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Bridgepoint acquiert une participation majoritaire dans Lansweeper

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Bridgepoint annonce avoir conclu un accord en vue d’acquérir une participation majoritaire dans
Lansweeper, plateforme de référence en intelligence des actifs technologiques.

Dans le cadre de cette opération,
Bridgepoint s’associe à Dave Goossens, directeur général de
Lansweeper, ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe de direction, qui demeureront des actionnaires significatifs de la société aux côtés de
Bridgepoint. L’actionnaire historique
Dovesco conservera également une participation minoritaire, tandis qu’Insight
Partners et Imker Group céderont leurs participations. Les modalités financières de la transaction ne sont pas rendues publiques.

Fondée il y a plus de vingt ans,
Lansweeper a développé une plateforme de données de premier plan qui s’appuie sur le logiciel et l’intelligence artificielle pour offrir aux organisations une vision exhaustive de tous les appareils connectés à leurs réseaux et infrastructures
informatiques, qu’il s’agisse d’ordinateurs portables, de serveurs, d’équipements industriels ou d’objets connectés. Grâce à cette visibilité complète sur l’ensemble de leur parc technologique,
Lansweeper aide les organisations à renforcer leur cybersécurité, à réduire leur exposition aux cybermenaces, à améliorer leur résilience opérationnelle et à gérer plus efficacement des infrastructures numériques toujours plus complexes.

Aujourd’hui,
Lansweeper accompagne plusieurs milliers d’organisations dans le monde, notamment dans les secteurs de l’industrie, de la santé, des services financiers, des technologies et du secteur public. L’entreprise bénéficie d’une forte présence
en Amérique du Nord et en Europe et s’appuie sur l’une des plus importantes bases de données propriétaires d’intelligence des actifs technologiques, couvrant plus de deux milliards d’actifs technologiques identifiés.

L’entreprise évolue sur un marché de
l’intelligence des actifs technologiques en forte croissance, porté par des tendances structurelles telles que le besoin croissant de résilience cyber, la conformité réglementaire, les infrastructures hybrides, les technologies opérationnelles (OT), l’adoption
de l’intelligence artificielle et la demande accrue de données fiables sur les actifs technologiques des entreprises.

Avec le soutien de
Bridgepoint, Lansweeper entend accélérer sa prochaine phase de développement en renforçant sa technologie, en développant ses capacités en cybersécurité, en poursuivant ses investissements dans l’innovation,
en accélérant son expansion internationale et en consolidant son réseau de partenaires technologiques.
Bridgepoint accompagnera également la société dans une stratégie d’acquisitions ciblées destinée à élargir son offre et à accélérer son développement mondial.

Bridgepoint
dispose d’une solide expérience dans les secteurs des infrastructures technologiques et de la cybersécurité, ayant notamment accompagné
DataExpert, spécialiste de l’investigation numérique et des services de cybersécurité,
Infinigate, distributeur à valeur ajoutée spécialisé dans la cybersécurité, ainsi que, plus récemment,
iC Consult, leader mondial des services de sécurité des identités.

Dave Goossens, directeur général de
Lansweeper, déclare : « Aujourd’hui marque le début d’un nouveau chapitre particulièrement enthousiasmant pour
Lansweeper. Bridgepoint apporte une expertise approfondie du secteur des technologies ainsi qu’une solide expérience dans l’accompagnement de sociétés logicielles à l’international. Nous partageons une
ambition commune : renforcer notre position de leader mondial de l’intelligence des actifs technologiques, accélérer l’innovation de notre plateforme, étendre notre présence internationale et créer de nouvelles opportunités dans les domaines de l’intelligence
artificielle et de la cybersécurité. »

Olivier van Riet Paap, Partner chez
Bridgepoint, ajoute : « Lansweeper s’est imposée comme le leader indépendant incontesté de l’intelligence des actifs technologiques, sur un marché particulièrement attractif soutenu par des moteurs de
croissance structurels de long terme, notamment la cybersécurité, les infrastructures hybrides et l’intelligence artificielle. L’entreprise associe une technologie différenciante, une clientèle mondiale et un profil financier solide. Nous nous réjouissons
de collaborer avec Dave et son équipe afin d’accélérer le développement international de
Lansweeper et de renforcer encore son leadership sur ce marché. »

