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La Mutualité de La Réunion choisit Certigna pour la certification de ses documents numériques

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Acteur incontournable du secteur de l’assurance santé et décès, la Mutualité de La Réunion a établi ses activités au sein du chef-lieu de La Réunion, au cœur de la ville de Saint-Denis. Depuis 2019, l’association sollicite Certigna pour la certification et l’horodatage de ses contrats et bulletins d’adhésion.

Le contexte du projet

En 2018, la Mutualité cherchait à faciliter ses démarches administratives concernant la gestion de ses contrats d’assurance, pour répondre notamment à l’ensemble des réglementations en vigueur. Ces dernières imposent en effet que les opérateurs en contact avec la clientèle soient formés et bénéficient des outils numériques appropriés.

« Dans cette optique, nous avons opéré une transition vers des solutions dématérialisées pour la signature de nos bulletins d’adhésion, qui s’opère désormais en agence via des tablettes de signature électronique. Nous avions ainsi besoin de la certification et de l’horodatage de ces documents », explique Alexandre Elma, directeur informatique de la Mutualité de La Réunion.

Le choix de Certigna

Le prestataire précédent ne parvenait pas à présenter une structure habilitée efficace pour les documents numériques. C’est dans ce contexte que Certigna, qui s’intégrait très facilement au logiciel existant de la mutuelle, a été choisi. « La simplicité de la procédure d’inscription et de validation en ligne au travers du formulaire ainsi que les tarifs fixés ont achevé de nous convaincre ! », préciseAlexandre Elma, directeur informatique de la Mutualité de La Réunion, qui évoque son expérience client.

Un projet mené dans une logique industrielle

Les échanges avec Certigna ont démarré en 2018 et la collaboration a débuté en février 2019. « Nous avons d’abord testé la solution afin de nous assurer de son opérabilité avec notre logiciel BPM. Elle a ensuite été déployée dans la dizaine d’agences assurance de la Mutualité de La Réunion. Nos besoins d’authentification étant grandissants, nous avons rapidement augmenté nos commandes de jetons d’horodatage. Au démarrage, nous commandions des packs de 10 000 jetons et nous réalisons désormais des commandes de 30 000 jetons, que nous utilisons très rapidement. Nous avons en effet une moyenne d’utilisation de 2 500 jetons par mois, avec des pics de consommation à 4 200 », résume Alexandre Elma.

Une réponse adaptée aux attentes de la mutuelle

Cette nouvelle organisation évite la gestion des versions papier des contrats, gourmandes en ressources logistiques et en énergie. La mutuelle a ainsi pu réduire considérablement les lourdeurs administratives et les problématiques de place liées au stockage des documents. Le service de Certigna répond parfaitement au besoin de certification et d’horodatage des documents. La mutuelle a accès à un système très efficace de statistiques afin de suivre sa consommation de jetons d’horodatage. En outre, les problématiques sont traitées rapidement et le service commercial est toujours disponible en cas de difficultés. Un conseiller est attitré et une personne prend le relais en cas d’absence.

« La simplicité technologique. La solution Certigna apporte cette simplicité tant au niveau de la validation de l’identité que de l’intégration dans notre outil. Nous sommes donc amplement satisfaits de notre collaboration. Notre association est dans une démarche de digitalisation et d’évolution constante, Certigna nous a permis de développer nos activités en nous facilitant la certification des documents. » explique Alexandre Elma

Saaswedo et ses sociétés sœurs obtiennent le label LUCIE

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Après plusieurs années d’engagement en faveur de la RSE et à la suite d’un audit réalisé par Bureau Veritas, le groupe composé de Saaswedo, de Taas et de Mobility Plus a obtenu la labellisation LUCIE le 7 juillet 2022 pour une durée de trois ans.

