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b<>com et Label4.ai annoncent un partenariat stratégique pour renforcer la confiance en ligne

L’institut de recherche technologique (IRT) b<>com et la deeptech française Label4.ai annoncent la signature d’un partenariat stratégique dans le domaine des technologies de traçabilité et de détection de contenus numériques. Grâce à leurs expertises complémentaires, les deux acteurs s’engagent à collaborer sur des solutions de protection des contenus et de détection de contenus générés ou manipulés par l’IA, en résonance avec les exigences portées par l’AI Act européen.

À l’ère de l’IA générative, il devient de plus en plus difficile de distinguer le vrai du faux. La prolifération et la sophistication des contenus modifiés ou créés de toutes pièces par l’IA (images, vidéos, voix) multiplient les risques de désinformation, de vol de propriété intellectuelle et de fraude. 

L’entrée en vigueur prochaine de l’AI Act oblige tout acteur qui génère ou modifie des contenus avec l’IA à intégrer des solutions de marquage de ces contenus afin qu’ils soient identifiables comme tels et différenciables des contenus authentiques. Le partenariat entre b<>com et Label4.ai s’inscrit dans ce contexte et permet ainsi une réponse complète à ces nouvelles exigences réglementaires.

Dans le cadre de cette alliance, Label4.ai apporte :

  • une interface unifiée capable de distinguer rapidement le vrai du faux en détectant les contenus générés, modifiés ou manipulés par les outils d’IA générative tels que ChatGPT, Gemini et d’autres acteurs du marché 
  • sa technologie de tatouage numérique spécialement conçue pour repérer les contenus générés ou manipulés par l’IA et répondant directement aux exigences de l’AI Act. 

De son côté, b<>com met à disposition sa technologie de tatouage numérique invisible et robuste, conçue pour protéger les contenus audiovisuels authentiques sans avoir besoin de métadonnées ni de connexion cloud. Véritable outil de lutte contre la désinformation, cette solution autonome est aussi robuste à la manipulation d’images ou de vidéo (compression, downscaling, camcording…) et contribue ainsi à protéger la propriété intellectuelle des médias et à détecter les fraudes et manipulations. 

« Face à la montée des deepfakes, les entreprises et les organisations doivent pouvoir s’appuyer sur des technologies de confiance. C’est un enjeu sociétal et technologique majeur sur lequel les équipes de b<>com sont engagées depuis plusieurs années. Avec Label4.ai, nous franchissons une nouvelle étape pour renforcer la souveraineté française et européenne dans ce domaine stratégique. Cette collaboration témoigne également de l’engagement de b<>com à accompagner le développement des startups deeptech au sein de l’écosystème national, et tout particulièrement breton », souligne Emmanuelle Garnaud-Gamache, Directrice générale de l’IRT b<>com.

« La confiance sera l’infrastructure invisible de l’économie de l’IA. Demain, il ne suffira plus de produire un contenu : il faudra être capable d’en démontrer l’origine, l’intégrité et les éventuelles transformations. En associant les technologies de tatouage numérique de b<>com et les capacités de traçabilité, de vérification et de détection de Label4.ai spécifiquement sur les contenus générés par l’IA, nous contribuons à bâtir une réponse française et européenne aux nouveaux enjeux de confiance numérique et de conformité réglementaire », précise Anthony LEVEL, cofondateur et CSO Label4.ai.

Rapport CNIL 2025 : les fuites de données changent d’échelle et de nature

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Regards croisés entre Gaëlle Tilloy, Avocate à la Cour, spécialiste des nouvelles technologies et des données personnelles et Jérôme Beaufils, Président de SASETY

Avec plus de 6 100 violations de données notifiées en 2025, le dernier rapport annuel de la CNIL met en lumière une transformation profonde des menaces auxquelles sont confrontées les organisations. Industrialisation des cyberattaques, montée en puissance des compromissions d’identité, nouveaux risques liés à l’intelligence artificielle et renforcement des attentes du régulateur : au-delà des chiffres, c’est la nature même du risque cyber qui évolue.

