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EIDAS 2.0 : Que peuvent en attendre les sociétés ?

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L’eIDAS (Identification électronique, Authentification et Services de Confiance) est une règlementation de l’Union européenne (UE) mise en œuvre en 2014 afin de garantir une identification électronique et des services de confiance sûrs et fiables dans toute l’UE. La règlementation facilite les interactions électroniques entre sociétés, citoyens et autorités publiques au sein de l’UE en établissant des normes communes en matière d’identification électronique, d’authentification et de services de confiance. L’eIDAS 2.0 est la dernière version de cette règle, dont l’objectif est de corriger ses défauts. 

QU’EST-CE QUE L’EIDAS 2.0 ?

L’eIDAS 2, également connu en tant qu’eIDAS 2.0, consiste en la dernière version de la règlementation. Le premier avant-projet d’eIDAS 2.0 fut introduit en 2018 (puis développé depuis lors). Cette mise à jour se fonde sur la loi eIDAS originale et a pour but d’améliorer davantage la sécurité et la fiabilité de l’identification électronique et des services de confiance au sein de l’UE.

De manière générale, l’eIDAS 2.0 consiste en une mise à jour essentielle de la version originale. Il développe la portée de la règle afin d’incorporer davantage de types de services électroniques de confiance et introduit le concept de prestataire qualifié de services de confiance. En outre, en établissant des normes et prérequis communs en matière d’identification électronique et de services de confiance, l’eIDAS 2.0 vise la création d’un environnement digital plus fluide et sûr au sein de l’UE.

L’un des nombreux défis que doit relever l’eIDAS 2.0 est le besoin de garantir que la règlementation est mise en œuvre de manière cohérente dans tous les États membres de l’UE. La mise en œuvre de l’eIDAS original a varié en fonction des divers États membres, ce qui a conduit à des incohérences et difficultés au moment de l’utilisation de l’identification électronique et des services de confiance.

L’eIDAS 2.0 traite ce problème en introduisant des prérequis et des directives plus détaillées afin de mettre en œuvre la règlementation. Ces derniers ont trait auxprérequis techniques et opérationnels exigés des prestataires de services de confiance, ainsi qu’aux directrices relatives à la supervision et l’application des normes. En établissant des politiques plus détaillées et cohérentes, l’eIDAS 2.0 vise à garantir que la règlementation est mise en œuvre de manière cohérente au sein de tous les États membres de l’UE.

À QUELLE DATE ENTRERA EN VIGUEUR L’EIDAS 2 ?

Le 3 juin 2021, la proposition finale d’eIDAS 2 fut publiée afin de modifier les défauts de l’eIDAS et d’établir une méthode grâce à laquelle tous peuvent obtenir une identité digitale reconnue de manière encore plus efficace. Cependant, la mise en œuvre de ce nouveau eIDAS 2 doit encore être menée à bien. Son entrée en vigueur est prévue au mois de septembre 2023, lorsque tous les États membres de l’UE seront contraints de garantir la disponibilité du Portefeuille d’Identité numérique (DIW) à tous les citoyens, résidents et sociétés de l’UE. Néanmoins, la proposition vise une cible d’au moins 80 % des citoyens en 2030 qui seront pourvus d’un système d’identification digitale leur permettant d’opérer à distance avec les administrations et les sociétés au sein de l’UE, en toute sécurité.

PROPOSITION DE L’EIDAS2 : MODIFIER LES DÉFAUTS DE LA PREMIÈRE VERSION

L’un des changements fondamentaux introduits par l’eIDAS 2.0 est le développement de la portée de la règlementation afin d’incorporer davantage de types de services électroniques de confiance. La règlementation originale relative à l’eIDAS s’appliquait exclusivement aux signatures, sceaux et horodatages électroniques. La proposition de l’eIDAS2.0 développe cette portée afin d’incorporer des services de confiance additionnels tels que les services électroniques de preuve de la livraison, les certificats électroniques d’authentification et les sceaux électroniques pour les documents électroniques.