David Nicault, Partner et responsable du secteur Technologie chez
Bridgepoint, précise : « Les données fiables sur les actifs technologiques deviennent un socle essentiel pour les technologies d’entreprise, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. À mesure que les organisations déploient
l’IA et gèrent des environnements IT et OT toujours plus complexes, disposer d’une visibilité précise sur leurs actifs devient indispensable. Nous voyons d’importantes opportunités pour développer davantage la plateforme de
Lansweeper, enrichir ses capacités, accélérer sa croissance via son écosystème de partenaires, poursuivre les investissements dans l’innovation et étendre ses applications aux domaines adjacents de la cybersécurité. »

TYREX et SECLAB renforcent leur alliance pour conquérir le marché nord-américain

TYREX, leader français des solutions de décontamination USB,  et SECLAB, acteur majeur de la cyber protection des systèmes critiques, annoncent une nouvelle étape de leur collaboration afin d’accélérer leur développement sur le marché nord-américain. 

La direction de TYREX Canada sera confiée à Xavier FACELINA, figure reconnue de l’écosystème de la cybersécurité et co-fondateur de SECLAB . Cette nomination constitue un atout majeur pour accompagner le déploiement à grande échelle des solutions de SECLAB sur l’ensemble du marché nord-américain.

Michel Van Den Berghe  « Ce partenariat avec Tyrex constitue une étape  majeure dans le développement international de Seclab. En créant une filiale dédiée au Canada, Tyrex nous offre un point d’ancrage solide pour accélérer notre déploiement en Amérique du Nord, un marché à énorme potentiel .

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de notre trajectoire de croissance : aujourd’hui, près d’un tiers du chiffre d’affaires de Seclab est déjà réalisé à l’international. Notre ambition est désormais d’accélérer notre présence sur le continent nord-américain en nous appuyant sur un partenaire reconnu et une structure locale dédiée . »

Jean Gatignol  « Nous sommes particulièrement fiers d’annoncer l’ouverture de notre filiale canadienne. Cette implantation va nous permettre d’accélérer la commercialisation des solutions certifiées de SECLAB et TYREX auprès de grands comptes évoluant dans des secteurs stratégiques tels que l’industrie, les transports, l’énergie ou encore la défense. Cette nouvelle étape renforce également notre ancrage en Amérique du Nord, où nous sommes déjà présents à New York. »

TYREX Canada aura également pour mission de participer à la conception de nouvelles solutions matérielles de cybersécurité afin de répondre toujours plus efficacement aux besoins des clients de TYREX. Les activités de recherche et développement de TYREX Canada seront menées depuis Sherbrooke, l’un des pôles technologiques les plus dynamiques du Québec. La filiale s’appuiera sur un écosystème local particulièrement riche, associant universités, centres de recherche, incubateurs et acteurs institutionnels, afin d’accélérer le développement de nouvelles générations de solutions de cybersécurité.

Madame Bibeau, Mairesse de Sherbrooke « J’ai eu l’occasion de rencontrer Xavier Facelina, d’abord à Sherbrooke, puis lors de ma récente mission économique en France. Je suis enchantée qu’il ait choisi notre ville pour implanter TYREX Canada, pour y investir et y créer des emplois de qualité. Cette entreprise développera des solutions qui renforcent la sécurité d’infrastructures essentielles, comme nos réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que nos systèmes informatiques. »

d’Hubert Bolduc, président d’Investissement Québec International. : L’implantation de Tyrex confirme que le Québec se démarque sur la scène internationale grâce à la qualité de son écosystème d’innovation et de ses talents. En rejoignant notre secteur de la cybersécurité et de la défense, l’entreprise contribuera à renforcer un écosystème porteur pour notre économie. Investissement Québec International est heureux d’avoir soutenu ce projet, qui favorisera le développement économique et le rayonnement du Québec.

