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Snom et NewVoice intègrent leurs solutions pour la gestion des alertes

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Concrètement, MobiCall by NewVoice s’intègre nativement aux téléphones Snom (M70 et M85) via le protocole SIP, sans passerelle ni matériel supplémentaire. Le déploiement est simple et s’inscrit dans l’infrastructure VoIP existante.

Transformer la téléphonie en outil de sécurité terrain

Les terminaux Snom deviennent de véritables dispositifs PTI intégrés à un environnement de toutes les gestions d’alertes. Grâce au protocole SIP, les terminaux peuvent recevoir immédiatement des notifications d’alarmes, minimessages et informations dès qu’ils sont envoyés. La gestion des dispositifs PTI/DATI est assurée par MobiCall, qui organise, transmet et traite ces alertes.

Dans certaines situations, une localisation plus fine est essentielle : grâce aux beacons, il est possible d’obtenir une géolocalisation précise, permettant aux équipes de secours de gagner un temps précieux grâce à l’implantation de balises facilitant une intervention rapide.

Une intégration au service de la réactivité

L’intégration de MobiCall by NewVoice et Snom renforce la diffusion et le traitement des alertes critiques, en assurant une communication rapide, fiable et adaptée aux environnements exigeants.

Priorisation des alertes critiques

MobiCall peut déclencher des appels prioritaires sur les postes Snom, avec mise en attente des communications en cours. Cela garantit que les alertes critiques sont immédiatement prises en compte.

Grégory ROGÉ, Channel Director, Snom France

« Nous sommes fiers d’annoncer cette nouvelle intégration avec MobiCall by NewVoice qui bénéficie d’un positionnement unique sur le marché de la gestion des alertes critiques en temps réel. Ensemble, nous proposons une offre de nouvelle génération totalement intégrée à nos téléphones. Cette caractéristique unique nous permet de répondre à de nombreux cas d’usages dans des secteurs comme la santé et l’industrie. »

Thomas Dubois, Directeur des Ventes, NewVoice France

« L’intégration entre MobiCall by NewVoice et les téléphones Snom permet de transformer chaque poste téléphonique ou n’improte quel autre device en un outil de gestion d’alerte, de notification et de communication d’urgence, en assurant si besoin la notion d’acquittement des alarmes.

MobiCall agit comme un agrégateur de toutes les notifications (alarmes incendie, sécurité du personnel, systèmes IoT, contrôle d’accès, capteurs environnementaux, etc..) au travers d’une interface unique et la diffusion des alertes sur l’ensemble des terminaux Snom.»

Comment évaluer la souveraineté numérique de son fournisseur IT

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Vos données sensibles, celles qui font tourner votre organisation au quotidien, où sont-elles stockées en ce moment ? Sous quelle juridiction ? Et qui, en dehors de vos équipes, peut légalement y accéder ? Beaucoup de DSI ne savent pas répondre avec certitude. C’est là que commence le vrai sujet.

La souveraineté a longtemps été un débat d’experts, presque théorique. Elle est aujourd’hui posée sur la table des comités de direction, et pas pour des raisons idéologiques. Quand vous confiez vos données à une solution, vous lui remettez une part de ce que votre organisation a de plus stratégique : des informations sur vos collaborateurs, vos activités, votre fonctionnement interne. C’est l’une des choses les plus sensibles que vous possédez. La confier sans savoir où elle atterrit, c’est accepter une zone d’ombre au cœur de votre sécurité.

Le problème, c’est que « souverain » est devenu un argument de vente. Tout le monde l’affiche, peu peuvent le prouver. Plutôt que de vous fier au mot, posez trois questions simples. Les réponses, elles, ne mentent pas.

Où sont réellement hébergées vos données ?

C’est la question de base, et pourtant la réponse est souvent floue. Un hébergement « en Europe » n’est pas un hébergement en France. La filiale européenne d’un groupe américain reste soumise à des lois extraterritoriales comme le Cloud Act. Demandez l’emplacement physique des serveurs, le nom de l’hébergeur, et surtout : qui peut être contraint d’ouvrir l’accès à vos données, et au nom de quelle loi.

Sous quelles règles travaille l’éditeur qui conçoit la solution ?