Quels enseignements les entreprises doivent-elles en tirer ? Et comment adapter leur stratégie de sécurité à cette nouvelle réalité ?

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Le rapport 2025 de la CNIL donne le sentiment d’un changement d’échelle. Est-ce votre lecture ?

Gaëlle Tilloy

Le rapport met en évidence une accélération du phénomène des violations de données.

Mais au-delà du volume, c’est surtout la nature des incidents qui interpelle. Nous ne sommes plus face à une succession d’événements isolés. Nous assistons à une multiplication de violations de grande ampleur qui concernent parfois plusieurs millions de personnes et touchent désormais l’ensemble des secteurs d’activité.

Cette massification change profondément la nature du risque. Une fuite qui concernait hier quelques milliers de personnes peut aujourd’hui affecter simultanément une part significative de la population.

Le rapport montre que les fuites de données ne changent pas seulement d’échelle. Elles changent également de nature et deviennent un enjeu majeur de résilience pour les organisations.

Jérôme Beaufils

Les constats présentés par la CNIL font largement écho aux situations que nous rencontrons sur le terrain.

Ce qui nous frappe aujourd’hui, ce n’est pas tant la sophistication des attaques que le niveau d’exposition de nombreuses organisations. Nous découvrons encore régulièrement des mots de passe faibles, des accès insuffisamment protégés, des comptes dormants ou des privilèges excessifs.

Les comptes à privilèges demeurent notamment l’un des points de fragilité les plus fréquents. Lorsqu’un attaquant parvient à compromettre ce type de compte, les conséquences peuvent être considérables.

Dans bien des cas, quelques faiblesses connues mais jamais corrigées suffisent à ouvrir la voie à une compromission.

Pourquoi les fuites de données prennent-elles une telle ampleur ?

Gaëlle Tilloy

Plusieurs facteurs se cumulent : la numérisation croissante des activités, la valeur économique des données et l’industrialisation des moyens utilisés par les cybercriminels.

Les données personnelles constituent désormais une ressource particulièrement recherchée. Elles peuvent être revendues, utilisées dans des campagnes de fraude ou servir de point d’entrée vers d’autres systèmes d’information.

L’intelligence artificielle va également permettre aux attaquants d’être encore plus rapides et plus efficaces, outre le fait que les systèmes d’intelligence artificielle eux-mêmes pourront être des cibles.

Jérôme Beaufils

Les attaquants recherchent avant tout l’efficacité.

Beaucoup d’incidents commencent par des scénarios relativement simples : un mot de passe réutilisé, un compte compromis, un accès fournisseur mal sécurisé ou une campagne d’hameçonnage réussie.

Nous observons également une professionnalisation importante des attaquants. Ils disposent désormais d’outils, de services et parfois même de véritables chaînes de sous-traitance qui leur permettent d’industrialiser leurs opérations.

Le chemin le plus simple reste souvent le plus efficace.

Le rapport met en avant les prestataires et les identités comme nouveaux points de fragilité. Pourquoi ?

Gaëlle Tilloy

Les organisations s’appuient de plus en plus sur des prestataires, des services cloud et des partenaires externes.

Le rapport rappelle que cette externalisation ne transfère pas la responsabilité. Les entreprises demeurent responsables de la protection des données qu’elles traitent, y compris lorsqu’une partie de leurs activités est confiée à des tiers.

Cette réalité élargit mécaniquement la surface d’exposition et impose une vigilance accrue sur l’ensemble de la chaîne de confiance.

Jérôme Beaufils

Nous constatons régulièrement que des comptes fournisseurs, des accès tiers ou des habilitations devenues obsolètes constituent des points d’entrée potentiels pour les attaquants.

Parallèlement, nous observons un déplacement progressif du risque vers les identités. Les cybercriminels cherchent désormais davantage à exploiter des identifiants valides qu’à contourner des protections techniques.

Un identifiant compromis peut permettre de lancer des attaques comme l’hameçonnage, de tenter une réinitialisation de mot de passe, d’ouvrir l’accès à des applications bancaires et métiers, d’accéder à des données sensibles ou à des systèmes critiques. L’identité est devenue l’une des principales cibles des attaquants et constitue le point de démarrage de plus de 90% des attaques à date.