Label de référence en matière de RSE en France, aligné sur la norme internationale de la responsabilité sociétale (RSE), l’ISO 26000, cette distinction démontre l’engagement de ces trois entreprises dans une véritable démarche de respect de toutes ses parties prenantes : clients, collaborateurs, fournisseurs, partenaires … 

Pour obtenir le label, un audit externe a été réalisé sur site par Bureau Veritas selon un référentiel aligné sur la norme internationale ISO 26000 autour de 7 thématiques centrales :

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Gouvernance responsable et transparenceRespect 
des
individus
Qualité 
de vie au travail
Protection 
de l’environnement
Protection de Éthique des pratiquesProduits et services responsablesEngagement pour l’intérêt général

Un comité de labellisation indépendant composé d’experts de la RSE a ensuite attribué le label après avoir examiné le rapport de l’évaluateur et les engagements pris par Saaswedo, Taas et Mobility Plus pour progresser au cours des 3 prochaines années conformément aux principes du développement durable.

En obtenant le Label LUCIE, ces entreprises montrent qu’elles exercent leurs métiers avec un haut niveau de responsabilité.

« Il n’est pas facile de faire la différence entre ceux qui ne font que parler de RSE et ceux qui ont un engagement réel et sérieux. C’est maintenant possible avec LUCIE ! » –  Alan FUSTEC, Président du Label LUCIE.

Gilles MEZARI Directeur Général de Saaswedo – « La RSE est incontestablement un projet d’entreprise stratégique et fédérateur qui permet de construire une croissance durable et responsable. Notre labellisation est une réelle récompense pour nos équipes qui ont su faire évoluer notre gouvernance en intégrant le volet RSE. Pour l’obtention de ce Label nous avons mis en place une équipe projet qui continuera dans les années à venir à veiller aux respects de nos engagements. Les deux premiers projets que nous mettons en place concerne l’Environnement et le Capital Humain avec la mise en place d’actions pour la réduction de notre empreinte carbone et nos relations avec les associations de réinsertion professionnelle.

Nous avons également mis en place une fonction Achat qui va permettre de professionnaliser nos relations avec nos partenaires et fournisseurs ».

Le groupe Pepperbay passe la barre des 6 millions d’euros de chiffre d’affaires

Le groupe Pepperbay, concepteur, intégrateur et hébergeur de e-solutions à forte valeur ajoutée, poursuit sa dynamique de croissance et annonce un chiffre d’affaires en très forte hausse à 6,1 millions d’euros sur son dernier exercice. Cette nouvelle performance a été portée par une croissance organique à deux chiffres (15 %) et une opération de croissance externe réalisée auprès de la société B-Appli Studio qui a rejoint le groupe en Juillet 2022.

Créé en 2000, Pepperbay s’est construit autour de trois métiers complémentaires : le développement de logiciels de gestion en mode SaaS, l’intégration de ces solutions et leur hébergement dans un datacenter certifié ISO 27001 et HDS. Pepperbay propose une offre 100 % française et un support exclusivement assuré à l’échelle nationale et hautement disponible. À ce jour, le groupe réunit 55 collaborateurs sur 3 sites et s’appuie sur un socle de 150 clients.

Ce solide positionnement a permis au groupe de faire la différence en 2022 en développant de nouveaux projets chez ses clients historiques et auprès de nouveaux entrants. Dans ce contexte, une bonne partie de la traction effectuée a été réalisée auprès d’acteurs de premier plan évoluant dans le secteur du retail. On note également une extension de l’offre proposée aux clients de la grande distribution grâce au rachat de B-Appli et un développement de la présence du groupe à l’international.

Pepperbay peut donc s’appuyer sur des fondamentaux industriels qui lui permettront d’accélérer encore plus en 2023 en se positionnant comme un partenaire stratégique des organisations souhaitant mener à bien leur transformation digitale au travers de solutions développées pour répondre à leurs attentes spécifiques et hébergées au sein d’infrastructures de confiance implantées en France. Enfin, dès cette année, un nouveau plan de recrutement de grande ampleur sera présenté pour intégrer de nouveaux talents au sein des différentes équipes du groupe.