Une solution n’est jamais neutre : elle hérite du droit du pays qui la fabrique. Un éditeur nord-américain, aussi sérieux soit-il, peut être tenu de transmettre des données à ses autorités, où qu’elles soient stockées. Un éditeur français ou européen travaille sous RGPD et bientôt sous NIS2, des cadres qui vous donnent des recours réels. Reste une question qu’on oublie souvent : qui détient l’éditeur ? Un acteur présenté comme souverain qui ouvre son capital à des investisseurs extra-européens ne joue plus tout à fait dans la même cour. Ce débat agite l’écosystème cyber français en ce moment, et il est légitime.

Quel niveau de support pouvez-vous vraiment attendre ?

On parle beaucoup de juridiction, rarement de proximité. C’est pourtant là que se joue le quotidien. Un éditeur proche, dans votre langue, dans votre fuseau, qui comprend vos contraintes réglementaires sans qu’on ait à les lui expliquer, c’est un partenaire qui décroche quand un incident tombe un vendredi soir. La distance se paie toujours, en délais et en malentendus. Et soyons clairs : choisir français ou européen ne veut pas dire renoncer à la performance. L’idée qu’une solution souveraine serait forcément moins aboutie a vécu. Les éditeurs français rivalisent sur la technologie, et ils ajoutent ce que les géants peinent à offrir : la proximité et la responsabilité. Vous n’êtes pas un numéro de ticket dans un centre de support à l’autre bout du monde.

La souveraineté, ce n’est pas un label. C’est une réponse claire.

La vraie souveraineté ne tient pas dans un drapeau sur une plaquette ni dans une mention « made in France ». Elle se mesure à votre capacité à répondre, sans hésiter, à ces trois questions. Où sont mes données ? Qui peut y accéder ? Qui me répond quand ça compte ?

Tant que vous ne pouvez pas y répondre, vous n’avez pas la maîtrise de votre système d’information. Vous l’utilisez. La nuance n’est pas sémantique : le jour d’un audit, d’un incident ou d’une tension géopolitique, c’est elle qui fait la différence.

Posez les questions. Exigez les preuves. La souveraineté n’a jamais été un slogan, c’est une discipline.

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François POULET, CEO de Youzer

Comment diagnostiquer la pertinence de son moteur de recherche e-commerce

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Pour les retailers et distributeurs, la barre de recherche est encore souvent perçue comme un simple outil technique. C’est une erreur stratégique. Elle est en réalité le premier point de contact transactionnel de votre site e-commerce. Or, le constat est sans appel : une déconnexion profonde persiste entre l’intention de l’acheteur et la réponse du moteur. Diagnostiquer la pertinence des résultats de recherche produit impose d’analyser la convergence entre la compréhension sémantique, l’intelligence comportementale, le dialogue interactif et l’efficacité marchande.

1. La sémantique au service de l’intention réelle

Le premier levier de diagnostic est l’analyse de la compréhension sémantique. La majorité des moteurs de recherche interne reposent encore sur le keyword matching (correspondance de mots-clés). Cette approche est aujourd’hui obsolète car elle ignore la nuance. Le moteur doit être en mesure d’interpréter l’intention réelle de l’utilisateur, au-delà de la simple correspondance textuelle. Une requête telle que « tenue de sport écoresponsable » est une intention complexe qui mêle catégorie (sport), usage (tenue) et valeur (écoresponsable). Un moteur performant doit identifier ces attributs dans le catalogue même si le terme exact ne figure pas dans le titre du produit. Le coût de l’imprécision est massif. Les analyses sectorielles montrent que 61% des sites ecommerce affichent des résultats peu pertinents dès que l’utilisateur s’écarte d’un nom de produit strict (Baymard Institute). Cette friction impacte directement le taux de rebond, qui s’élève de 40% en l’absence de traitement sémantique avancé (Forrester). Cependant, la pertinence est aussi une question de retenue. Pour des recherches portant sur des références précises (EAN, SKU, Marque, Taille…), le moteur doit limiter son interprétation pour servir exactement les produits attendus. Diagnostiquer son moteur, c’est s’assurer qu’il sait quand être « intelligent » et quand être « littéral » afin d’éviter de noyer l’utilisateur sous des résultats trop vagues qui nuisent à la fluidité de la navigation.