IA et manufacturing : delaware France combine les écosystèmes SAP et Microsoft

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Face à l’accélération des transformations industrielles – pression sur la supply chain, digitalisation des opérations, intégration de l’IA – delaware France se positionne comme un partenaire clé des industriels. En combinant expertise métier et technologies SAP et Microsoft, l’entreprise aide les acteurs du manufacturing à gagner en agilité, en performance et en résilience dans un environnement de plus en plus exigeant.  

L’industrie française entre dans une nouvelle ère. Pression sur la supply chain, complexification des opérations, accélération des cycles d’innovation, exigences accrues de performance et de durabilité : les défis sont nombreux, et les réponses traditionnelles ne suffisent plus.

Chez delaware France, nous sommes convaincus d’une chose : la prochaine révolution industrielle ne sera pas seulement digitale – elle sera portée par la donnée, l’automatisation et l’intelligence artificielle.

C’est pourquoi nous accompagnons les acteurs du manufacturing dans une transformation en profondeur, en passant d’un empilement d’outils à des modèles industriels intelligents, connectés et pilotés par l’IA. Notre approche s’appuie sur une combinaison unique d’expertise métier et technologique, construite autour de nos partenariats avec SAP et Microsoft.

Faire de l’IA un levier réel de performance industrielle

L’IA n’est plus un sujet d’innovation isolé. Elle devient un levier opérationnel concret à tous les niveaux de l’entreprise industrielle.

Nous aidons nos clients à intégrer l’IA là où elle crée le plus de valeur :

  • Automatisation de tâches critiques et répétitives
  • Amélioration des prévisions de demande et optimisation des stocks
  • Détection proactive des anomalies et des dérives qualité
  • Maintenance prédictive et réduction des arrêts machines
  • Pilotage en temps réel de la production

Les analyses sectorielles montrent d’ailleurs que l’IA permet d’optimiser les processus, d’améliorer la planification, de renforcer le contrôle qualité et d’augmenter significativement la productivité dans le manufacturing.

Notre conviction est claire : l’IA doit être utile, utilisable et utilisée – intégrée aux processus existants et alignée sur les enjeux métier.

Transformer l’industrie de bout en bout : du top floor au shop floor

Notre approche couvre l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle :

  • ERP & core model : modernisation vers des architectures cloud (SAP, Microsoft)
  • Supply chain intelligente : planification pilotée par la donnée et l’IA
  • Manufacturing & MES : pilotage en temps réel, traçabilité et performance
  • Data & analytics : visibilité globale et prise de décision augmentée
  • Frontline workers : digitalisation des équipes terrain
  • Customer experience : nouveaux modèles de relation client

Grâce à l’intégration des données et de l’IA dans les systèmes de production, il devient possible d’anticiper les risques, d’adapter la production en temps réel et de prendre des décisions basées sur des données fiables.

Du MES à l’usine intelligente : industrialiser la performance

Nous plaçons le digital manufacturing au cœur de la transformation industrielle.

En collaboration avec SAP, nous contribuons activement à l’évolution de solutions comme SAP Digital Manufacturing, afin de répondre aux enjeux spécifiques des industries de production (traçabilité, qualité, continuité des opérations).

Ces technologies permettent :

  • Une visibilité temps réel sur les opérations
  • Une réduction des déchets et une optimisation des ressources
  • Une amélioration continue des performances
  • Une intégration des pratiques de fabrication durable

Les solutions de manufacturing digital permettent également d’exploiter le machine learning pour améliorer la qualité et réduire les inefficacités de production.

Une approche réellement agnostique entre SAP et Microsoft

Dans un marché encore trop souvent structuré en silos technologiques, nous faisons un choix différent.

Nous partons des enjeux métier – pas des outils.

Notre capacité à combiner SAP et Microsoft nous permet de :

  • Proposer les solutions les plus adaptées à chaque contexte
  • Accélérer les projets de transformation
  • Maximiser la valeur créée pour nos clients

Les technologies Microsoft, notamment, offrent des capacités avancées en matière d’IA, d’analyse de données, de prévision de la demande et d’automatisation des processus industriels.