Benoit ROLLAND et Olivier SEINE, co-dirigeants de Pepperbay « Notre ambition est de devenir un acteur identifié sur une double offre de valeur : progiciel de gestion pour les acteurs PME fournisseurs de la grande distribution et distributeurs et les spécificités des « actions grand import et grand export ». À 5 ans PepperBay vise 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et 300 clients. »

 

nLighten lance le Score CFE Intégré avec la Fondation FEEM

nLighten une amélioration de la mesure Carbon Free Energy (CFE) déjà existante. Ce nouvel indicateur mesure le pourcentage d’énergie décarbonée fournie et consommée sur une base horaire, afin de faciliter l’intégration de la récupération de chaleur dans les rapports énergétiques. Avec cette méthode innovante, nLighten est en passe d’établir de nouvelles normes concernant les rapports de durabilité de l’industrie des centres de données.

nLighten a développé cette étude en collaboration avec la Fondation Eni Enrico Mattei (FEEM) de Milan (Italie), qui est un centre de recherche international de premier plan sur l’étude des questions énergétiques et environnementales. « Le Score CFE Intégré », pièce maîtresse de l’étude, souligne l’engagement de nLighten à promouvoir un concept d’énergie décarbonée 24h/7j en adoptant une perspective holistique qui inclut le couplage des secteurs. L’énergie décarbonée 24h/7j signifie que chaque kilowatt-heure d’électricité consommé provient d’une électricité sans carbone en tout lieu et à tout moment. Cet objectif est recommandé pour parvenir à un niveau zéro émission.

Contrairement aux indicateurs CFE conventionnels qui se concentrent uniquement sur la consommation d’électricité, l’approche de nLighten étend l’analyse en incluant à la fois l’électricité décarbonée et la chaleur produite par les centres de données nLighten. Elle intègre ensuite la récupération de la chaleur perdue dans les mesures de durabilité, qui s’étendent au-delà du périmètre du centre de données, pour englober les bâtiments ou les systèmes couplés. Avec cette initiative, nLighten offre une mesure plus claire de son impact sur l’environnement et affiche sa contribution aux efforts de décarbonation.

Les principales métriques innovantes introduites dans l’étude sont:

  • Le score intégré d’énergie décarbonée (ICFEn), qui combine les scores d’électricité et de chaleur exempts de carbone, pour donner un pourcentage global d’énergie décarbonée. Cette mesure peut être effectuée pour le seul centre de données ou pour un système de multiples utilisateurs d’énergie, de sorte que l’effet communautaire des centres de données couplés par secteur apparaît clairement. Cette mesure peut être réalisée soit pour un centre de données spécifique, soit pour un groupe d’utilisateurs d’énergie diversifié. Ainsi, l’impact collectif des centres de données interconnectés par secteur peut être clairement mis en évidence.
  • La mesure intégrée des émissions évitées permet de quantifier les réductions d’émissions réalisées grâce à l’intégration sectorielle du centre de données. Cela inclut la réutilisation de la chaleur, la production d’énergie renouvelable et la contribution à la stabilisation du réseau électrique.

L’étude met en lumière le cas d’Eschborn, située près de Francfort en Allemagne, où nLighten a créé un partenariat avec des acteurs locaux grâce à sa technologie avant-gardiste de réutilisation de la chaleur. Le système de refroidissement innovant d’nLighten absorbe la chaleur produite par les serveurs et la transforme en chaleur adaptée pour le réseau de chauffage urbain. Ce processus non seulement optimise l’utilisation de l’énergie, mais contribue également à l’efficacité énergétique des villes. Associé au réseau d’nLighten, ce centre de données va alimenter en chaleur bas carbone la piscine municipale couverte d’Eschborn et un bâtiment de bureaux voisin. En reliant ses centres de données à des systèmes de chauffage locaux, nLighten contribue de façon notable à la diminution des émissions carbone des communautés avoisinantes, en leur fournissant une source de chaleur fiable et éco-responsable.