2. Décoder le « non-dit » : L’intelligence comportementale

L’un des plus grands défis de la pertinence réside dans ce que l’utilisateur ne formule pas explicitement. Le choix du moteur de recherche pour un grand retailer doit se porter sur des solutions capables d’exploiter les signaux comportementaux en temps réel.

  • L’intention de l’instant (Session actuelle)

Le diagnostic doit évaluer la réactivité du moteur aux interactions de la session en cours. Si un utilisateur affine sa recherche par une gamme de prix ou une marque, le moteur doit instantanément réordonner les résultats. Cette capacité à inférer l’intention sans saisie supplémentaire est le fondement d’une découverte produit efficace. Selon une étude de Gartner, la personnalisation basée sur l’intention en temps réel peut générer une hausse de revenus de 15%.

  • La mémoire client (Historique)

Pour les clients identifiés ou ayant consentis à être suivi d’une session à l’autre, la pertinence s’enrichit de la récurrence. L’exploitation de l’historique de visite et d’achat permet d’anticiper les affinités (marques préférées, tailles habituelles,…).

L’utilisation des données passées ne doit cependant jamais être intrusive, mais servir exclusivement à fluidifier le parcours. Selon Accenture, 91% des consommateurs privilégient les marques qui personnalisent l’expérience de manière pertinente.

3. Le mode conversationnel : L’évolution vers le conseil 

Le diagnostic de pertinence met souvent en lumière un « plafond de verre » du search classique : l’impossibilité de répondre à des contextes de vie. C’est ici que le moteur de recherche IA bascule vers le mode conversationnel. Il existe des besoins que les filtres traditionnels ne peuvent capturer. Lorsqu’un client cherche une solution à un problème spécifique, comme choisir une peinture adaptée à une chambre d’enfant, sans odeur et respectant un budget précis, le dialogue devient l’outil de guidage ultime. L’interface doit alors se transformer en conseiller de vente virtuel. En posant des questions clarificatrices, l’IA affine le besoin et réduit la charge mentale de l’utilisateur. Selon IDC, les entreprises qui déploient des interfaces de recherche basées sur l’IA générative voient leur Net Promoter Score (NPS) augmenter de 20 points en moyenne.

4. La pertinence marchande : Aligner l’UX sur le business 

Une recherche est « pertinente » au sens métier lorsqu’elle sert les objectifs du retailer sans trahir l’expérience utilisateur. Un diagnostic complet de la pertinence du moteur de recherche interne doit intégrer l’aspect économique.

  • Disponibilité et ranking

La pertinence est indissociable de la capacité d’achat. Pousser un produit en rupture de stock ou uniquement disponible en XXS ou XXXL est une faute UX majeure. Le moteur doit arbitrer en temps réel entre la correspondance sémantique et la probabilité d’être acheté. Statista confirme que les problèmes de disponibilité des produits sont l’une des trois principales causes d’abandon de panier au niveau mondial.

  • Stratégie de marge et Retail Media

Le moteur doit être le bras armé de la stratégie commerciale. Cela inclut :

  • La mise en avant prioritaire des produits à forte marge, ou des marques propres (MDD).
  • La gestion dynamique des stocks via un merchandising automatisé.
  • Dans un marché du Retail Media en pleine explosion, le moteur devient votre premier inventaire publicitaire (Source : eMarketer). La pertinence consiste ici à insérer des produits sponsorisés de manière si fluide qu’ils enrichissent la réponse au lieu de l’interrompre.

La pertinence comme moteur de croissance

Le diagnostic de la pertinence n’est pas un audit ponctuel, mais une discipline de pilotage continu via un tableau d’analytics dédié. Pour le ecommerce mid-market et enterprise, optimiser ces piliers permet d’observer une augmentation du taux de transformation durable. La pertinence n’est pas un concept abstrait, c’est le moteur de votre efficacité marchande. Chaque seconde de latence dans la compréhension d’une intention est une vente qui s’échappe.

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Par Stéphane VENDRAMINI, CEO de Sensefuel

Supply Chain : comment Colibri accompagne Peugeot Saveurs dans la gestion des prévisions

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Colibri accompagne depuis 3 ans Peugeot Saveurs dans son projet de modernisation de ses opérations de Prévisions et d’approvisionnements.