Une expertise reconnue par l’écosystème

Notre engagement et notre expertise sont reconnus à l’échelle internationale.

delaware est aujourd’hui positionné comme un partenaire de très haut niveau chez SAP, avec le statut de SAP Global Platinum Reseller, l’un des niveaux les plus élevés du programme PartnerEdge, réservé à une poignée d’acteurs mondiaux. Ce statut reflète son rôle de partenaire stratégique sur des domaines clés comme SAP S/4HANA, SAP BTP et la supply chain, et il est régulièrement renforcé par des récompenses SAP (Pinnacle Awards récents en 2024–2025 et distinctions en innovation et supply chain en EMEA), confirmant une reconnaissance continue de nos capacités d’implémentation et de transformation.

Côté Microsoft, delaware est reconnu comme un Solutions Partner (Microsoft AI Cloud Partner Program), avec des distinctions ponctuelles comme Microsoft Partner of the Year en Belgique. Nous sommes un partenaire certifié et reconnu au niveau local et sectoriel, principalement sur Azure et Dynamics 365.

Ces reconnaissances traduisent notre ambition : transformer l’innovation technologique en valeur concrète pour nos clients industriels.

Une présence forte au service de l’industrie française

En France, nous nous appuyons sur :

  • 450 collaborateurs
  • 6 agences réparties sur le territoire
  • Une forte croissance et une expertise multisectorielle

À l’international, delaware représente un réseau de plus de 5 000 experts présents dans plus de 20 pays, accompagnant plus de 1 200 clients dans leur transformation.

« L’industrie n’a plus besoin d’une transformation digitale de plus. Elle a besoin d’une transformation utile, pilotée par la donnée et amplifiée par l’IA. Notre rôle est d’aider les industriels à transformer cette technologie en résultats concrets : performance, résilience et compétitivité. » Eric Hiernaux – CEO – delaware France

IA agentique : les erreurs à éviter pour réussir son déploiement

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L’intelligence artificielle agentique marque une rupture bien plus profonde que les précédentes vagues d’automatisation. Nous ne parlons plus d’outils capables d’assister un collaborateur, mais d’agents capables d’exécuter des processus métiers complets, de prendre des décisions selon des règles définies et d’interagir avec les systèmes d’information de l’entreprise.

Cette évolution ouvre des perspectives considérables en matière de productivité, de qualité de service et d’efficacité opérationnelle.

Mais elle introduit également de nouveaux risques.

Or, dans de nombreux projets, les discussions se concentrent encore essentiellement sur les performances des LLM ou sur les fonctionnalités des plateformes.

C’est une erreur.

L’expérience montre que la réussite d’un projet agentique repose avant tout sur trois décisions structurantes.

1. Faire de la souveraineté un critère stratégique, pas un sujet juridique

Pendant longtemps, la souveraineté numérique était principalement abordée sous l’angle de la conformité ou de la protection des données.

Ce n’est plus le cas.

L’épisode intervenu il y a quelques semaines autour d’Anthropic en est une illustration frappante : les autorités américaines ont imposé des restrictions d’accès à certains des modèles les plus avancés de l’éditeur pour des raisons de sécurité nationale, démontrant qu’un État peut désormais influencer directement la disponibilité de technologies devenues critiques.

Le message est clair.

Lorsqu’un processus métier stratégique dépend d’un fournisseur unique ou d’une infrastructure que l’entreprise ne maîtrise pas, ce n’est plus seulement un risque informatique.

C’est un risque opérationnel.

Les entreprises doivent désormais privilégier des plateformes capables de fonctionner dans différents environnements :

  • cloud public ;
  • cloud privé souverain ;
  • infrastructures on-premise ;
  • architectures hybrides.

La capacité à déplacer facilement ses agents, ses données et ses workflows devient un véritable facteur de résilience.

Dans quelques années, la souveraineté sera probablement considérée comme un critère aussi important que la cybersécurité.