L’autre changement significatif introduit par la règlementation eIDAS2.0 est l’introduction du concept de « prestataires qualifiés de services de confiance » (QTSPs). Il s’agit de prestataires de services de confiance qui satisfont les standards les plus élevés en matière de sécurité et de fiabilité stipulés par l’UE. En conséquence, les QTSPs sont assujettis à des prérequis plus rigoureux et doivent subir des audits réguliers afin de garantir qu’ils continuent de satisfaire ces standards prérequis.

L’un des objectifs principaux de l’eIDAS2.0 est de créer un environnement digital plus fluide et sûr au sein de l’UE. En établissant des normes et prérequis communs en matière d’identification électronique et de services de confiance, l’eIDAS 2.0 vise àfaciliter des interactions électroniques plus accessibles et sûres entre les sociétés, les citoyens et les autorités publiques. Ceci aidera à réduire le risque de fraude et le vol d’identité, rendant également l’accès aux services en ligne plus aisé pour les personnes et les sociétés, ainsi qu’une réalisation sécurisée de leurs transactions.

L’eIDAS 2.0 vise également à promouvoir l’utilisation de l’identification électronique et des services de confiance au sein de l’UE. En établissant des normes et prérequis communs, la règlementation facilite l’utilisation de l’identification électronique et des services de confiance pour les sociétés et les personnes dans toute l’UE. Ceci est tout particulièrement important pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui nécessiteront plus de ressources ou connaissances afin de développer leur identification électronique et leurs services de confiance.

PORTEFEUILLE EIDAS 2.0 : LE DROIT UNIVERSEL À L’IDENTITÉ DIGITALE

Outre les modifications et mises à jour susmentionnées, l’eIDAS 2.0 a également introduit le concept de Portefeuille d’Identité européenne. Le Portefeuille d’Identité européenne consiste en une plateforme digitale permettant aux personnes et sociétés de stocker et gérer leur identification électronique et leurs services de confiance de manière sécurisée et aisée.

Le Portefeuille numérique a été conçu afin de faciliter laccès aux services en ligne des personnes et sociétés, la réalisation sécurisée de leurs transactions, ainsi que leurs opérations et voyages transfrontaliers. Il permet aux utilisateurs de stocker et gérer leur identification électronique et leurs services de confiance, tels que les signatures et certificats électroniques, à un seul endroit qui se veut également pratique, leur permettant ainsi d’avoir accès et d’utiliser leurs données et certificats plus aisément si nécessaire.

L’un de ses principaux avantages consiste en son interopérabilité avec d’autres plateformes et services au sein de l’UE. Ceci signifie que les utilisateurs peuvent facilement en faire usage sur différentes plateformes et différents services sans devoir s’enregistrer ou ouvrir des comptes indépendants (par exemple, voyages, applications, assistance médicale, etc.).

Dans l’ensemble, l’eWallet est une partie essentielle de l’eIDAS 2.0, puisqu’il aide à promouvoir l’utilisation de l’identification électronique et des services de confiance au sein de l’UE, en donnant accès aux utilisateurs et leur permettant de gérer toutes leurs données, leurs dossiers médicaux, leurs certificats, etc. 

COMMENT AVOIR UNE LONGUEUR D’AVANCE SUR LA RÈGLEMENTATION EIDAS2.0 ?

En conclusion, l’utilisation des signatures électroniques qualifiées et de l’identification vidéo peut être avantageuse grâce à la règlementation eIDAS 2.0, et ce, de plusieurs manières. Ces technologies peuvent aider à améliorer la sécurité et la fiabilité de l’identification électronique au sein de l’UE puisqu’elles mettent à disposition des formes de KYC solides et vérifiables des institutions et sociétés, et impulsent leur taux de conversion en toute conformité, car elles sont faciles à utiliser, rapides, juridiquement contraignantes et conviviales.

En outre, l’utilisation de ces technologies peut aider à réduire le risque de fraude et de vol d’identité et facilite l’accès des services en ligne aux personnes et sociétés, ainsi que la gestion sécurisée de leurs transactions. De manière générale, l’utilisation designatures électroniques qualifiées et de l’identification vidéo en matière de KYC estsusceptible de jouer un rôle crucial à l’appui des objectifs de l’eIDAS 2.0 et de promouvoir un environnement digital plus fluide et sûr au sein de l’UE.

