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L’invisibilité algorithmique : le nouveau risque pour les entreprises

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Entretien avec Joelle Berger, fondatrice d’AI Audit Scan


Joelle Berger
Fondatrice d’AI Audit Scan

Joelle Berger, vous travaillez sur un sujet encore assez récent : la visibilité des entreprises dans les moteurs de réponse IA. De quoi parle-t-on exactement ?

Aujourd’hui, une partie croissante des décideurs commence sa recherche non pas sur Google, mais dans des interfaces pilotées par l’IA : ChatGPT, Gemini, Perplexity, ou les Google AI Overviews. L’objectif n’est plus de trouver un lien, mais d’obtenir une réponse synthétique. Le problème est que si vous n’êtes pas cité dans cette synthèse, vous n’existez tout simplement pas pour le client. C’est ce que nous appelons l’invisibilité IA : un espace où la visibilité est difficile à mesurer, mais vitale pour la croissance.

Comment avez‑vous identifié ce besoin ?

Le signal est venu du terrain. Certaines entreprises très bien positionnées en SEO classique voyaient leur trafic organique chuter alors que leur positionnement Google restait stable. En creusant, nous avons compris que leurs prospects préparaient déjà leur décision sur Perplexity ou ChatGPT, mais que ces modèles ignoraient la marque car ses données n’étaient pas « lisibles » pour eux. Comprendre cet écart entre le SEO traditionnel et la présence dans les LLM est devenu un enjeu majeur.

Pourquoi cette invisibilité pose‑t‑elle problème ?

Au‑delà de l’image, c’est un enjeu de chiffre d’affaires. Ne pas apparaître dans une réponse IA au moment où un utilisateur compare des solutions, c’est laisser un concurrent capter l’attention et, potentiellement, la demande. Dans certains secteurs, cette perte de visibilité intervient à un moment où l’intention est déjà très forte, ce qui peut représenter un coût d’opportunité significatif.

Concrètement, que propose AI Audit Scan ?

Nous avons développé une plateforme SaaS qui analyse la lisibilité d’une marque par les moteurs de réponse IA à partir de plus de 70 signaux techniques et sémantiques, exactement ceux que ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude et les Google AI Overviews utilisent pour sélectionner leurs sources. L’outil génère un Global AEO Index, un score de 0 à 100 qui mesure la probabilité concrète d’être cité par ces systèmes.

Mais nous ne nous arrêtons pas au constat : ce qui nous différencie, c’est l’action immédiate. La plateforme propose des correctifs techniques précis et priorisés pour chaque gap identifié, et automatise le monitoring continu pour détecter les variations de visibilité dès qu’elles se produisent, sans attendre le prochain audit. Une analyse Query Intelligence identifie les requêtes exactes où la marque est absente, tandis qu’un Share of Voice IA mesure quels concurrents captent les citations à sa place.

Enfin, nous traduisons cet enjeu technique en exposition financière réelle : combien de prospects à forte intention passent chaque mois chez vos concurrents parce que l’IA ne vous voit pas ? Ce calcul est calibré par pays, par secteur et par scénario, à partir de volumes de recherche réels et de données d’adoption IA sourcées. C’est un outil de diagnostic, de mesure et d’action, pas un simple rapport.

Quels sont les principaux facteurs qui comptent selon vous ?

Sur notre benchmark de plus de 5,900 sites, le score moyen est de seulement 31/100. Trois dimensions sont critiques. D’abord, la structure des données : 98% des sites e-commerce n’ont aucun schéma produit lisible par l’IA. Ensuite, les schémas conversationnels (FAQ, HowTo) : c’est le signal n°1 utilisé par les IA pour extraire une réponse directe. Enfin, les signaux de confiance (E-E-A-T) : l’IA ne se contente pas de lire votre site, elle triangule votre crédibilité via des sources tierces.

Comment appréhendez‑vous la notion d’entité dans ce contexte ?

L’IA ne se contente pas de lire des mots‑clés isolés. Elle relie des entités, des catégories et des signaux de confiance. Pour être cité, il ne suffit plus d’optimiser une page SEO : il faut que l’IA puisse valider l’existence, la cohérence et la crédibilité de la marque dans un écosystème de sources. C’est une approche beaucoup plus proche de la “reconnaissance de marque” que de la simple optimisation technique.