2. Concevoir une architecture économique durable

L’erreur la plus fréquente consiste à utiliser le modèle d’IA le plus puissant pour tous les cas d’usage.

C’est rarement la meilleure stratégie.

Tous les processus métiers n’ont pas besoin du même niveau de raisonnement.

Un agent chargé d’extraire des informations d’un document, de rapprocher une facture ou de qualifier une demande client n’a pas les mêmes exigences qu’un agent réalisant une analyse juridique complexe ou assistant un décideur.

Chaque choix technologique a un impact direct sur :

  • les coûts de calcul ;
  • la consommation de tokens ;
  • les temps de réponse ;
  • la capacité à monter en charge.

Une plateforme agentique performante doit permettre d’utiliser le bon modèle, au bon moment, pour le bon usage.

L’objectif n’est pas d’avoir l’IA la plus puissante.

L’objectif est d’obtenir le meilleur ratio valeur créée / coût d’exploitation.

C’est cette logique qui permettra d’industrialiser les agents IA à grande échelle.

3. Refuser le piège du verrouillage technologique

Le marché évolue à une vitesse inédite.

Les meilleurs modèles d’aujourd’hui ne seront probablement plus ceux de demain.

Construire une plateforme entièrement dépendante d’un seul fournisseur constitue donc un risque majeur.

Le véritable actif de l’entreprise n’est pas le LLM.

Ce sont ses processus métiers, ses agents, ses workflows, ses connaissances et ses données.

L’architecture doit permettre de remplacer un modèle par un autre sans avoir à reconstruire l’ensemble des automatisations.

Cette indépendance technologique offre plusieurs avantages :

  • intégrer rapidement les innovations du marché ;
  • négocier plus facilement avec les fournisseurs ;
  • limiter les risques réglementaires ;
  • préserver les investissements réalisés sur les agents et les processus.

L’IA évolue.

Votre plateforme doit évoluer avec elle.

La vraie question n’est plus « Quel est le meilleur LLM ? »

La question est désormais :

Votre entreprise restera-t-elle libre de choisir le meilleur modèle demain ?

Les projets d’IA agentique qui créeront le plus de valeur seront ceux qui auront été pensés comme des plateformes de transformation durables, et non comme de simples démonstrateurs technologiques.

La souveraineté, la maîtrise des coûts et l’indépendance technologique ne sont plus des sujets techniques.

Ce sont désormais des décisions de direction générale.

 Olivier Nielsen, Directeur Développement France chez Botmaster.ai

Shadow AI : pourquoi les banques doivent repenser leur gouvernance de l’IA

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Etienne Delouvrier – COO – Avanoo

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Il y a vingt ans, un RSSI de grande banque française recrutait ses premiers analystes SOC. Dix ans plus tard, il pilotait une équipe de cinquante personnes, déployait un DLP nouvelle génération, segmentait son réseau, certifiait ISO 27001, alignait son SI sur DORA. Vingt ans de patience et de budgets arrachés en comité exécutif. Une forteresse, le genre qu’on montre en photo dans le rapport annuel.

Aujourd’hui, dans cette même banque, une chargée de clientèle ouvre un onglet IA (en fonction de ce qui reste disponible) pour reformuler un courrier difficile à un client en succession. Elle colle l’extrait du dossier. Trente secondes. La forteresse n’a rien vu passer. Vingt ans d’un côté, trente secondes de l’autre, le ratio est mauvais et il ne va pas s’améliorer tout seul.

J’entends cette scène décrite presque mot pour mot dans chaque rendez-vous que je mène depuis deux ans avec des DSI et RSSI du secteur financier. Le Shadow AI ne ressemble à aucune menace précédente. Il n’est pas malveillant, il n’exploite pas de vulnérabilité, il ne contourne pas un pare feu, il passe par la porte qu’on a soi même installée. C’est pour cela qu’il est si difficile à arrêter, et un peu vexant à combattre.