L’aventure débute au début du 19ème avec un moulin traditionnel transformé en laminoir d’acier. C’est le début d’une aventure industrielle jalonnée d’inventions au service du quotidien, dont le premier moulin à café Peugeot commercialisé en 1840. Depuis, la marque au Lion n’a cessé de faire preuve d’ingéniosité et d’innovation. Moulins à café, moulins à poivre, moulins à sel ou à épices mais aussi tire-bouchons, verrerie ou céramique, Peugeot Saveurs s’est peu à peu diversifiée. Ainsi, la marque regroupe désormais plusieurs gammes de produits premium. Le savoir-faire historique, principalement sur le bois et l’acier, et made in France de Peugeot en a fait une référence, si bien que la marque est aujourd’hui présente sur les tables de grands chefs comme de nombreux fins gourmets et ce, à travers le monde.

Structurer et fiabiliser les prévisions : un projet structurant

Du fait de marchés internationaux variés (Peugeot Saveurs exporte dans plus de 80 pays et réalise 80% de son chiffre d’affaires à l’export), de canaux de distribution divers (boutiques spécialisées, site e-commerce, hôtels et restaurants…) et plus de 1000 références produits, Peugeot Saveurs doit gérer quotidiennement une demande particulièrement hétérogène.

« Peugeot Saveurs exporte ses produits dans 80 pays à travers le monde. La demande n’est pas la même selon les zones géographiques. Chaque filiale et chaque marché dispose également de spécificités et mobilise des interlocuteurs divers. Globalement, nous avons une multiplicité d’interlocuteurs et une multiplicité de besoins. Nous devions donc structurer la demande et améliorer la fiabilité des prévisions sur des marchés hétérogènes. » Charles ANTOINE, Responsable SupplyChain Peugeot Saveurs

Auparavant, le processus supply chain dépendait d’un algorithme intégré à l’ERP. Cet algorithme réalisait des calculs de prévisions et générait un tableau peu digeste et peu clair. Chaque responsable de marché révisait ensuite les chiffres proposés. En plus d’être particulièrement laborieux, ce processus était inefficient : Peugeot Saveurs était fréquemment confrontée à des ruptures produits. Ainsi, obtenir des prévisions fiables et suivies devenait une véritable nécessité.

C’est avec cet objectif en tête que Peugeot Saveurs s’est mise en quête d’un logiciel de Demand Planning. La solution retenue devait fournir des calculs et prévisions fiables, disposer d’une interface ergonomique, faciliter la collaboration et être compatible avec les outils déjà utilisés par les équipes.

« Certaines de nos références sont des éditions limitées pour lesquelles nous n’avons aucun historique. Nous lançons par ailleurs de nouveaux produits régulièrement, ce qui complexifie les prévisions de ventes. Pour les produits traditionnels du catalogue, il nous arrive également de lancer des opérations particulières ou des évènements pour booster les ventes. Aussi, nous nous sommes bien retrouvés dans le fonctionnement de Colibri S&OP car l’outil permet de gérer les prévisions par catégories et évènements. Les données peuvent être travaillées par exceptions ce qui nous permet de gérer l’hétérogénéité plus facilement. » Charles ANTOINE, Responsable Supply Chain Peugeot Saveurs.

La sélection de Colibri S&OP

Pour choisir le bon logiciel, Peugeot Saveurs a d’abord étudié les différentes solutions du marché, avant d’en sélectionner deux. Pour les tester en conditions réelles, Peugeot Saveurs leur a alors fourni un jeu de données spécifique à ses problématiques. Les équipes ont ensuite regardé comment les deux outils avaient analysé les données, de sorte à pouvoir évaluer la pertinence des calculs et se projeter dans l’utilisation de chaque logiciel.

A l’issu de cette mise en application, Peugeot Saveurs a choisi de se tourner vers la solution Colibri S&OP pour la gestion de ses prévisions de ventes. « Nous avons trouvé que Colibri S&OP donnait des résultats pertinents en termes de prévisions statistiques. Nous avons également apprécié l’interface du logiciel car elle est simple, ergonomique, et favorise la collaboration de plusieurs intervenants dans les prévisions. Globalement, Colibri S&OP s’est distingué sur chacun des aspects que nous cherchions à évaluer », confie Charles ANTOINE, Responsable Supply Chain Peugeot Saveurs.