Avez‑vous observé des écarts importants entre secteurs ?

Oui, certains secteurs sont particulièrement exposés. Dans la fintech, la santé, le voyage ou les services B2B, les utilisateurs comparent souvent plusieurs solutions avant de se décider. Si l’IA oriente ces comparaisons vers quelques marques et en laisse d’autres en dehors, cela peut modifier la visibilité réelle de ces entreprises dans un marché déjà très concurrentiel.

À qui s’adresse votre solution aujourd’hui ?

Nous travaillons principalement avec trois types d’acteurs :

  • Les décideurs marketing (CMO), dans des secteurs à forte comparaison comme le luxe, la fintech ou les services B2B, où l’IA oriente désormais les choix.
  • Les scale-ups et les ETI, qui ont compris que leur croissance en 2026 dépendra aussi de leur maîtrise des nouveaux canaux algorithmiques.
  • Les agences SEO et les consultants, via notre offre “Agency”, pour intégrer l’AEO (Answer Engine Optimization) dans leurs prestations.

Le marché évolue très vite. Comment éviter qu’un audit devienne obsolète ?

C’est le cœur de notre modèle SaaS. Un audit ponctuel ne suffit pas car les modèles (GPT-5, Claude 3.7) sont mis à jour constamment. Notre plateforme propose un monitoring continu : dès qu’une mise à jour d’un modèle modifie la visibilité d’un client, nous l’alertons et fournissons le plan correctif immédiat pour qu’il reste au sommet des recommandations.

Comment voyez‑vous l’évolution du secteur dans les prochains mois ?

L’AEO va devenir aussi incontournable que le SEO l’était en 2010. Gartner prédit que 25% des recherches passeront par l’IA d’ici fin 2026. Les entreprises qui structurent leurs données maintenant se construisent un avantage compétitif durable. C’est une opportunité inédite pour des nouveaux arrivants de passer devant des acteurs historiques, simplement en étant plus « lisibles » pour les machines.

Un dernier mot pour les dirigeants qui nous lisent ?

Faites le test sur votre propre domaine. Demandez à ChatGPT ce que votre meilleur prospect poserait comme question pour vous trouver. Dans 90% des cas, vous serez absent de la réponse. Ce n’est pas une fatalité technique, c’est un défi que nous automatisons. À vous de décider si vous voulez subir cette transition ou mener le « game » algorithmique.

Le chiffre à retenir : 84 M€ / mois
84 millions d’euros

Selon la modélisation propriétaire d’AI Audit Scan, basée sur l’analyse de 5 900+ sites et les données d’adoption IA McKinsey 2025, le Top 150 des entreprises dans les cinq principaux marchés occidentaux est exposé à un risque d’environ 84 millions d’euros par mois, liés à leur visibilité dans les moteurs de réponse IA.

Propos recueillis auprès de Joelle Berger, fondatrice d’AI Audit Scan. Experte en stratégie digitale et communication, elle accompagne les entreprises dans leur adaptation aux nouveaux environnements de recherche pilotés par l’IA.

Retail media : Programmads innove avec son agent IA générative Talk to Launch

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Programmads  annonce une avancée sans précédent dans l’automatisation du retail media avec le déploiement réussi de son agent d’IA générative : « Talk to Launch ». En transformant une semaine de travail technique en une simple conversation d’une heure, cette solution simplifie la publicité et redéfinit les standards de l’Amazon DSP.

Le défi : briser le plafond de verre technique

Jusqu’à présent, le lancement d’une campagne sophistiquée sur la stack technologique d’Amazon s’apparentait à un marathon opérationnel. Pour exploiter toute la puissance d’Amazon Marketing Cloud (AMC), les agences devaient orchestrer trois rôles distincts : un analyste de données (expert SQL), un stratège et un spécialiste AdOps. Cette fragmentation créait des goulets d’étranglement, avec des délais de mise en ligne dépassant souvent les sept jours.