La fin d’un modèle

Pendant vingt ans, la cybersécurité bancaire s’est construite sur un postulat simple : la donnée sensible vit à l’intérieur, le risque vient de l’extérieur, et entre les deux on dresse des murs. L’IA générative casse cette hypothèse sans prévenir. Les flux ne sont plus des fichiers attachés à des e-mails, ce sont des fichiers et des phrases tapées dans des champs de saisie, sur des centaines de services SaaS dont beaucoup n’existaient pas il y a six mois, souvent depuis un compte personnel ou même un téléphone sur le wifi de l’entreprise.

J’ai vu des cartographies internes recensant plusieurs centaines d’outils d’IA générative utilisés au sein d’un même groupe de taille moyenne. Plusieurs centaines. Onze référencés officiellement par la DSI, un delta que même un tableau Excel bien habillé a du mal à digérer. La plupart gratuits, la plupart hébergés hors de l’Union européenne, vous vous en doutiez déjà. Tous capables, par un simple copier coller, d’aspirer ce que les équipes conformité ont mis des années à classifier comme confidentiel.

Le réflexe du blocage, et son double fond

La première réaction, légitime, est le blocage par catégorie sur le proxy. Cocher la case IA générative, couper l’accès, envoyer une note de la direction. Le problème, c’est que ce réflexe donne un sentiment de sécurité qui ne survit pas à l’examen, pour trois raisons.

D’abord, une catégorie proxy est une liste tenue par un tiers, qui doit repérer un outil avant de le classer. Avec soixante nouveaux venus par trimestre, la liste court structurellement derrière. Ensuite, l’IA s’est déjà installée dans les outils qu’on a soi même autorisés depuis des années, Copilot dans Office 365, l’assistant Notion, le résumé automatique du logiciel RH. Le domaine est whitelisté depuis longtemps, le proxy ne voit rien, la donnée sort pareil. Enfin, même quand la catégorie IA est bien bloquée, le proxy raisonne en tout ou rien, il ne lit jamais ce qui est collé dans le prompt d’un outil qu’il a lui même laissé passer. Les extensions de navigateur et les intégrations agentiques via MCP, elles, ne ressemblent même plus à du trafic vers un domaine identifiable. Ceinture, bretelles, et le pantalon qui tombe quand même.

Sur le terrain, ce blocage produit trois effets pervers. Il pousse l’usage vers le téléphone personnel, hors de toute mesure technique. Il dégrade la relation DSI métiers, qui contournent discrètement plutôt que d’en faire une affaire d’État. Et il prive la banque d’un gisement de productivité que ses concurrents exploitent sans complexe. On ne gagne pas une course en interdisant à ses coureurs de courir.

La vraie réponse n’est pas binaire, elle est gouvernancielle. Voir ce qui se passe au niveau du poste de travail, pas seulement du réseau. Comprendre les usages, outil par outil, métier par métier. Sensibiliser sans culpabiliser. Sécuriser les usages plutôt que les interdire tous. Gouverner dans la durée, avec des règles différenciées par donnée et par fournisseur. Les meilleurs RSSI du secteur l’ont déjà compris, la difficulté n’est plus conceptuelle, elle est outillée.

Une dépendance qu’on n’a pas vue venir

Et voilà qu’un sujet de souveraineté pointe, en invité surprise. Les outils censés sécuriser l’usage de l’IA en entreprise sont, dans leur écrasante majorité, américains. Passerelles, DLP nouvelle génération, MCP gateways, navigateurs d’entreprise sécurisés, tout est édité outre Atlantique. Pour des banques et assureurs soumis à DORA, NIS2, RGPD et parfois SecNumCloud, se protéger des IA américaines avec des outils américains relève d’une ironie qu’il faut nommer, même si elle ne fait rire personne au comité des risques.

Ce qui se joue maintenant

Le secteur financier européen a, par tradition, été précurseur en cybersécurité, parce qu’il a compris avant les autres que la confiance était son actif principal. La même lucidité s’impose face au Shadow AI. La donnée client n’est pas moins sensible parce qu’elle transite par un prompt plutôt que par une pièce jointe. L’autonomie technologique en matière de gouvernance de l’IA deviendra, dans les cinq prochaines années, un critère réglementaire autant qu’un choix stratégique. Reste à savoir si nous, Français et Européens, voulons subir cette transition ou l’écrire. Vingt ans de patience nous ont menés jusqu’ici, il serait dommage de perdre la partie sur les trente dernières secondes.