L’implémentation de l’outil a duré 3 mois. Tout au long du projet, Peugeot Saveurs a pu compter sur la disponibilité et l’expertise des équipes Colibri S&OP. « Le chef de projet côté Colibri S&OP connaissait très bien le produit et le cheminement. Il nous a posé les bonnes questions et nous a fait nous poser les bonnes questions ! Nous avons donc pu démarrer le projet rapidement de sorte que tout soit terminé pour gérer notre saisonnalité sur les fêtes de fin d’année », explique Charles ANTOINE.

Des bénéfices concrets

Depuis que Peugeot Saveurs s’est tourné vers la solution Colibri S&OP, de nombreux

bénéfices ont été observés :

-Des prévisions de ventes plus fiables

-Une meilleure anticipation de la production et des approvisionnements –

point d’autant plus important que les délais d’approvisionnements sont longs

-Une diminution des ruptures de stocks

-Une amélioration de la disponibilité produit qui a contribué à l’augmentation du

chiffre d’affaires

« Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain se condamne aux soucis immédiats, dit-on. C’est en effet à partir de la demande que nous pouvons construire la bonne réponse. Grâce à Colibri S&OP, nous avons désormais une vision globale de la supply chain. Nous pouvons réaliser des projections sur plusieurs mois, ce qui nous donne une idée concrète de là où l’on va et ce, pour chaque référence et pour chaque marché. En somme, je dirais que Colibri S&OP est le point de départ d’une bonne supply chain. » Charles ANTOINE, Responsable Supply Chain Peugeot Saveurs.

Pourquoi la souveraineté numérique est devenue un pilier de la cybersécurité

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Longtemps cantonnée aux cercles d’experts, la souveraineté numérique s’est imposée en quelques années comme une préoccupation stratégique majeure pour les directions informatiques. Le rapport du Cigref publié en février 2025 révèle ainsi que près des deux tiers des DSI considèrent désormais ce sujet comme prioritaire. Une évolution qui traduit une réalité de plus en plus tangible : nos infrastructures numériques, nos données et une partie de nos capacités d’innovation reposent largement sur des technologies développées et opérées hors d’Europe. Dès lors, une question s’impose : comment préserver la performance et la sécurité des systèmes d’information tout en renforçant leur autonomie ?

Un environnement numérique devenu plus incertain

Le numérique n’échappe plus aux rapports de force internationaux. Les rivalités entre les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Union européenne redessinent progressivement les équilibres technologiques mondiaux. Dans le même temps, les cyberattaques se multiplient et gagnent en sophistication. Ransomwares, attaques par déni de service distribué (DDoS), campagnes d’espionnage ou de déstabilisation : les infrastructures critiques sont devenues des cibles privilégiées. Chaque incident rappelle à quel point la maîtrise des infrastructures numériques constitue désormais un enjeu de sécurité autant qu’un enjeu économique.

Les risques liés à la dépendance technologique

Ces risques sont multiples et bien documentés. Selon une étude du Cigref menée en 2025, 80 % des dépenses liées aux logiciels et services cloud en Europe sont réalisées auprès d’acteurs américains, ce qui expose les organisations à des vulnérabilités structurelles. La hausse des coûts de licence et d’infrastructure pèse par ailleurs sur les budgets, avec une inflation estimée à 5 à 10 % par an pour les solutions cloud et logicielles étrangères.

La maîtrise des données au cœur des préoccupations

La question de la confidentialité constitue un autre sujet majeur. Lorsque des données transitent ou sont hébergées par des acteurs soumis à des législations extraterritoriales, elles peuvent potentiellement faire l’objet de demandes d’accès émanant d’autorités étrangères. Le Cloud Act américain illustre parfaitement cette problématique. Il permet aux autorités des États-Unis de solliciter l’accès à certaines données détenues par des entreprises américaines, y compris lorsque celles-ci sont stockées en dehors du territoire américain.

Cette réalité concerne également certains services de cybersécurité. Dans le cadre de la protection contre les attaques DDoS, par exemple, les centres de nettoyage du trafic analysent les flux afin d’identifier et d’éliminer le trafic malveillant. Même lorsqu’aucune donnée n’est conservée durablement, des métadonnées ou certaines informations applicatives peuvent être exposées selon les architectures mises en œuvre et le niveau de chiffrement utilisé.