La solution : de la donnée à l’action via le langage naturel

Programmads a résolu cette équation complexe en créant une couche d’automatisation intelligente. En fusionnant l’API Amazon Ads, l’Amazon Marketing Cloud et le modèle de langage Claude LLM, « Talk to Launch » instaure un workflow révolutionnaire nommé « Natural Language to Action ».

L’utilisateur n’a plus besoin de coder. Il interroge l’IA en langage naturel pour extraire des insights stratégiques de l’AMC, qui sont instantanément traduits en segments d’audience « smart » et activés automatiquement dans la DSP via l’interface MCP (Model Context Protocol) d’Amazon.

 

L’impact sur le business et les opérations est directement mesurable:

  • Vitesse d’exécution : Le cycle de lancement de campagne est passé de 7 jours à seulement 1 heure, soit une réduction de 98 % du délai de mise sur le marché (time-to-market).
  • Optimisation des ressources : Là où trois experts étaient auparavant nécessaires, un seul décideur peut désormais piloter l’ensemble du processus, de l’analyse à l’activation.
  • Démocratisation technique : L’intégration complète d’un nouvel annonceur dans l’écosystème AMC – qui prenait traditionnellement 4 semaines (incluant la création de compte, la formation et les cas d’usage initiaux) – est devenue instantanée grâce à cet agent.

À travers cette innovation, Programmads démontre une nouvelle fois sa capacité à réunir dans une offre éprouvée et accessible expertise métier et technologies de pointe. Cette marque de fabrique positionne Programmads comme un partenaire de confiance pour les agences et leurs clients.

Gaëtan GODART, Managing Director de Programmads « La disponibilité de notre nouvel agent IA démontre notre aptitude à investir en continu pour positionner l’innovation au centre de notre stratégie de croissance. Sans comparaison sur le marché, Talk to Launch est l’assurance d’accéder à des gains opérationnels et financiers immédiats et de donner une nouvelle dimension à ses campagnes. »

Plus globalement, cette annonce positionne Programmads comme un partenaire stratégique en capacité d’accompagner ses clients sur des enjeux d’évolutions majeurs sur le marché du Retail Media et de la programmatique en général.

Katun et Scanshare accélèrent la transformation digitale des documents en entreprise

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Katun  annonce un nouveau partenariat mondial avec Scanshare, leader reconnu dans le domaine des technologies de numérisation de documents et d’automatisation des flux de travail.

Grâce à cet accord, Katun proposera désormais Scanshare à ses partenaires distributeurs aux États-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA) ainsi qu’en Amérique latine, dans le cadre de son portefeuille de solutions destinées aux environnements de travail. En proposant Scanshare, Katun élargit l’accès à une plateforme performante qui aide les entreprises à rationaliser le traitement des documents, à automatiser les flux de travail et à améliorer leur efficacité opérationnelle.

Le modèle de Scanshare, axé sur les partenaires, s’inscrit parfaitement dans la stratégie de commercialisation de Katun, permettant ainsi un déploiement rapide et un accompagnement solide des utilisateurs tout au long du processus de vente. Ensemble, les deux entreprises élargiront l’accès aux solutions évolutives de Scanshare, qui répondent aux besoins en constante évolution des environnements de travail modernes.

« Ce partenariat avec Scanshare marque une étape importante pour Katun et nos revendeurs partenaires », a déclaré Tony Ko, vice-président chargé du matériel et des solutions d’entreprise chez Katun. « Alors que les entreprises continuent de privilégier le numérique dans leurs opérations, il est essentiel de disposer d’une solution de gestion documentaire fluide, sécurisée et évolutive. En intégrant Scanshare à notre gamme Katun Workplace Solutions, qui ne cesse de s’étoffer, nous donnons aux organisations les moyens d’accélérer leur transformation numérique, de réduire les processus manuels et d’améliorer l’efficacité sur l’ensemble du lieu de travail. »