« Chez nLighten nous sommes résolument engagés à faire progresser la durabilité au cœur de l’industrie des centres de données », déclare Chad McCarthy, le CTO de l’entreprise. « Le Score CFE Intégré reflète l’ensemble des aspects de notre approche de couplage sectoriel : cela inclut la réutilisation de la chaleur, la stabilisation du réseau, la production d’énergie locale et les contrats d’achat d’énergie. En incorporant ces facteurs au Score CFE, nous établissons un indicateur permettant d’évaluer les progrès réalisés en termes d’efficacité et de réduction des émissions carbones au sein de nos datacentres, au sein de l’infrastructure collective. »

« La transition énergétique exige une plus grande transparence des achats d’énergie et un niveau plus élevé de responsabilité pour toute revendication environnementale », ajoute Prof. Alessandro Lanza, Executive Director de la FEEM. « Depuis plus de trente ans, la FEEM travaille sur la durabilité et soutient le développement de mesures précises de la performance. C’est pourquoi nous sommes heureux de proposer une nouvelle méthodologie de calcul de l’empreinte carbone de la consommation d’énergie des centres de données : la demande énergétique des TIC étant appelée à croître de manière significative, il est important que le secteur adopte des règles strictes en matière d’émissions de carbone. »

https://www.nlighten.eu/en/nlightens-carbon-free-energy-commitment/

L’ESN SMILE à nouveau récompensée

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SMILE a annoncé avoir remporté le Prix de l’innovation lors de l’édition européenne 2022 des Oro Brilliance Awards. Après le lancement très attendu de la série de prix en 2021, le prix de cette année continue de célébrer les déploiements les plus créatifs et efficaces des solutions de commerce numérique d’Oro. ainsi que les partenariats et collaborations qui ont généré de la valeur pour les commerçants B2B et leurs clients au cours de la dernière année.  Les Oro Brilliance Awards 2022 coïncident également avec le 10e anniversaire d’Oro, consolidant la position de l’entreprise en tant que pionnier pour le commerce numérique B2X mondial, après avoir été nommé visionnaire dans le Magic Quadrant Gartner 2022. 

SMILE a reçu le prix de l’innovation pour la 2e année consécutive. Cette distinction récompense le partenaire qui a orchestré des projets ambitieux et stimulants d’OroCommerce, en faisant preuve de compétences techniques exceptionnelles, de créativité, d’intégrations élaborées et de résolution de problèmes novateurs, en adressant les besoins commerciaux complexes des clients. SMILE a travaillé main dans la main avec Oro pour aider les grandes marques B2B comme Azelis, Arkema, ICL et Lactalis à transformer leurs ventes B2B en ligne, à stimuler la productivité des ventes et à offrir une expérience client exceptionnelle dans le commerce numérique. 

“Notre objectif est de favoriser la croissance des activités interentreprises de nos clients. Notre approche MVP et Core Model éprouvée et basée sur Oro est axée sur le Time to Market & le retour sur investissement. Cela garantit que les programmes de transformation numérique B2B internationaux atterrissent correctement.” Samuel Maître-Jean, Responsable e-Business, Smile.

Le double ROI d’une bonne gestion de l’empreinte carbone  des équipements IT

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Par Christian COR CEO Saaswedo

La bonne gestion de l’empreinte carbone des entreprises, longtemps présentée comme une option, n’est plus aujourd’hui un concept, mais une réalité. En effet, le durcissement de la législation et la prise de conscience des organisations sur la nécessité de maitriser son empreinte carbone amènent aujourd’hui des milliers d’entreprises à repenser leur gouvernance, et ce notamment dans le cadre de la mise en œuvre d’une démarche RSE. Mais concrètement, quels avantages à prendre en compte la notion de gestion de son empreinte carbone ?

S’inscrire dans une démarche vertueuse et censée 

En contrôlant son parc IT, les entreprises peuvent avoir un vrai ROI tout en ayant une action positive sur l’environnement et la planète. Dans ce contexte, il est utile d’avoir une action concrète permettant de s’améliorer en continu. En ce sens, s’appuyer sur un dispositif industriel est fondamental pour piloter finement son projet dans le temps. 

Cartographier précisément son parc, appareil par appareil, est alors nécessaire pour allonger la durée d’utilisation des équipements. Mais ce n’est pas tout, il convient aussi d’avoir une vision complète du cycle de possession et d’utilisation des appareils en prenant en compte différents facteurs complémentaires, par exemple : le coût carbone initial de construction d’un modèle d’équipement, la réparation des équipements, leur réallocation au sein des équipes, le sourcing des devices, le reconditionnement, la prise en compte des indices de réparabilité, etc. Prendre en compte cette palette de facteurs permet de réduire très significativement son empreinte carbone et donc d’avoir un impact vertueux sur l’environnement. Tous ces éléments donnent du sens pour les Responsables RSE au sein des entreprises.