Pourquoi la CNIL insiste-t-elle autant sur le MFA, la détection et la sensibilisation ?

Gaëlle Tilloy

Parce qu’une part importante des violations pourrait être évitée grâce à ces mesures.

80 % des violations de grande ampleur constatées par la CNIL en 2024 ont été permises par l’usurpation d’un compte protégé uniquement par un mot de passe. De nombreux incidents restent liés à des mesures de sécurité insuffisantes et la CNIL souhaite renforcer ses actions en matière de sécurité.

Jérôme Beaufils

Le MFA est devenu indispensable mais il ne suffit plus à lui seul.

La véritable question consiste désormais à comprendre qui se connecte, à quoi, dans quelles conditions et avec quel niveau de risque.

Les organisations doivent être capables de détecter rapidement les comportements inhabituels, les anomalies d’authentification, les élévations de privilèges suspectes ou les tentatives d’accès anormales.

Plus le délai de détection est court, plus les conséquences peuvent être limitées.

La sécurité repose aujourd’hui sur la combinaison de mécanismes préventifs, de capacités de détection et de dispositifs permettant de réagir rapidement lorsqu’un risque est identifié.

Le facteur humain reste-t-il le principal maillon faible ?

Gaëlle Tilloy

Je préfère dire que l’utilisateur est confronté à des attaques de plus en plus sophistiquées.

Une part significative des violations trouve encore son origine dans des erreurs humaines, mais cela signifie surtout que les organisations doivent intégrer cette réalité dans leur stratégie de protection.

Comme l’indique le rapport, il s’agit de « considérer l’humain comme un acteur de la sécurité » et « d’organiser des sensibilisations régulières adaptées aux profils d’utilisateurs (collaborateurs, développeurs, dirigeants, sous-traitants, etc.) ».

Jérôme Beaufils

Nous constatons surtout que les attaques exploitent désormais le quotidien des collaborateurs.

Les campagnes de phishing reproduisent parfaitement les communications d’un fournisseur, d’un client ou d’une administration. Certaines utilisent même l’intelligence artificielle pour personnaliser davantage leurs messages.

L’enjeu n’est donc plus seulement de sensibiliser les utilisateurs mais également de détecter rapidement lorsqu’un compte ou un comportement devient suspect.

La capacité à identifier ces signaux faibles et à réagir rapidement, idéalement de façon automatisée, devient un élément essentiel de la protection des organisations.

L’intelligence artificielle change-t-elle la donne ?

Gaëlle Tilloy

L’intelligence artificielle constitue l’un des sujets majeurs du rapport.

Les enjeux sont à la fois technologiques, juridiques et organisationnels. Les entreprises doivent se poser des questions de gouvernance, de confidentialité, de maîtrise des usages et de protection des données qu’elles partagent avec ces nouveaux outils.

La CNIL adopte une approche pragmatique. Elle ne cherche pas à freiner l’innovation mais à accompagner les organisations vers des usages maîtrisés et conformes à leurs obligations.

Jérôme Beaufils

L’enjeu n’est pas d’interdire l’IA mais d’en maîtriser les usages.

Dans quasiment toutes les organisations, les collaborateurs utilisent déjà quotidiennement des services d’IA générative, parfois sans que les équipes de sécurité ou de conformité n’en aient pleinement connaissance.

Les entreprises doivent donc être capables d’identifier quels services sont utilisés, quelles données sont partagées et quels risques peuvent être associés à ces usages.

Nous observons également une évolution importante : de plus en plus d’organisations développent leurs propres applications intégrant des modèles d’intelligence artificielle.

La question ne consiste alors plus uniquement à sécuriser les usages des collaborateurs mais également à protéger les applications d’IA elles-mêmes, les données qu’elles manipulent et les interactions avec les modèles utilisés.

Le rapport de la CNIL s’inscrit-il dans un mouvement plus large de renforcement des exigences ?