« Nous sommes fiers de nous associer à Katun à un moment aussi crucial de son expansion sur le marché des imprimantes multifonctions », a déclaré Johann Fassbender, PDG de Scanshare Applications BV. « La réputation de longue date de Katun et son réseau mondial de revendeurs, associés au lancement de ses multifonctions Arivia, offrent une formidable opportunité de proposer les solutions intelligentes de capture de documents et d’automatisation des flux de travail de Scanshare à un public plus large. Ensemble, nous permettons à nos partenaires de créer de la valeur ajoutée et de favoriser la transformation numérique chez leurs clients. »

Provectio et Ordi Grand Ouest s’allient pour donner une seconde vie au matériel IT

L’ESN rennaise Provectio donne un vrai visage à son engagement RSE en annonçant un partenariat structurant avec Ordi Grand Ouest. À travers cette annonce, Ordi Grand Ouest va récupérer le matériel IT des clients de Provectio lors du remplacement de ce dernier et lui donner une nouvelle vie pour le réintroduire dans l’économie circulaire, sociale et solidaire.

Une initiative vertueuse et 100 % locale 

Ordi Grand Ouest structure la filière de réemploi et d’inclusion numérique sur le Grand Ouest. Elle rassemble les structures de l’ESS qui luttent contre la fracture numérique. La filière assure la collecte, le reconditionnement et la redistribution solidaire de matériel informatique sur le territoire. Ses membres proposent également des formations aux usages du numérique pour éviter toute forme d’exclusion.

Des collectes régulières pour une réintroduction locale

Dans le cadre de cet accord, Provectio met gracieusement à disposition d’Ordi Grand Ouest différents matériels informatiques récupérés chez ses clients : PC, écrans, serveurs, switch… Une fois récupérés, les équipes d’Ordi Grand Ouest effacent toutes les données, détruisent les disques durs, proposent de nouvelles configurations de PC sous Linux et donnent une nouvelle vie aux équipements IT avant de les réintroduire sur le marché.

Fort de cette initiative, Provectio démontre son engagement à s’inscrire dans une trajectoire de numérique responsable et de soutien à l’économie locale et circulaire. À ce jour, deux premières collectes ont d’ores et déjà été réalisées. Ces dernières devraient s’accélérer et se pérenniser sur les prochaines années. Ces actions sont d’autant plus importantes qu’avec la flambée des prix des composants IT, accéder à des équipements informatiques devient de plus en plus compliqué pour les structures les plus fragiles

Clément MONNERAIS chargé de mission RSE chez Provectio « Nous sommes fiers de ce partenariat avec OGO, qui porte un projet sociétal en phase avec nos valeurs. Cela permet d’allonger un maximum l’usage du matériel informatique, d’en faire profiter le plus grand nombre, notamment ceux qui n’y ont pas ou peu accès. Cela répond à une partie des enjeux de notre approche cycle de vie du numérique, une belle étape pour nos clients et notre démarche.. »`

Ce partenariat s’inscrit plus globalement dans la stratégie RSE de l’ESN qui a d’ores et déjà entrepris différentes initiatives comme la signature de la charte économie circulaire de la ville de Rennes, des actions en termes de mobilité ou encore de gestion des déchets.

Pourquoi le e-commerce B2B coûte encore trop cher aux industriels

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De nombreux fabricants et distributeurs investissent massivement dans leur stratégie digitale, souvent à perte. Pourquoi ? Parce que les dirigeants perçoivent encore le e-commerce B2B comme une simple extension digitale, un canal additionnel pour capter des commandes. À cause de cette vision réductrice, ils partent du principe que la plateforme n’est pas capable de gérer la véritable complexité opérationnelle de leur métier. Cette approche conduit à la mise en place d’« usines à gaz » coûteuses. Les entreprises passent des années à tordre des plateformes B2C afin qu’elles gèrent des hiérarchies d’entreprise, ou à étendre leur ERP pour gérer une logique client pour laquelle il n’a jamais été conçu. En somme, elles développent des logiciels sur mesure pour résoudre des problèmes que l’industrie a pourtant déjà réglés. Pour comprendre pourquoi tant d’entreprises continuent de choisir la voie difficile, il faut analyser l’évolution de la technologie et des attentes du marché.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

La plupart des architectures (stacks) de commerce B2B ne sont pas parties d’une page blanche. Elles se sont façonnées au gré des ajouts technologiques au fil du temps. On peut généralement lire cette histoire à travers trois phases distinctes. Nous entrons actuellement dans la troisième, alors que la plupart des entreprises fonctionnent encore sur l’infrastructure des deux premières.