Par Cyril DRIANNE, Country Manager France eID for Electronic IDentification (A Signicat Company)

 

 

 

Perspective sur la cybersécurité 2023 : 5 prédictions

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Pierre Samson, Chief Revenue Officer Hackuity

Au-delà des vulnérabilités qui vont submerger les organisations en 2023, les responsables de la cybersécurité devront se concentrer sur cinq risques majeurs dans l’année à venir. De la récession économique aux consolidation sectorielles, examinons ainsi les défis et les opportunités qui nous attendent :

Accessoire ou indispensable ?

Si vous ne faites pas partie d’un process critique (comme le VM), attendez-vous à être dépriorisé.

Consolidation des fournisseurs

Optimisez le ROI de vos outils actuels. Les directions seront à la recherche d’une vue consolidée pour booster l’efficacité de leur arsenal cyber grâce à un cockpit unique. Simplification et automatisation, ainsi que renforcement du ROI de vos investissements, c’est faire d’une pierre, deux coups.

Tolérance au risque et automatisation

dans le contexte de ressources plus limitées, de l’augmentation des charges de travail, voire de situations burn-out, les entreprises auront deux choix: (1) automatiser massivement pour suivre le rythme des attaques (de plus en plus facilitées par l’élargissement de la surface d’attaque) OU (2) avoir l’accord de leur direction pour tolérer le risque d’être victime d’attaques (qui auraient pu facilement être évitées grâce à une hygiène de cybersécurité plus rigoureuse).

Gain de productivité, automatisation et ROI

Vos actions sont surveillées de près par la DAF. Des critères plus stricts pour les projets et surtout un retour sur investissement plus court seront attendus (par rapport au ROI classique de 3 à 5 ans des gros investissements dans l’infra). Automatiser les tâches manuelles et libérer de la bande passante pour vos ETPs grâce à une plateforme spécialisée clé-en-main (ne nécessitant donc pas de personnalisation ni coût important de mise en place) deviendra une évidence.

Cybersécurité = protection des emplois

Qu’est ce qui empêche les DSI de dormir paisiblement (et le reste de l’équipe pour être honnête) ? Bienvenue en récession, où une mauvaise décision peut signifier un licenciement. Personne ne souhaite exposer son entreprise au risques cyber et voir son poste passer sur un siège éjectable ni connaître un “cyber burnout” de plus en plus répandu chez les praticiens de la cybersécurité.

Il sera ainsi nécessaire de (1) continuer à renforcer vos défenses tout en (2) estimant avec plus de précaution les nouveaux projets. Les équipes opteront pour les projets à faible risque et à faible friction. Les fournisseurs de cybersécurité (plateforme & service) devront réduire le risque projet afin de réduire le FOMU (”Fear Of Messing up”) plutôt que de vendre des “fonctionnalités tape à l’oeil” qui s’appuient sur le FOMO (”Fear Of Missing Out”).

La décision reviendra comme souvent à un choix Make vs Buy. Le DIY est souvent plus coûteux, mais selon les budgets disponibles (qui peuvent évoluer avec les coupes budgétaires), certains seront malgré tout tentés de privilégier des développements internes. De façon ironique, c’est en suivant cette voie qu’ils risquent de commettre des “erreurs”, car leurs effectifs seront déjà sous pression. S’appuyer sur un partenaire externe en sécurisant un budget dédié demeure la bonne pratique du secteur qui a fait ses preuves. Les périodes difficiles deviennent souvent des moments de rupture, et particulièrement lorsqu’on prend de faux raccourcis. Une crise est souvent le meilleur moment pour se redéfinir.

 

 

Teams4IT est désormais disponible sur Microsoft AppSource et l’Azure Marketplace

WATS, startup software française experte du Knowledge Sharing en entreprise, et HELPLINE, expert européen de l’expérience utilisateur, ont annoncé aujourd’hui la disponibilité de leur application Teams4IT, sur Microsoft AppSource et l’Azure Marketplace. Deux boutiques en ligne fournissant des applications et services à utiliser sur la suite Microsoft Office 365. Les clients de Teams4IT peuvent désormais profiter d’un déploiement en ligne de l’application, pour encore plus de facilité, rapidité et sécurité.