Gaëlle Tilloy

Entre NIS2, DORA, le RIA, les exigences croissantes des clients, les attentes des assureurs cyber et les obligations propres à certains secteurs d’activité, les organisations sont confrontées à une convergence de réglementations et d’exigences.

Toutes poursuivent finalement le même objectif : renforcer la résilience des organisations face à des menaces devenues structurelles.

La CNIL apporte une dimension complémentaire en rappelant que la protection des données personnelles constitue désormais l’un des piliers de cette résilience.

Jérôme Beaufils

Les mêmes questions reviennent désormais dans les audits, les appels d’offres, les questionnaires assureurs ou les démarches de conformité.

Les organisations doivent démontrer qu’elles protègent leurs identités, qu’elles surveillent leurs accès, qu’elles détectent les comportements anormaux et qu’elles sont capables de réagir rapidement en cas d’incident.

La démonstration devient presque aussi importante que la protection elle-même.

Cette évolution traduit une attente croissante de visibilité, de pilotage et de mesure du risque cyber.

Pourquoi une fuite de données ne marque-t-elle pas la fin du risque cyber ?

Jérôme Beaufils

Les données ou les identifiants compromis lors d’un premier incident sont réutilisés plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard pour mener d’autres attaques.

C’est pourquoi les organisations doivent disposer d’une visibilité continue sur leurs identités, leurs accès et leurs expositions potentielles.

La capacité à suivre l’évolution du risque dans le temps devient aussi importante que la capacité à réagir à l’incident initial.

Une fuite de données n’est souvent que le point de départ d’une chaîne d’événements qu’il faut être capable d’identifier et de maîtriser dans la durée.

Comment les organisations peuvent-elles concrètement répondre aux attentes exprimées par la CNIL ?

Jérôme Beaufils

Le rapport met en évidence plusieurs priorités : renforcer la protection des identités, détecter plus rapidement les comportements anormaux, maîtriser les usages de l’intelligence artificielle, mieux sécuriser les accès et être capable de démontrer l’efficacité des mesures mises en œuvre.

La difficulté est que ces enjeux sont souvent traités séparément alors qu’ils sont étroitement liés.

Une tentative d’hameçonnage, une authentification suspecte, une exposition de privilèges, un comportement réseau inhabituel ou une utilisation inappropriée d’un service d’intelligence artificielle peuvent sembler être des événements distincts. Pourtant, lorsqu’ils concernent le même utilisateur, ils révèlent parfois un risque beaucoup plus important.

Les organisations ont donc besoin d’une vision consolidée de leur exposition au risque afin d’identifier rapidement les utilisateurs, les accès ou les actifs les plus sensibles.

Cette visibilité doit s’accompagner d’une capacité à mesurer en continu l’efficacité des dispositifs de sécurité déployés. Les attentes des régulateurs, des clients ou des assureurs ne portent plus uniquement sur les moyens mis en œuvre mais également sur leur capacité à produire les résultats attendus.

Enfin, la détection doit pouvoir déboucher sur des actions concrètes et, dans le meilleur des cas,automatisées. Renforcement de l’authentification, limitation temporaire des accès, réinitialisation de mots de passe, contrôle complémentaire ou investigation : la réduction du risque repose de plus en plus sur la capacité des différentes briques de sécurité à partager leurs informations et à agir de manière coordonnée.

L’enjeu n’est donc plus d’empiler les solutions mais de construire une approche cohérente permettant de comprendre, mesurer, réagir et réduire le risque dans la durée.

En définitive, quel message les organisations doivent-elles retenir de ce rapport ?

Gaëlle Tilloy

Au-delà du constat, ce rapport traduit une évolution profonde des attentes du régulateur.

La CNIL ne demande plus seulement aux organisations de mettre en place des mesures de sécurité. Elle attend désormais qu’elles soient en mesure de démontrer leur pertinence leur cohérence et leur efficacité dans la durée.

La cybersécurité devient ainsi un sujet de gouvernance à part entière, au même titre que la conformité, la gestion des risques ou la continuité d’activité.