– 2010–2015 : L’ère du « site vitrine »

– 2016–2021 : L’ère du Panier (L’effet Amazon)

– 2022–Aujourd’hui : L’ère du Commerce Unifié

Nous avons atteint les limites de l’ère du panier. Le bouton « Acheter » est désormais la partie la moins intéressante du système. Dans une transaction B2C, ce bouton ne fait que capturer un numéro de carte bleue et une adresse. Dans le B2B, ce même bouton déclenche une séquence logique massive : il doit valider un contrat-cadre de 50 pages, vérifier l’encours de crédit spécifique du client, confirmer les réservations de stock dans des entrepôts régionaux différents et appliquer un tarif d’expédition négocié.

Face à cette complexité, la plupart des entreprises ont supposé que l’e-commerce ne pouvait pas suivre. Les solutions « greffées » de l’ère précédente en étaient effectivement incapables. Résultat : les entreprises ont soit continué à poser des rustines sur l’existant, soit abandonné tout espoir de digitalisation profonde.Ce qu’elles n’ont pas réalisé, c’est que le marché des plateformes avait évolué sans elles.

 

Ce qui a changé (et que beaucoup ont manqué)

Pendant que les industriels se débattaient avec leurs solutions “bricolées”, un nouveau type de plateforme B2B a émergé : des solutions natives, conçues pour la complexité opérationnelle et non pas adaptées à partir du retail.

Les plateformes de l’ère du panier se demandent :  « Peut-on faire marcher ça pour du B2B ? » Elles ajoutent ensuite des plugins, du code spécifique et des contournements jusqu’à ce que le projet franchisse la ligne d’arrivée, souvent en boitant.

Les plateformes de Commerce B2B Unifié se demandent : « De quoi le B2B a-t-il réellement besoin ? » Elles intègrent alors nativement les hiérarchies de comptes, les moteurs de prix contractuels, la logique CPQ (Configure, Price, Quote), les workflows d’approbation et la gestion multi-entités.

Cela change radicalement la question que les dirigeants devraient se poser :

  • Avant : Quelle plateforme a les plus belles pages produits et le meilleur tunnel d’achat ?
  • Aujourd’hui : Quelle plateforme peut absorber notre complexité métier, nos stocks et nos données clients pour les transformer en une expérience fluide, du devis au paiement ? Peut-elle gérer une IA adaptée aux workflows B2B, et pas juste un chatbot grand public ? Pouvons-nous lancer de nouveaux modèles commerciaux sans tout reconstruire ?

 

Alors, concrètement, qu’est-ce que le commerce unifié rend possible ?

1.Les commerciaux ne sont plus des intermédiaires administratifs

Dans l’ancien modèle, l’e-commerce était perçu comme un concurrent des commerciaux, obscurcissant leur visibilité sur les ventes. Dans le modèle unifié, la plateforme devient leur principal outil de vente. Parce qu’elle détient la logique métier complexe, les commerciaux arrêtent de travailler sur des tableurs pour opérer directement dans le moteur de commerce. Cela permet un workflow bien plus efficace.  Le résultat ? Une réduction mesurable de la dette administrative.

2.Les acheteurs obtiennent des outils opérationnels, pas seulement un panier

Les portails B2B échouent souvent parce qu’ils traitent l’acheteur professionnel comme un consommateur lambda. Ils offrent un catalogue et un panier, mais ignorent la réalité interne complexe de l’entreprise cliente. Un véritable système e-commerce B2B traite le client comme une organisation. Il fournit l’utilitaire nécessaire pour gérer leur activité, pas seulement pour acheter des produits.

3.La DSI passe de la maintenance à l’innovation

Le changement le plus critique est architectural. Historiquement, les DSI tentaient de forcer l’ERP à gérer la logique client (front-office). Cela créait des systèmes rigides et coûteux.