Teams4IT a été développée conjointement par WATS et HELPLINE pour permettre aux collaborateurs d’accéder au support utilisateur à partir d’un point unique : Microsoft Teams. Téléchargeable via Microsoft AppSource et l’Azure Marketplace, l’app Teams4IT s’intègre directement dans l’interface Microsoft Teams de chaque utilisateur sous la forme d’une icône et peut être lancé d’un simple clic.

« Microsoft Teams est l’application qu’on ouvre en premier et qu’on ferme en dernier sur la plupart de nos ordinateurs, tablettes et smartphones professionnels. Pour la majorité des collaborateurs, c’est l’un des principaux outils de productivité du quotidien. Avec Teams4IT, il devient désormais un point d’accès central au support IT et la connaissance métier de l’entreprise », commente Nicolas Houel Devienne, Directeur Innovation chez HELPLINE.

Teams4IT : l’accès simplifié au self-help et au support

Teams4IT répond à de nombreux enjeux, tant en termes d’expérience pour les utilisateurs que de gestion des services IT pour la DSI de l’entreprise :

  • Accès à la connaissance et auto-assistance: la technologie du métamoteur de recherche de WATS permet à chaque collaborateur de faire une recherche dans l’ensemble des bases de connaissance de l’entreprise – qu’il s’agisse de SharePoint, d’applications métier comme des CRM ou du site web de l’entreprise – ainsi que dans des bases externes accessibles par internet.
  • Création et suivi des tickets d’incident: l’utilisateur peut créer un ticket d’incident et consulter le statut de ses différents dossiers en cours sans avoir besoin de se connecter à l’outil ITSM de l’entreprise.
  • Intégration de l’omnicanal : Teams4IT permet d’accéder directement aux fonctionnalités des plateformes omnicanal, permettant au collaborateur de contacter le support via le canal de son choix : appel téléphonique, chat ou callback.

Le déploiement de notre solution Teams4IT s’effectue en quelques minutes à partir de l’identifiant Microsoft du client. L’interface et les fonctionnalités peuvent être personnalisées selon les préférences de l’entreprise et les besoins des collaborateurs.

« Chez WATS, nous avons très vite compris que le futur du travail serait à l’intégration et à la connectivité entre utilisateurs. C’est pour cela que nous avons mis en place des applications intégrables aux environnements de travail du futur : Microsoft Teams en est le parfait exemple. Grâce à Teams4IT, les collaborateurs peuvent accéder à un hub d’accès à la connaissance et au support IT directement depuis MS Teams. L’offre Teams4IT vient compléter notre solution WATS for Teams déjà disponible sur les places de marché de Microsoft », commente Olivier Jourdran, Directeur Associé de WATS.

Jake Zborowski, Directeur Général de Microsoft Azure Platform – Microsoft Corp. : « Grâce à Microsoft AppSource et à Azure Marketplace, les clients du monde entier peuvent facilement trouver, acheter et déployer des solutions partenaires de confiance, toutes certifiées et optimisées pour fonctionner sur Azure. Nous sommes heureux d’accueillir la solution Teams4IT dans les écosystèmes croissants d’AppSource et d’Azure Marketplace ».

 

UNITEL Cloud Services recrute deux experts

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UNITEL Cloud Services, un nouveau fournisseur de solutions d’hébergement de données informatiques logées au cœur de datacenters situés dans les principales capitales européennes, complète son management pour accélérer sa stratégie de croissance et renforcer ses bases industrielles. Cette annonce s’inscrit dans un contexte de très forte accélération pour UNITEL Cloud Services qui propose une offre de nouvelle génération pour accompagner les entreprises qui s’appuient sur le cloud comme véritable moteur de la transformation digitale.

Stéphan GUIDARINI est nommé Responsable du pôle Conseil

Dans ce contexte, il est chargé de structurer et développer l’activité de Conseil du groupe afin d’accompagner au mieux les clients dans leur transformation numérique Avant de rejoindre Unitel Group, il a fondé le Groupe STEDIA, cabinet de conseil en Systèmes d’Information et Infrastructures informatiques implanté nationalement et créé et développé l’activité Consulting d’Axians France.Fortement impliqué dans l’écosystème numérique, il est Vice-Président du Club Informatique Provence Méditerranée depuis 2019 (il a été Président pendant 4 ans de 2015 à 2018) et membre fondateur de la Fédération Française des Sociétés de Conseil en Numérique (ex FFCTIC). Stéphan GUIDARINI est diplômé d’un DESS Réseaux et Télécoms de l’Université d’Aix-Marseille.