Les entreprises doivent également prendre conscience que la protection des données personnelles et la cybersécurité ne constituent plus deux sujets distincts. Elles participent désormais d’un même objectif : préserver durablement la confiance des clients, des collaborateurs et des partenaires.

Face à des menaces qui se professionnalisent et changent d’échelle, les organisations doivent adopter une démarche continue d’évaluation, d’amélioration et de maîtrise de leurs risques numériques.

Jérôme Beaufils

Le rapport rappelle finalement que les organisations connaissent aujourd’hui les principaux risques auxquels elles sont exposées.

Le défi consiste désormais à transformer cette connaissance en capacité d’action.

Protection des identités, maîtrise des accès, détection des comportements anormaux, sécurisation des usages numériques ou validation régulière du niveau de sécurité ne peuvent plus être traitées séparément.

Les entreprises ont besoin d’une vision unifiée du risque leur permettant de prioriser leurs actions et de démontrer l’efficacité de leurs dispositifs dans la durée.

Plus que jamais, l’enjeu n’est pas d’empiler les outils mais de construire une approche cohérente permettant de réduire efficacement et dans la durée le risque cyber.

Gérer la pénurie et l’inflation des composants IT : un défi majeur pour les ESN

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La forte hausse des prix des composants IT associée à une pénurie qui touche le marché depuis plusieurs mois et dont les effets devraient perdurer, a des conséquences directes sur les projets des entreprises. Les PME et les TPE, dont les ressources financières sont souvent limitées, sont particulièrement exposées à ce sujet. Les augmentations tarifaires constatées sur certains équipements (serveurs, mémoires…)peuvent parfois atteindre le double de leur prix initial. Cette inflation impacte directement les budgets alloués aux projets informatiques et crée de nouvelles contraintes pour les entreprises engagées dans des programmes de transformation numérique.

Le rôle clé des ESN dans l’accompagnement des entreprises

Partenaires stratégiques de la modernisation des infrastructures informatiques et des systèmes d’information, les ESN doivent aujourd’hui adapter leurs méthodes de travail afin de garantir la réussite des projets de leurs clients. Dans ce contexte, les approches traditionnelles consistant à remplacer systématiquement les équipements existants par du matériel neuf ne peuvent plus être considérées comme la norme. Une nouvelle approche du pilotage des projets IT est en train d’émerger, fondée sur l’optimisation des ressources existantes et la maîtrise des coûts.

Repenser la gestion des projets IT

La première étape consiste à renforcer la gouvernance des projets en identifiant les initiatives réellement prioritaires. Il devient essentiel de concentrer les investissements sur les projets à forte valeur ajoutée plutôt que de multiplier les projets annexes dont l’impact opérationnel demeure limité mais qui contribuent à l’augmentation des dépenses.

Une connaissance précise du parc informatique est également indispensable. La cartographie des équipements et des ressources permet d’identifier les usages réels, de détecter les sous-utilisations et, dans certains cas, de réaffecter certains matériels à de nouveaux besoins. Elle peut également conduire à l’arrêt de services devenus obsolètes, libérant ainsi des ressources pour de futurs projets. Dans cette logique d’optimisation, la mise à niveau des infrastructures existantes constitue une alternative pertinente au remplacement systématique des équipements. 

Le reconditionné : une alternative devenue incontournable

La question du sourcing doit également être intégrée à la réflexion des ESN. À ce titre, le recours au matériel reconditionné n’est plus un sujet tabou ; il s’impose désormais comme une véritable opportunité. Le marché du reconditionné permet d’accéder à des équipements performants, disponibles rapidement et proposés à des tarifs compétitifs. Au-delà des bénéfices économiques, cette approche s’inscrit pleinement dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

En privilégiant l’économie circulaire, les organisations peuvent réduire leur empreinte carbone et valoriser leur engagement environnemental auprès de leurs clients, partenaires et collaborateurs.