Le nouveau modèle sépare le système de référence (stable) du système d’interaction (dynamique).  Cette séparation permet d’évoluer et croître sans fragiliser le système.

 

Ce que l’architecture B2B doit supporter

L’ère du Commerce Unifié place la barre plus haut. La plateforme doit exécuter les règles commerciales que les équipes appliquent actuellement manuellement, afin que l’entreprise puisse croître sans recruter davantage de personnel simplement pour faire le lien entre les systèmes.

Pour opérer dans cette ère, la plateforme doit : Posséder la structure de compte et les permissions, centraliser la logique de prix et de contrats, supporter la vente hybride nativement,  transformer le self-service en outil opérationnel et aussi  s’intégrer proprement à l’ERP.

 

Pourquoi le Commerce Unifié est l’infrastructure requise par l’IA

Cette base est également ce qui rend l’Intelligence Artificielle exploitable. Lorsque les produits, les clients, les prix, l’historique et les permissions sont au même endroit, l’IA peut travailler au cœur des processus quotidiens des équipes. L’enjeu est crucial : pour réussir, la prochaine génération d’IA ne pourra pas se contenter d’un simple accès aux données. Elle aura besoin d’un cadre et de garde-fous. Une couche de commerce unifiée lui fournit ces règles, ce contexte et ces contrôles indispensables, tout en évitant de transformer l’écosystème technique en une collection d’extensions complexe à gérer.

 

Une nouvelle définition s’impose

L’ère du panier d’achat a enseigné une étrange leçon à de nombreuses entreprises : il est possible d’afficher une façade digitale tout en continuant à fonctionner manuellement en coulisses. Chaque commande ressaisie et chaque devis traité sur Excel prouvent que la plateforme n’est souvent qu’une coquille vide masquant le véritable processus.

Le passage à une architecture unifiée marque le moment où cette coquille devient le processus lui-même. C’est l’instant où la logique de validation d’une commande réside enfin au même endroit que son exécution. C’est à ce stade que la définition du commerce B2B bascule. L’enjeu n’est plus simplement d’« obtenir plus de commandes en ligne », mais de « faire en sorte que le canal digital agisse comme le prolongement naturel de l’entreprise ».

Laurent DESPREZ, Executive VP GM EMEA pour OroCommerce

Label4.ai entre sur le marché avec une solution de traçabilité des contenus IA

Label4.ai, une deeptech française spécialisée dans l’identification et la traçabilité des contenus générés ou manipulés par intelligence artificielle, annonce le lancement de ses opérations commerciales sur le marché français.

Neutraliser la fraude à l’IA, un enjeu clé pour les années à venir

Issue de la recherche publique (Inria, CNRS), Label4.ai développe des technologies avancées permettant de neutraliser la fraude à l’IA et s’appuie sur une approche scientifique combinant analyse forensique et marquage invisible des contenus. La solution couvre l’ensemble des formats : image, vidéo, audio, document.

Label4.ai se positionne comme un acteur souverain, indépendant des modèles génératifs, avec une exigence forte en matière de précision, d’explicabilité et de conformité réglementaire. La société est engagée au niveau européen dans des travaux de la Commission européenne liés à l’AI Act, notamment sur les obligations de transparence des contenus générés.

Anthony LEVEL, CSO de Label4.ai « L’émergence d’une IA générative toujours plus réaliste transforme profondément les risques de fraude et d’usurpation. Chez Label4.ai, nous développons des technologies permettant de rétablir un signal de confiance fiable dans les contenus numériques. Notre objectif est simple : rendre l’IA vérifiable, traçable et maîtrisable à grande échelle. »

Une validation par le marché

Label4.ai accompagne déjà de premiers clients et a pu éprouver sa technologie dans différents cas d’usage et notamment dans les secteurs banque/assurance. En 2025, la société a également bénéficié du soutien d’investisseurs auprès desquels elle a levé 1,2 million d’euros et a d’ores et déjà été distinguée avec l’attribution de reconnaissances notoires, notamment doublement primée au Prix Start-up InCyber 2026 (une 1ère historique) et labellisée Finance Innovation.

