée. L’expérience proposée est alors engageante contribue à offrir au client un cadre de confiance et de qualité pour réaliser ses achats.

 

Proposer un portail en libre-service

 

Les clients B2B veulent gérer leurs commandes par eux-mêmes. Mettre en place des portails en libre-service permet aux utilisateurs d’accéder aux informations relatives à leur commande (y compris l’état et le suivi), aux factures et à l’historique des commandes. Il peut aussi être intéressant de donner la possibilité de passer de nouvelles commandes grâce à l’historique des commandes effectuées ou encore de digitaliser le processus d’autorisation de retour pour faciliter la gestion des retours de commandes. Enfin, proposer un chat en ligne, que ce soit avec un opérateur en direct ou une IA, permet de répondre aux questions en temps réel.

 

Élargir son offre de contenu

 

En 2022, les acheteurs B2B recherchent une expérience d’achat B2C semblable à celle d’Amazon. Dans ce contexte, il est nécessaire d’enrichir son contenu pour améliorer l’expérience client. Il faut aussi penser à ajouter des outils de search de nouvelle génération pour simplifier l’accès aux produits, proposer des vidéos de tutos et de dépannage, laisser les clients télécharger les manuels d’utilisation et les guides d’installation… Enfin, ne pas oublier d’exploiter les données de son CRM pour fournir un contenu adapté à chaque étape du parcours de l’acheteur.

 

Intégrer les processus d’achat des clients B2B

 

Sur ce point, il faut laisser les clients B2B définir les autorisations et les accès pour nécessaires pour se conformer à leurs processus d’achat. De plus, attention de bien identifier si les clients préfèrent l’EDI ou leur propre système d’approvisionnement en ligne à l’utilisation d’une plateforme e-commerce et si besoin de prévoir une intégration.

Par Laurent Desprez, Vice President and General Manager for Europe at Oro Inc.