Transformer une contrainte en opportunité

Si la flambée des prix des composants constitue un défi majeur pour les entreprises, elle offre également l’opportunité de repenser la gestion des assets IT. En adoptant une nouvelle approche, les organisations peuvent optimiser leurs investissements, maîtriser leurs coûts et poursuivre leur transformation numérique sans compromettre la qualité des services délivrés.

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Bertrand DUMENIL, CMO de Provectio

FleetGuard : bconnex group lance une offre cyber intégrée pour protéger les flottes IT des PME et ETI

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bconnex group dévoile FleetGuard, un dispositif de cybersécurité clés en main qui couvre l’ensemble des terminaux, PC, mobiles, tablettes, et accompagne les organisations du diagnostic à la supervision continue.

Une menace qui change d’échelle

En 2025, les forces de sécurité intérieure ont enregistré 453 200 atteintes numériques en France, soit +87 % en cinq ans. Le constat partagé par l’ANSSI, l’ENISA et Cybermalveillance.gouv.fr est sans appel : la cybercriminalité s’est professionnalisée et touche désormais toutes les organisations, sans distinction de taille ni de secteur.

Plusieurs signaux confirment ce basculement. Le piratage de compte est devenu en 2025 la première menace pour les entreprises et associations françaises (+52 % en un an). Les incidents d’exfiltration de données ont progressé de 51 %. Près d’une vulnérabilité logicielle exploitée sur trois l’a été dès le jour de sa publication. Pour les DSI et RSSI, la fenêtre de réaction se compte parfois en heures.

FleetGuard : cinq piliers, un interlocuteur unique

Conçu pour les PME et ETI qui ne disposent pas toujours d’un RSSI interne, FleetGuard articule cinq leviers complémentaires couvrant l’ensemble du cycle de protection :

  • Anticiper : un audit de maturité fondé sur le référentiel ANSSI, qui objective la posture cyber et débouche sur une feuille de route priorisée.
  • Gouverner : un RSSI as a Service à temps partagé, pour piloter la gouvernance cyber et la conformité (NIS 2, RGPD, DORA) dans la durée.
  • Sensibiliser : un Cyber Wargame en présentiel couplé à un bot de micro-formations et campagnes de phishing intégré à Teams ou Slack.
  • Réagir : un kit de gestion de crise personnalisé : rôles, arbres de décision, fiches réflexes, plan de communication.
  • Superviser : un SOC Manager qui pilote la détection EDR/XDR et circonscrit les attaques avant propagation.

Couvrir toute la flotte, y compris le mobile

FleetGuard se distingue par une couverture homogène des terminaux : postes fixes, PC portables, smartphones et tablettes. Un point clé alors que la frontière entre usages bureau et usages en mobilité s’est effacée, et que les endpoints mobiles concentrent une part croissante des accès aux données sensibles.

L’ensemble du dispositif est piloté par les équipes bconnex group, sans coordination de prestataires multiples côté client. Une logique « clés en main » qui rend accessible aux structures de taille intermédiaire un niveau de protection jusqu’ici réservé aux grands comptes.

« La question n’est plus de savoir si une attaque surviendra, mais comment elle sera anticipée, détectée et absorbée. Notre rôle, c’est de donner aux entreprises les moyens d’avancer de façon structurée, sans devoir tout réinventer en interne. » Sébastien Reverdy, CEO de bconnex group

Nibelis repense sa cybersécurité avec Tenexa

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Tenexa accompagne Nibelis, éditeur français d’un logiciel de paie et de logiciels RH en Cloud, dans un vaste projet de cybersécurité.

Nibelis accompagne les entreprises dans la gestion de la Paie et des Ressources humaines. En qualité de prestataires de services experts, la proximité entre les clients et les consultants Paie & RH constitue sa priorité pour répondre aux enjeux les plus complexes. Dans ce contexte, la cybersécurité est un élément déterminant pour garantir une bulle de confiance à ses clients.

Pour répondre à cet impératif, Nibelis a confié à Tenexa la réalisation d’un audit de son SI sur le volet Cybersécurité. L’objectif étant d’avoir une vue précise de l’existant et d’améliorer en continu sa cybersécurité et externalisant cette tache vers un spécialiste reconnu. Il s’agit d’une évolution majeure de la gouvernance IT dans la mesure où la cybersécurité était historiquement gérée en interne. 