En 2026, Label4.ai va déployer une stratégie commerciale combinant approche directe grands comptes et distribution indirecte via des partenaires intégrateurs, en France comme à l’international.

« Notre technologie anticipe les risques liés aux deepfakes et à la fraude augmentée par l’IA. Pensée comme une brique intégrable aux systèmes existants, elle délivre un ROI mesurable dès les premiers cas d’usage, notamment dans les secteurs sensibles et réglementés. Notre ambition : devenir le standard européen de confiance pour l’économie numérique. » Nicolas BODIN, CEO de Label4.ai.

Secteur de l’impression : l’approche durable s’impose comme priorité stratégique

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Malgré la montée en puissance des opérations de digitalisation et de numérisation, le secteur de l’impression continue à se positionner comme un partenaire stratégique pour toutes les entreprises. Pour autant, au regard des nouvelles attentes des professionnels et de la montée en puissance des sujets liés à la RSE, à la réduction de l’impact carbone et au recyclage, de nouvelles approches doivent se généraliser auprès des constructeurs et fournisseurs de consommables. C’est dans ce contexte que de nombreuses disparités existent sur le marché et que les entreprises doivent être vigilantes lors de la sélection de leurs partenaires.

Se conformer à des standards et approches vertueuses 

 

L’ESG est un cadre utilisé pour évaluer les pratiques commerciales et les performances d’une organisation sur diverses questions de durabilité et d’éthique. Il est nécessaire de respecter les réglementations tout en travaillant de manière proactive à la réalisation d’objectifs ESG en promouvant les droits de l’homme, les pratiques commerciales éthiques, les communautés saines et l’environnement. Au niveau de l’environnement, il s’agit notamment de réduire les déchets et de soutenir l’économie circulaire dans toutes les pratiques commerciales.  Nous pouvons aussi évoquer des pratiques commerciales transparentes et une chaîne d’approvisionnement éthique.

 

Miser sur l’économie circulaire

Sur le sujet de l’économie circulaire, il est nécessaire d’opter pour un modèle économique durable qui vise à minimiser les déchets et l’utilisation des ressources. Cette approche encourage l’innovation, réduit l’impact sur l’environnement et favorise l’utilisation efficace des ressources. Il est nécessaire de participer activement à l’économie circulaire en vendant des fournitures d’imagerie remanufacturées, recyclées ou rechargées. Cela permet par exemple de proposer des pièces de rechange de haute qualité et rentables. Il est aussi possible de participer à des programmes environnementaux avec des organismes dédiés et de lancer des initiatives de reboisement ou autres.

 

Mettre en place de large plan de recyclage 

Il est important de sensibiliser tout l’écosystème à ce sujet central. Ainsi, il est nécessaire d’encourager les utilisateurs à renvoyer toutes les cartouches et unités de tambour usagées à des partenaires de collecte. Cela permet de continuer à fournir des produits reconditionnés.

 

Adopter des actions concrètes et respecter les normes en vigueur 

Il est nécessaire de prendre les bonnes options et de se conformer aux directives environnementales et de sécurité. Citons par exemple :

  • L’utilisation de filtres à ozone à haute efficacité
  • La mise à disposition de programmes de retour des tambours et cartouches usagés.
  • L’intégration de la gestion de l’environnement dans les processus décisionnels et l’amélioration continue des pratiques.
  • La sélection de partenaires de la chaîne d’approvisionnement qui soutiennent les objectifs environnementaux.
  • L’intégration d’une logistique durable telle que des emballages réduits et respectueux de l’environnement.

Il est aussi indispensable de respecter les réglementations et les normes de qualité grâce à des certifications pertinentes pour l’industrie.

À travers cette approche, on comprend aisément que la notion de développement durable n’est en aucun cas un simple gadget marketing, mais bel est bien un sujet de gouvernance stratégique qui permet de faire la différence entre les différents acteurs du secteur de l’impression. Ceux qui prendront ce virage pourront alors prétendre à accompagner durablement leurs clients dans leurs projets d’impression.

Par Elie Choukroun  Directeur Général Adjoint chez Katun pour la région EMEA