À cela s’ajoute une préoccupation émergente : le scénario du « harvest now, decrypt later ». Des données interceptées aujourd’hui pourraient être conservées puis déchiffrées ultérieurement lorsque les capacités de calcul, notamment quantiques, permettront de contourner les mécanismes cryptographiques actuels.

Quand la géopolitique impacte directement les services numériques

Au-delà des enjeux techniques, les organisations doivent désormais intégrer un risque plus politique : celui d’une interruption ou d’une restriction d’accès à des services numériques sous l’effet de décisions gouvernementales. Les récents différends entre l’administration américaine et certains acteurs de l’intelligence artificielle comme Anthropic ont montré que des considérations stratégiques ou de sécurité nationale pouvaient influencer l’accès à certaines technologies. De même, la suspension en 2025 du compte Microsoft du procureur de la Cour pénale internationale à la suite de sanctions américaines a illustré de manière concrète l’impact potentiel de décisions politiques sur l’accès à des services numériques essentiels. Ces situations rappellent qu’une dépendance technologique peut rapidement devenir une dépendance opérationnelle.

Mieux mesurer pour mieux agir avec l’Indice de Résilience Numérique (IRN)

Face à ces constats, la première étape consiste à objectiver les dépendances. Dans ce contexte, l’Indice de Résilience Numérique (IRN) fournit aux organisations un cadre d’évaluation concret. Il prend notamment en compte l’origine des fournisseurs, la localisation des données, l’utilisation de standards ouverts ainsi que le niveau de diversification des prestataires. L’intérêt de cette approche est de transformer une notion parfois abstraite en indicateurs mesurables permettant d’orienter les décisions d’investissement et les plans de transformation.

Construire une souveraineté pragmatique

Renforcer sa souveraineté numérique ne signifie pas se couper du reste du monde ni exclure systématiquement les solutions étrangères. 

L’enjeu consiste plutôt à retrouver des marges de manœuvre et à réduire les dépendances les plus critiques. Cela peut passer par le recours à des solutions de cybersécurité certifiées (ISO 27001, SecNumCloud, ANSSI), l’adoption de technologies ouvertes favorisant l’interopérabilité, la diversification des fournisseurs ou encore le développement de capacités internes sur certains domaines stratégiques. La souveraineté numérique doit être envisagée comme une démarche progressive, guidée par l’analyse des risques et la recherche d’un équilibre entre performance, innovation et maîtrise.

La souveraineté numérique, un levier de compétitivité

La souveraineté numérique n’est pas une logique de repli. Elle constitue au contraire une réponse pragmatique aux nouvelles réalités du numérique mondial. Les organisations qui investissent dans la compréhension de leurs dépendances et dans la diversification de leurs solutions, notamment avec des offres européennes, renforcent non seulement leur résilience face aux crises mais aussi leur capacité à décider librement de leur trajectoire technologique. 

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Par Sacha HILIC, Directeur général chez IMS Networks

Développement logiciel : comment garantir la qualité à l’ère de l’intelligence artificielle

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Par François-Xavier Le Gal, Directeur Général Adjoint de Mr Suricate
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En quelques mois, l’intelligence artificielle a transformé la manière dont les équipes produisent du logiciel. Le code se génère plus vite, les fonctionnalités se livrent en continu, les cycles se raccourcissent. Mais derrière cette accélération se cache une question que peu d’organisations osent encore poser ouvertement : à quelle vitesse produisons-nous aussi des bugs ? Et surtout, qui, dans l’entreprise, est encore en capacité de les détecter à temps ?

Une accélération qui déplace le risque, sans le faire disparaître
Le « vibe coding », les copilotes de développement, les agents capables de générer une interface ou une intégration en quelques minutes : ces outils sont devenus une réalité opérationnelle pour la plupart des équipes tech. Et ils tiennent leurs promesses en matière de productivité.

Mais un code qui produit plus vite est aussi un code moins relu, moins maîtrisé, plus difficile à maintenir et parfois moins prévisible. Les anomalies ne disparaissent pas avec l’IA. Elles se déplacent. Elles deviennent plus diffuses, plus fréquentes, plus difficiles à anticiper. Et elles arrivent en production dans un environnement où la moindre défaillance d’un parcours critique peut suffire à faire fuir un client en quelques secondes.