Thomas DE SIANO est nommé Directeur des Infrastructures et Technologies

A ce poste, il joue un rôle structurant au sein de la Direction Technique et Innovation en étant en charge des aspects liés à l’évolution des infrastructures IT et des offres proposées aux clients. Expert unanimement reconnu sur le marché pour son savoir-faire, Thomas DE SIANO bénéficie d’une parfaite connaissance des sujets liés aux réseaux et à l’infrastructure. Tout au long de son parcours professionnel, il a positionné l’innovation au centre des stratégies de croissance des entreprises où il a évolué. Thomas DE SIANO a notamment travaillé chez Valeo, Experian et dernièrement Docaposte où il était Directeur Technique puis Directeur de l’Architecture et des Technologies. Il est diplômé de l’Ecole Supérieure d’Ingénieur de Luminy, spécialisé en Infrastructures & Réseaux.

Kevin POLIZZI, fondateur d’Unitel Cloud Services « Je suis ravi d’accueillir Thomas et Stephan qui bénéficient de toutes les qualités nécessaires pour accompagner la montée en puissance de nos nouvelles activités. Véritables experts dans le domaine du numérique responsable, ils vont contribuer à l’accélération des projets Cloud au cœur de nos datacenters, mais aussi le développement d’offres de Edge Computing pour nos clients et partenaires. L’automatisation est l’un des facteurs clés permettant de rendre compétitive l’innovation, dans une période où la qualité de service et l’humain reprennent une place centrale dans les projets numériques. »

 

La copie électronique fidèle : un nouvel atout pour les entreprises et les structures publiques

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Par Benoit NEYRAC, Responsable commercial de la BU Digitale chez Cegedim Outsourcing

La dématérialisation des processus de gestion est plus que jamais au cœur des stratégies de modernisation des entreprises. Dans ce contexte, ces dernières investissent chaque année des ressources significatives pour mener à bien leurs opérations et dématérialiser nombre de leurs opérations courantes : GED, workflow, etc. Tous les services sont désormais concernés par la dématérialisation. Aujourd’hui, une nouvelle approche tend à s’imposer et devenir un véritable must have : la copie électronique fidèle. Mais concrètement, quel est son contour, que concerne-t-elle et comment la mettre en place ?

Le vrai visage de la copie électronique fidèle

Mettre en place une telle approche a pour objectif unique de se débarrasser des documents papier, de les numériser et de leur conférer une valeur juridique. De fait, le document numérisé devient le document de référence qui peut être utilisé dans les mêmes conditions que le document papier original qui a été détruit. À la numérisation s’ajoutent ensuite des notions de preuve d’intégrité et de conservation pérenne de cette copie fidèle qui viennent compléter le dispositif et permettre à l’organisation de s’appuyer sur un dispositif de nouvelle génération pour gérer et conserver ses documents (via une GED ou un SAE).

Dans quels cas utiliser la copie électronique fidèle ?

La génération croissante de documents et la nécessité de les conserver pour se conformer à la réglementation en vigueur amènent les entreprises et structures publiques à empiler des volumétries considérables de documents papier. Ces différents éléments génèrent de nombreux inconvénients : place nécessaire pour le stockage physique, classement complexe, difficulté d’accès aux documents souhaités avec des temps de recherche importants, pas d’approche collaborative, détérioration du papier, etc. Bref, pour l’organisation, une perte de productivité, des coûts de stockage significatifs et de nombreuses lourdeurs liées à une telle approche centrée sur une gestion et une conservation 100 % papier des documents. C’est dans ce contexte que la dématérialisation prend tout son sens et qu’elle offre de véritables avantages dans différents cas d’usage : documents RH (bulletins de paie, contrats de travail), courriers (notes de frais, contrats), mais également documentation commerciale (bons de livraison, bons de commande, factures).