À la suite des conclusions de l’audit et des recommandations formulées, Nibelis a choisi d’étendre sa collaboration avec Tenexa pour outsourcer ses opérations de cybersécurité et sécuriser et stocker les données sensibles de plus de 400 000 salariés. Le choix de Tenexa s’explique notamment par la qualité de la réponse apportée et des équipes et l’approche financière compétitive.

Pour garantir le succès du projet, un déploiement progressif est planifié chaque année. Ce mode de travail permet de coller en continu aux besoins et de prioriser les déploiements à mettre en œuvre. Nibelis peut désormais s’appuyer sur un dispositif complet qui intègre des outils de nouvelle génération pilotés par le SOC de Tenexa.

Au-delà de la partie solution, Nibelis bénéficie aussi d’un accompagnement de proximité sur les aspects cyber avec l’intervention sur site d’un RSSI as a service. Cela permet d’avoir une vue d’ensemble orientée gouvernance et de pouvoir faire évoluer les projets cyber dans une logique globale.  

Fort de ces éléments, Nibelis a pu gagner en sérénité sur les aspects cyber en s’appuyant sur des experts externalisés qui peuvent réagir en temps réel sur l’analyse de problèmes et la mise en place de solutions. C’est également une réelle assurance pour ses clients de pouvoir traiter leurs données dans un environnement de confiance.

Anthony Boutequoy de Tenexa : « Notre valeur ajoutée réside dans notre capacité à accompagner nos clients bien au-delà de la simple exécution technique. Nous nous efforçons de conseiller Nibelis dans la co-construction d’un plan d’amélioration continue, tant sur le plan de l’infrastructure que de la cybersécurité. Grâce à l’expertise de nos Centres de Services et à une veille technologique permanente, nous maîtrisons parfaitement leurs environnements technologiques pour anticiper leurs besoins futurs et leur proposer les solutions les plus adaptées. »

Ghislain Tuaz chez Nibelis « L’équipe technique et commerciale de Tenexa a su parfaitement comprendre nos attentes et travailler en proximité avec nos équipes. Nous bénéficions d’un guichet unique, capable d’adresser l’ensemble de nos enjeux d’infrastructure, associé à un Service Delivery Manager dédié qui orchestre toutes les interventions des experts de Tenexa. En optant pour l’infogérance, nous avons gagné en efficacité opérationnelle et pouvons désormais nous concentrer sur d’autres projets que ceux liés à la cybersécurité. »

Emploi et formation: Cleansoft lance la Cleansoft Academy

Cleansoft continue d’innover et annonce la création d’un plateau technique dédié à la formation des Techniciens en Datacenters. Situé sur Aubagne, ce dernier représente un investissement conséquent et permet de former des futurs experts aux métiers de l’entretien et de la réhabilitation des datacenters .

Répondre à la formation de métiers en tension 

Fort d’une poussée importante du nombre de datacenters sur toute la France, le besoin en technicien expérimenté dédié au maintien en conditions opérationnelles des équipements se positionne comme un sujet stratégique. C‘est dans ce contexte que le nouveau plateau technique permettra de former massivement de nouveaux talents.

La Cleansoft Academy : un mini data center pour former les techniciens

Ainsi, ce plateau unique de 75 M2 permettra aux apprenants de se former aux techniques de maintien en conditions opérationnelles les plus avancées sur le marché des datacenters & infrastructures critiques. Il sera ainsi possible d’acquérir des expertises précises sur des sujets complexes comme les opérations de deep cleaning, de micro-dépoussiérage, de réhabilitation, de confinement, ou encore des travaux sur des ouvrages de second œuvre (planchers techniques, plafonds suspendus, cloisons et autres ouvrages sensibles).

À travers cette annonce, le groupe Cleansoft démontre une nouvelle fois sa capacité à se positionner comme un acteur central sur ces domaines d’expertise et à diffuser de bonnes pratiques pour permettre aux exploitants de datacenters d’intégrer la performance et l’excellence opérationnelle au centre de leur modèle de croissance. 