Le marché mondial du test logiciel, qui dépassait 55 milliards de dollars en 2024, pourrait doubler d’ici 2034. Cette croissance traduit une prise de conscience. Plus on produit vite, plus il faut contrôler souvent.

Le test logiciel change de nature
Pendant longtemps, tester une application consistait à organiser une campagne ponctuelle avant chaque mise en production. Ce modèle est aujourd’hui obsolète. Quand une organisation déploie plusieurs fois par jour, qu’elle dépend de dizaines de services tiers, d’API, de microservices, de scripts marketing, la qualité doit devenir un état permanent, plus une une simple étape. 

Cette mutation redéfinit donc en profondeur le métier de la QA. Pendant des années, les équipes qualité ont été perçues comme un goulot d’étranglement : trop peu nombreuses, trop sollicitées, mobilisées à corriger des scénarios cassés par la moindre évolution d’interface. Avec l’IA, ce schéma vole en éclats.

De l’exécution à la décision
L’IA, intégrée intelligemment dans les processus de test, vient libérer les équipes QA. Elle ne les remplace pas, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer. Elle prend en charge ce qui était jusqu’ici chronophage et peu valorisant : analyser des logs, ajuster un scénario après un changement mineur d’interface, regrouper des anomalies qui partagent la même cause racine, proposer un premier diagnostic à partir de captures d’écran. Ce que l’on appelle aujourd’hui le self-healing, ou la capacité d’un test à s’adapter automatiquement aux évolutions de l’application, illustre bien ce basculement.

Le rôle de la QA change alors fondamentalement. Les équipes ne sont plus dans l’exécution mais dans le pilotage. Elles arbitrent la couverture de test, hiérarchisent les risques, identifient les parcours critiques à sécuriser en priorité, dialoguent avec les équipes produit et métier sur ce qui doit absolument fonctionner. Elles passent du faire au décider.

Cette évolution est aussi celle d’une démocratisation. Avec les approches no-code, automatiser un test n’est plus l’apanage des profils techniques. Un chef de produit, un responsable e-commerce, un testeur métier peuvent désormais créer et lancer leurs propres scénarios. La qualité devient l’affaire de tous, et non plus la responsabilité d’une équipe centrale débordée.

Ce que l’IA ne remplacera jamais
Soyons clairs : l’IA accélère, mais elle n’arbitre pas. Elle ne sait pas, seule, dire si un parcours utilisateur a du sens pour le métier, si une expérience est réellement fluide, si une fonctionnalité répond à une attente client. Elle ne comprend pas la pertinence d’un cas d’usage. Elle a besoin de données de qualité, d’une supervision humaine, d’une vision stratégique.

Les organisations qui réussiront cette transition ne seront pas celles qui auront automatisé le plus, mais celles qui auront su combiner intelligemment trois éléments : un moteur d’exécution fiable, des équipes recentrées sur les décisions à forte valeur, et une compréhension fine des parcours qui comptent vraiment pour leur activité.

Une question à se poser maintenant
Maintenant que les équipes produisent et déploient plus vite que jamais, la question est de savoir si vos dispositifs de contrôle suivent le même rythme. Si vos tests se déclenchent à la même cadence que vos déploiements. Si vos équipes QA disposent des bons outils pour passer de l’exécution à la décision.

Car dans ce nouveau monde où le code se génère en quelques secondes, la qualité, elle, ne s’improvise pas.

Baromètre des RP IT B2B 2026 : l’Intelligence Artificielle et la cybersécurité en tête

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L’agence de RP IT B2B MyNtic-PR dévoile les résultats de la troisième édition de son baromètre des RP dédié au numérique B2B. Cette nouvelle édition met en lumière une tendance forte pour 2025-2026 : la montée en puissance de deux thématiques majeures : l’Intelligence Artificielle et la Cybersécurité / Souveraineté.

Cette étude a été réalisée sur une période de douze mois, d’avril 2025 à avril 2026, auprès de 60 acteurs représentatifs de l’écosystème IT B2B : éditeurs de logiciels, intégrateurs, opérateurs télécoms, ESN et constructeurs. Elle compile de manière anonyme les données de startups, PME et grands groupes technologiques afin d’identifier les principales tendances en matière de communication et de relations presse.