Bien piloter son projet

Les organisations doivent bien penser leur projet de copie électronique fidèle et respecter trois grandes étapes : mettre en place et définir une convention de numérisation qui décrit les processus utilisés, numériser les documents selon un protocole bien défini, puis horodater les documents notamment avec des cachets serveurs. Une fois ces étapes réalisées et qui donneront au document le statut de copie électronique fidèle, il sera ensuite possible d’aborder les points liés à la destruction des documents physiques et à l’archivage numérique des documents numérisés.

À travers ces éléments, les entreprises et les structures publiques pourront donc aisément lancer leur projet et accéder aux nombreux bénéfices liés à la mise en œuvre de la copie électronique fidèle.

Ne perdez pas votre client à cause d’un e-mail…

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Élément essentiel dans les relations professionnelles, ou dans la relation client, l’e-mail est l’outil le plus utilisé en entreprise. Mais l’avantage de l’instantanéité peut vite devenir un problème, surtout lorsqu’il est question d’erreur de rédaction : faute d’orthographe, mauvaise mise en forme…

L’occasion de perdre un client ou de devenir la risée de l’entreprise est vite arrivée. C’est pourquoi nous avons élaboré pour vous cette petite liste de pièges à éviter lors de la rédaction de vos e-mails professionnels, afin de vous assurer de la bonne qualité de votre message.

Prenez également en compte que la plupart des logiciels anti-spam se basent sur bon nombre de ces indices afin de filtrer les e-mails frauduleux. Alors si vous ne souhaitez pas que vos envois soient filtrés, à vous de jouer !

Utilisez une adresse e-mail rassurante

Avec la quantité d’e-mails que reçoit chaque jour votre interlocuteur, il est essentiel que votre adresse indique votre identité et l’entreprise au sein de laquelle vous travaillez. Votre interlocuteur sera ainsi assuré que votre message est bien un courrier à son intention et non un e-mail frauduleux.

Soignez l’objet de votre e-mail  

Explicitez le sujet de votre message avec un titre court et précis. Un e-mail = un sujet !

De fait, ne multipliez pas les sujets abordés dans le corps du mail. Votre e-mail ne doit pas dépasser les 5 paragraphes, et chaque paragraphe ne doit pas comprendre plus de 5 phrases.

Personnalisez vos e-mails

Rien de pire pour un client que de recevoir un e-mail en ayant la sensation que c’est un message automatique.  Adaptez votre style et votre ton selon votre interlocuteur et sa problématique. Utilisez une formule d’appel appropriée pour débuter votre message, et évitez les registres familiers ou populaires.

Évitez le jargon technique

Même si vous êtes un spécialiste dans votre domaine, votre client l’est peut-être moins. Le but de votre e-mail est d’apporter une information à votre interlocuteur, et surtout qu’il la comprenne. Donc adoptez un vocabulaire simple et accessible. Votre interlocuteur vous en remerciera !

Soignez la forme de votre message 

Évitez d’écrire un roman qui donnera peu envie de lire votre e-mail. Optez pour des phrases courtes, voire des listes à puces. Les phrases trop compliquées à base de « en l’occurrence », ne vous donnent pas forcément l’air plus intelligent mais vous rendent pénible et présomptueux.

Stoppez l’excès du passif

Afin d’améliorer la compréhension du message, surexploitez la voie active qui dynamise et clarifie votre discours. Utilisez le présent et le futur plutôt que le conditionnel et le passé.

Pistez la fameuse faute d’orthographe

90% des e-mails envoyés par des sociétés aux clients partent avec une faute ! Un « entrepreneur du web », Charles Duncombe, affirme même que « l’analyse des chiffres d’un site internet montre qu’une seule faute d’orthographe peut diviser par deux les ventes en ligne ». Prenez donc le temps de vous relire afin de corriger les fautes d’étourderie ou encore celles de frappes. Pour les plus pressés, il existe des correcteurs très complets qui corrigent également la grammaire et éliminent plus de 90% des erreurs. Un atout au quotidien pour les salariés d’entreprises.