Bertrand Debruyne, Directeur Général du groupe Cleansoft « Pour la construction de notre Datacenter Ecole nous avons mobilisé l’ensemble de nos équipes, terrain comme bureau, dans un format collaboratif et immersif.  La Cleansoft Academy est bien plus qu’un simple chantier : c’est un outil de formation et de transmission, au service de la qualité, de la sécurité et de l’avenir de nos métiers »

Un Datacenter regroupant l’ensemble des savoirs faire de Cleansoft

-Planchers techniques 
-Plafonds suspendus
-Cloisons grillagées 
-Couloirs de confinement 
-Menuiserie & Métallerie
-Micro-dépoussiérage – Deep Cleaning et contrôle de la qualité de l’air
-Levage d’équipements IT actifs pour remplacer des planchers surélevés défaillants.

Bertrand Debruyne, Directeur Général du groupe Cleansoft « Nous sommes fiers de lancer cette initiative sans précédent qui est une chance unique de former des techniciens aux techniques de maintien en conditions opérationnelles des datacenters. Cela nous permettra d’une part de former nos équipes en continu, mais aussi de former nos jeunes techniciens soucieux de développer et d’acquérir des expertises reconnues et ce afin de pouvoir répondre rapidement au développement nos activités dans ce secteur dynamique. »

Prise de rendez-vous en ligne : Axonaut veut remplacer les outils SaaS isolés

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L’éditeur toulousain Axonaut enrichit son logiciel de gestion avec un module de prise de rendez-vous intégré, permettant aux TPE et PME françaises de rapatrier leurs données et réduire leurs coûts opérationnels.

En France, des dizaines de milliers de petites entreprises utilisent des outils comme Calendly pour planifier leurs rendez-vous. Trop souvent leurs données transitent par des serveurs américains, et les logiciels de rendez-vous fonctionnent en silo — déconnecté de leur facturation, de leur CRM et de leur gestion commerciale. À environ 12 € par utilisateur et par mois, l’abonnement aux outils de rendez-vous en ligne s’ajoute à un empilement d’abonnements SaaS qui pèse sur les budgets des petites structures.

Une alternative française, intégrée et sans surcoût

Axonaut, logiciel de gestion tout-en-un utilisé par plus de 12 000 entreprises françaises, annonce le lancement de son module de planification de rendez-vous en ligne. La fonctionnalité est incluse dans l’abonnement existant, sans coût additionnel pour ses utilisateurs. Le module permet à un prospect de réserver un créneau depuis un lien personnalisé ou une page intégrée au site web de l’entreprise. Le rendez-vous se synchronise automatiquement avec le CRM : création du contact, de l’échange et de l’opportunité commerciale, sans aucune saisie manuelle.

Les points clés :

– Page de réservation personnalisable aux couleurs de l’entreprise

– Formulaire configurable (champs texte, date, liste déroulante, choix multiples)

– Rappels automatiques par email et SMS pour réduire les rendez-vous manqués

– Possibilité d’encaisser un paiement à la réservation

– Données hébergées en France, conformité RGPD native

– Support client basé à Toulouse, en français

Sortir les TPE de la dépendance aux outils isolés

« Les petites entreprises n’ont pas besoin d’un outil de plus. Elles ont besoin que leurs outils existants fassent plus », explique Nicolas Ricard, PDG et cofondateur d’Axonaut. « 

Un rendez-vous pris doit alimenter directement le cycle commercial, sans copier-coller ni intégration à bricoler soi-même. C’est ce qu’on propose : la même expérience moderne que des outils de rendez-vous comme Calendly, mais connectée à toute la gestion de l’entreprise, hébergée en France et incluse dans l’abonnement. »

Avec ce lancement, Axonaut poursuit sa stratégie de plateforme unifiée pour TPE et PME, couvrant CRM, facturation électronique, comptabilité, trésorerie, RH et désormais prise de rendez-vous – le tout dans un seul abonnement à partir de 38 €/mois.