Nombre moyen de communications diffusées

Les entreprises interrogées ont diffusé en moyenne 17 communications auprès des médias au cours des douze derniers mois, contre 14 lors de l’édition précédente. Les écarts entre les différentes tailles d’entreprises tendent à se réduire, la majorité des acteurs ayant augmenté leur fréquence de communication.

Les sujets les plus diffusés

Le podium des contenus les plus diffusés évolue sensiblement cette année :
•       Les annonces corporate restent en tête avec 51 % des communications (contre 49 % précédemment).
•       Les études et enquêtes progressent fortement pour atteindre 29 % des contenus diffusés (contre 8 % lors de l’édition précédente).
•       Les annonces produits et services font leur entrée dans le Top 3 avec 11 % des communications.
Les tribunes et prises de parole d’experts occupent désormais la quatrième place avec 9 % des contenus diffusés.

Nombre moyen de retombées médias obtenues

Sur la base d’une diffusion moyenne de 17 contenus par an, hors exclusivités, les acteurs de l’IT obtiennent en moyenne 180 articles ou mentions médias, contre 145 lors de la première édition du baromètre.
La répartition des retombées reste relativement stable :
•       Médias digitaux : 70 %
•       Presse print : 20 %
•       Télévision et radio : 10 %Z

Cette progression s’explique notamment par l’évolution des contenus diffusés, avec une place croissante accordée à des formats à forte valeur ajoutée, tels que les études, particulièrement appréciés des rédactions.

Les médias les plus réceptifs

La presse spécialisée IT (généraliste ou dédiée à des domaines comme la cybersécurité, les télécoms ou l’IA) conserve sa première place avec 65 % des retombées obtenues, contre 75 % lors de la précédente édition.

La répartition est complétée par :
•       La presse économique et généraliste : 25 %
•       La presse sectorielle : 10 %
L’augmentation du volume de publications dans la presse économique et sectorielle est directement liée à l’essor des études et contenus de fond, qui rencontrent un écho favorable auprès de ces médias.

Top 3 des thématiques mises en avant

L’Intelligence Artificielle s’impose cette année comme le principal moteur de communication du secteur, représentant 70 % des sujets diffusés, contre 50 % lors de la première édition.
Elle est suivie par :

•       La Cybersécurité et la souveraineté numérique : 25 %
•       Les autres thématiques (télécoms, plateformes collaboratives, communications unifiées, ERP, etc.) : 5 %, contre 15 % précédemment.
Plus largement, l’IA s’invite désormais dans l’ensemble des prises de parole des entreprises : lancements produits, expertises métiers, offres sectorielles ou encore transformation des processus internes.

Les actions complémentaires aux Relations Presse

La publicité digitale continue de s’affirmer comme un levier stratégique pour les acteurs de l’IT. Les entreprises investissent notamment dans :
•       la promotion de contenus et de ressources téléchargeables ;
•       les stratégies de backlinks ;
•       les dispositifs de brand content.
Cette dynamique est favorisée par l’émergence d’offres plus accessibles, adaptées à toutes les tailles d’entreprises et proposées à des budgets plus maîtrisés. Pour la deuxième année consécutive, cette approche devance les dispositifs événementiels traditionnels, hors participation aux grands rendez-vous du secteur tels qu’IT Partners ou le Forum InCyber.

 

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Franck Tupinier, fondateur de MyNtic-PR « Au cours des douze derniers mois, deux tendances majeures se sont imposées dans les relations presse IT B2B. La première est la montée en puissance de l’Intelligence Artificielle, désormais présente dans la majorité des communications émises par les éditeurs, opérateurs et ESN. L’IA constitue aujourd’hui un formidable levier de visibilité, mais son utilisation doit rester pertinente et différenciante pour permettre aux entreprises d’émerger dans un flux d’annonces toujours plus dense. La seconde tendance concerne l’évolution des contenus diffusés. Nous observons une forte progression des formats à haute valeur ajoutée, comme les études, mais également des annonces très opérationnelles centrées sur les produits et les services. Cette évolution traduit la volonté des acteurs de la tech B2B de démontrer leur expertise tout en apportant des réponses concrètes aux entreprises en recherche de solutions. »

 

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