Ne multipliez pas les termes ambigus

 Avec des messages toujours plus courts et rédigés rapidement, on se soucie moins de la clarté du contenu. Cette ambiguïté peut être liée à des phénomènes divers : homonymie, polysémie, syntaxe ou encore tous ces petits pronoms qui peuvent paraître faciles à interpréter pour l’auteur, mais qui rendent le discours ambigu pour le lecteur. De même, au niveau du choix des termes, il est important d’opter pour un vocabulaire porteur d’un nombre réduit de sens dans le contexte.

Les difficultés classiques à contourner

Le français regorge de petites subtilités qui peuvent vous mettre dans l’embarras, alors passons en revue les cas typiques qui posent question :

– « ci-joint » : Les expressions « ci-annexé, ci-joint, ci-inclus » varient en genre et en nombre si elles sont en position d’épithète ou d’attribut. Aïe !

Notre conseil : relisez la règle de l’accord, faites votre choix et n’utilisez plus qu’une seule formule pour tous vos e-mails. C’est le meilleur moyen de ne plus faire l’erreur rapidement.

– « cordialement » : si  » cordialement  » reste la formule consacrée dans un e-mail, mieux vaut, lorsque vous adressez un e-mail à un destinataire auquel vous souhaitez témoigner du respect, utiliser :  » Respectueusement », ou encore  » Salutations respectueuses « .

En effet, « cordialement » signifie littéralement « avec tout mon cœur » et est généralement adressé aux personnes que l’on a déjà rencontré. Cependant, avec le temps, le mot s’est affaibli, et désormais, il s’agit plus d’une formule de respect largement usitée et relativement neutre.

Pour aller plus loin…

Sachez que le correcteur d’orthographe et de grammaire Cordial est un logiciel édité par Synapse ! Il repère la plupart de ces pièges, tels que le passif, la cohérence, la lisibilité, le style, ou encore le jargon professionnel quel que soit votre secteur d’activité. N’hésitez pas à vous rendre sur notre site pour savoir solution sera la plus adaptée pour répondre à vos besoins !

Camille Le Goff, Responsable Communication Marketing chez Synapse Développement

 

 

L’ADN synthétique, une révolution à venir pour le stockage de données

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Patrick DUFOUR, Directeur Stratégie et alliances

Le PEPR exploratoire MoleculArXiv, piloté par le CNRS, développe de nouveaux dispositifs de stockage de données sur ADN. Son aboutissement marquera une sensationnelle innovation, répondant à de multiples points de blocage déjà pressants. Ce programme et équipement prioritaire de recherche est certainement un des plus importants à soutenir à ce jour. 

Une perspective prometteuse

Personne n’est passé à côté des travaux de recherche scientifique sur les possibilités qu’offre l’ADN synthétique en matière de stockage de l’information. Le CNRS publie ses avancées régulièrement et il y a de quoi chanter tel le coq au petit matin si l’on en juge par les progrès manifestes des chercheurs en la matière. Il sera passionnant de suivre les résultats des très prochaines applications concrètes. Des partenariats avec des instituts français comme l’INA, la BNF ou des institutions européennes permettront de s’extraire des essais en laboratoire et de travailler avec la matière pour laquelle l’ADN synthétique est conçu, c’est-à-dire de véritables et massifs volumes de données.

Parce qu’il est très prometteur, l’ADN en tant que solution de stockage mérite à lui seul ce coup de cœur. Il devrait contribuer à résoudre un grand nombre de casse-têtes qui se présentent déjà : la saturation du Cloud, la trop grande consommation de foncier notamment urbain des datacenters, leur contribution à l’épuisement des ressources énergétiques, mais également la problématique de la durée de vie des supports de stockage.

Si les grands fournisseurs de Cloud s’efforcent d’atteindre une forme de neutralité carbone en achetant notamment suffisamment d’énergie verte et les entreprises, en privilégiant la mutualisation des ressources, la balance écologique restera déséquilibrée compte tenu de la croissance perpétuelle des données à stocker.

Les promesses de l’ADN synthétique reposent sur la promesse d’une potentielle réduction de la consommation énergétique 2500 fois inférieure à un SSD, jusqu’à ne rien consommer en mode archive froide sans accès. Il nécessite 4 fois moins d’espace nécessaire que les disques ou les bandes et sa pérennité, à l’échelle humaine, est illimitée.