Contrôle d’accès : HID et Genetec privilégient une migration progressive

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Dans un contexte de convergence cyber-physique et de durcissement réglementaire, HID Global et Genetec proposent un parcours de migration progressif, conçu pour les organisations disposant d’infrastructures vieillissantes.

Selon l’enquête HID PACS 2025, plus de 40 % des lecteurs et des contrôleurs de contrôle d’accès déployés dans les organisations françaises sont aujourd’hui en service depuis plus de six ans. Ces systèmes, conçus à une époque où réseau et sécurité physique évoluaient indépendamment, présentent souvent des lacunes structurelles : protocoles non chiffrés, composants en fin de support, intégration IT limitée. La question n’est plus de savoir s’ils fonctionnent encore mais s’ils sont en mesure de répondre aux exigences actuelles.

Face à ce constat, HID Global et Genetec proposent une autre manière d’aborder la modernisation du contrôle d’accès. Plutôt que d’opposer remplacement complet et statu quo, les deux acteurs privilégient une architecture ouverte permettant une migration progressive. L’objectif est de préserver, lorsque cela est pertinent, les investissements existants (câblage, infrastructure réseau ou équipements compatibles) tout en renforçant le niveau de cybersécurité, l’interopérabilité et la capacité des organisations à faire évoluer durablement leur infrastructure.

Le coût réel du statu quo

Le principal frein à la modernisation reste le coût perçu du changement. Pourtant, cette équation est souvent biaisée. Les organisations évaluent avec précision le coût d’un projet de transformation, mais beaucoup plus rarement celui de l’immobilisme. Or ce dernier ne cesse de croître : maintenance d’équipements en fin de vie, dépendance à des compétences devenues rares, infrastructures toujours plus complexes à maintenir, difficultés d’intégration avec de nouveaux outils ou de nouveaux usages. Au fil du temps, ces contraintes se traduisent par une dette technique et opérationnelle qui réduit la capacité d’adaptation de l’organisation et augmente le coût réel de son système de contrôle d’accès et le risque associé.

« Les organisations qui maintiennent des systèmes vieillissants ne choisissent pas l’économie. Elles choisissent de différer un coût qui augmente et, avec lui, un risque réglementaire et cyber croissant. Le véritable enjeu est de rendre cette transformation compatible avec leurs contraintes opérationnelles et financières. Avec Genetec et Mercury, nous démontrons qu’il est possible de faire évoluer progressivement un système critique, et de répondre aux nouvelles exigences, tout en préservant les investissements déjà réalisés. »

— Clara Bardou, Directrice de Marché France, HID

La véritable innovation n’est donc pas seulement technologique ; elle réside dans une nouvelle manière de conduire la transformation. L’enjeu n’est plus de remplacer un système en une seule fois, mais de permettre son évolution sans perturber l’activité. Une architecture ouverte rend cette approche possible en faisant coexister, le temps nécessaire, les infrastructures existantes et les nouvelles capacités. La modernisation devient ainsi un processus continu plutôt qu’un projet de rupture. Les investissements sont mieux répartis dans le temps, le risque de transformation est réduit et l’organisation gagne en résilience sans compromettre sa continuité d’exploitation, ni la sécurité.

En définitive, la question n’est plus de savoir si une organisation peut se permettre de moderniser son contrôle d’accès. Elle est de savoir combien de temps elle peut encore se permettre de différer cette décision.

Cybersécurité et conformité : deux enjeux désormais indissociables

La directive NIS 2 impose aux entités importantes et essentielles une gestion active du risque sur l’ensemble de leur infrastructure, y compris les systèmes physiques connectés au réseau. Un contrôle d’accès vieillissant opérant sur des protocoles non chiffrés constitue un vecteur d’attaque documentable : les données d’accès transitent en clair, interceptables sans outillage sophistiqué.