De quoi conserver toute la mémoire de l’humanité à venir.

Couvrir le besoin de stockage froid à long terme

Nous n’y sommes toutefois pas. Le brin d’ADN n’est pas encore à la portée de l’entreprise et de ses archivistes, les scientifiques cherchant pour l’heure à accélérer les vitesses d’écriture et obtenir des codes suffisamment robustes pour empêcher le temps et ses aléas d’altérer la donnée.

En l’état actuel de la technologie, le respect de l’intégrité de la donnée n’est pas garanti, qu’il s’agisse de la donnée lue telle qu’elle a été écrite comme de la donnée écrite telle qu’on souhaite qu’elle le soit. Les baies de stockage disposent depuis toujours de mécanismes de cette nature, ce que les algorithmes ADN doivent offrir également pour être vraiment exploitables.

 

Par ailleurs, le stockage ADN n’est pas pensé pour la donnée en production. La donnée transactionnelle n’est pas sa finalité (en tout cas immédiate). La longue durée de conservation qu’il promet le destine au stockage froid. La durée de vie d’un SSD à base de mémoire flash est estimée à 10 ans en moyenne, dans des conditions de stockage idéales, sachant qu’une mémoire flash en outre doit être régulièrement rafraîchie. Même « punition » avec les bandes magnétiques, que la robotique de bande doit lire régulièrement (tous les 2 ou 3 ans) pour en conserver le magnétisme. C’est un processus qui reste coûteux, en temps et en énergie.

La promesse de l’ADN est bien de s’affranchir de ce risque de perte de données sur de très longues périodes. Si cette perspective n’est pas encore pleinement confirmée, tous les travaux reposent aujourd’hui sur la réussite initiale du séquençage du génome de mammouths découverts dans le permafrost sibérien, vieux de 4 000 ans.

En attendant l’ADN de stockage

Pressées de toutes parts d’accélérer la prise d’initiatives environnementales, tout en étant encouragées à collecter et exploiter leurs données, à mieux les partager, à apprendre à les monétiser, les entreprises sont prises en étau entre des injonctions contradictoires.
Aujourd’hui, seules 2 entreprises sur 10 sont considérées comme datacentrics, c’est-à-dire ayant véritablement modifié leur façon de travailler et d’innover par le prisme d’une donnée vivante traversant tout leur écosystème. Pour une grande majorité n’ayant pas atteint cet état encore, tout l’enjeu est de conserver en attendant de savoir traiter. Or le stockage finit toujours par peser lourd financièrement, conduisant à des arbitrages qui pourraient se révéler fâcheux. C’est bien pourquoi le disque dur (via le stockage objet) et la bande n’ont pas dit leur dernier mot, ces deux médias affichant toujours la facture la moins élevée, malgré tout.

La mémoire flash, certes plus chère à l’achat, permet une nette diminution des besoins énergétiques, consomme moins d’espace physique et minimise le dégagement calorifique. Compte tenu de son prix, tous les vendeurs de baies de stockage dignes de ce nom ont en outre introduit plusieurs dispositifs d’efficacité de la donnée par réduction de la volumétrie consommée (compression, déduplication, recherche de similarité, etc.), minimisant le besoin d’espace de stockage et d’énergie, d’autant plus dopés par la puissance des nouveaux processeurs.

En revanche, d’autres dispositifs de stockage, étudiés depuis longtemps, restent moins prometteurs. On songera notamment à la MRAM (des charges magnétiques en lieu et place des charges électriques) qui n’aboutit pas réellement.

Qu’on le veuille ou non, volumétrie et performance restent aujourd’hui les mots clé du stockage. Les entreprises vivent une forme d’urgence que ne connaît pas la recherche exploratoire. Nous ne pouvons que soutenir les travaux entamés et appeler de nos vœux plus de coordination et de structuration autour de ce projet au niveau européen. Rappelons que d’autres alliances existent, notamment nord-américaines, très avancées également avec d’autres techniques ADN, et susceptibles de damer le pion à la recherche française, quand bien même les deux approches seraient complémentaires.