L’association de Mercury et Genetec intègre nativement cinq mécanismes de protection : chiffrement AES via le protocole OSDP entre lecteur et contrôleur ; authentification multifacteur ; autorisation granulaire par utilisateur, zone et plage horaire ; supervision centralisée en temps réel via les dashboards Genetec ; et une cybersécurité intégrée dès la conception (security-by-design), côté hardware comme logiciel.

Pour les RSSI et les Directeurs Sûreté, cela se traduit par une auditabilité complète des accès : journalisation horodatée, révocation immédiate d’un badge compromis, export structuré pour les audits internes et les déclarations de conformité.

Une architecture ouverte comme garantie de pérennité

Les systèmes propriétaires créent une dépendance structurelle : toute évolution impose de passer par l’éditeur d’origine, à ses conditions et selon ses délais. L’architecture ouverte Mercury + Genetec rompt avec cette logique. Les contrôleurs Mercury sont compatibles avec une large gamme de lecteurs et de technologies d’identification. La plateforme Genetec intègre nativement les systèmes tiers (gestion des visiteurs, serrures autonomes ) via des protocoles ouverts (OSDP, BACnet, MQTT).

Pour les DSI, cela signifie une liberté de choix préservée dans la durée. Pour les DAF, cela se traduit par une trajectoire d’investissement prédictible : pas de remplacement forcé en cas de fin de support éditeur, réutilisation du câblage existant, déploiement progressif cohérent avec les cycles budgétaires.

« L’architecture ouverte n’est pas un avantage marketing : c’est une garantie opérationnelle. Elle signifie que l’organisation reste libre de ses choix technologiques, aujourd’hui et demain. C’est précisément ce que les DSI et les RSSI nous demandent. »

— Sara Amorim Costa, Directrice Commerciale France

Les multifonctions Arivia de Katun décrochent le label Blue Angel

Katun, fournisseur d’imprimantes multifonctions (MFP) Arivia et leader dans la fabrication de consommables d’impression équivalents à ceux des fabricants d’origine (OEM) pour imprimantes, photocopieurs et MFPs, a annoncé aujourd’hui que sa gamme de MFP Arivia avait obtenu la certification Blue Angel, l’un des labels écologiques les plus respectés au monde pour les produits respectueux de l’environnement. Cette réussite souligne l’engagement de Katun à fournir des solutions d’impression durables et hautement performantes qui aident les entreprises à réduire leur impact environnemental.

Créé en 1978, Blue Angel est l’un des labels écologiques les plus anciens et les plus exigeants au monde. Décernée par le gouvernement allemand, cette certification distingue les produits qui répondent à des normes rigoureuses en matière de protection de l’environnement, de santé humaine et d’utilisation rationnelle des ressources tout au long de leur cycle de vie.

La gamme de multifonctions Arivia a obtenu une certification pour sa faible consommation d’énergie, ses émissions réduites, son niveau sonore minimal et l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement. Ces imprimantes sont également conçues pour favoriser une utilisation efficace des ressources dans les environnements de bureau, aidant ainsi les entreprises à réduire leurs coûts d’exploitation tout en atteignant leurs objectifs de développement durable.

« Nous sommes fiers que notre gamme de multifonctions Arivia ait obtenu la certification Blue Angel », a déclaré Tony Ko, Vice-Président chargé du matériel et des solutions d’entreprise chez Katun. « Cette réussite témoigne de notre engagement à fournir des produits et des solutions fiables et de haute qualité, qui offrent des performances exceptionnelles tout en contribuant à un avenir plus durable. »

Katun continue d’investir dans des technologies et des pratiques durables, s’inscrivant ainsi dans les efforts mondiaux visant à réduire l’impact environnemental et à favoriser des lieux de travail plus respectueux de l’environnement. L’entreprise s’engage à promouvoir la conception économe en énergie, l’approvisionnement responsable et la gestion du cycle de vie des produits dans le cadre de sa stratégie globale de développement durable.