Optimiser les coûts de la DSI

Outre les aspects liés à la RSE que nous avons évoqués, il convient ensuite d’évoquer le volet lié à la Direction des Systèmes d’information et à l’optimisation des budgets qui lui sont alloués. En ce sens, la RSE est un excellent prétexte pour la DSI pour positionner la sobriété numérique comme un impératif stratégique. Il est alors possible d’optimiser ses budgets, de limiter le renouvellement constant des équipements, de choisir de se sourcer partiellement avec des équipements reconditionnés, de faire travailler des entreprises adaptées pour le traitement des appareils en fin de cycle de possession et ce sans dégrader sa compétitivité ni le confort de travail des équipes. Ces choix et leur gestion pragmatique permettront de réaliser des économies significatives très rapidement tout en ayant un impact positif sur l’environnement. Il est donc important que la DSI puisse piloter finement son parc en intégrant cette nouvelle notion dans son approche et ses dispositifs.

Ce pilotage de la performance environnementale et budgétaire de la Digital Workplace est facilité par certains outils de gestion de parc intégrant bien les 2 dimensions.

Les clés de la Cryptographie Post-Quantique

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La technologie des ordinateurs quantiques n’en est qu’à ses débuts qu’on parle déjà de cryptographie post-quantique. Loin du buzzword, cette discipline est en passe de devenir un vrai casse-tête dans les secteurs de la cybersécurité, des télécommunications, des banques ou encore des renseignements. La disruption de l’informatique quantique, avant d’être une opportunité et une source de progrès dans de nombreux domaines, sera une menace sérieuse pour la sécurité des données.

Deux disciplines distinctes : la cryptographie quantique vs la cryptographie post-quantique.

 

Décryptage

La cryptographie quantique

La cryptographie quantique est sortie du domaine théorique depuis quelques années. Si on ignore depuis quand les états-majors militaires ou les services de renseignement la testent, on sait qu’elle a été utilisée avec succès dès 2004 lors d’une importante transaction financière, puis en 2007 avec ID Quantique, spin-off de l’Université de Genève pour transmettre les résultats des élections suisses.

La cryptographie quantique utilise les propriétés de la physique quantique pour établir des protocoles de cryptographie. Le porteur d’information est alors le photon – encodé via la polarisation, sa phase ou encore son amplitude. L’exemple le plus connu est la distribution quantique de clés secrètes, appelée QKD (Quantum Key Distribution) fournissant un canal de communication sécurisé entre deux utilisateurs distants pour générer une clé privée.

La clé ainsi distribuée peut alors être utilisée pour chiffrer et déchiffrer de manière symétrique un message via la technique du masque jetable (somme modulo deux entre le message et la clé), garantissant un niveau de sécurité inconditionnel de bout en bout. Et ce, même face à un adversaire en possession d’un ordinateur quantique.

Cette technique repose sur le fait qu’il est impossible de copier l’état d’un système quantique (théorème de non-clonage) et que toute mesure sur un système quantique perturbe en général ce dernier, de sorte que la présence d’un espion cherchant à acquérir de l’information sur la clé échangée est alors décelable.

La cryptographie post-quantique

La cryptographie post-quantique désigne des algorithmes de chiffrement conventionnel robustes, face à un attaquant disposant d’un hypothétique ordinateur quantique de grande échelle, avec plusieurs milliers, voire centaines de milliers de qubits logiques.

Pour ce dernier, c’est un peu l’histoire du pompier pyromane. D’un côté les pompiers cherchant à protéger les communications numériques avec des algorithmes résistants. De l’autre, les pyromanes, espérant casser les clés de sécurité publique de type RSA.

L’Algorithme de Shor

En 1994, Peter Shor, un mathématicien américain crée un algorithme capable de factoriser rapidement des nombres entiers. À l’époque, les chercheurs n’avaient pas réussi à créer un seul qubit contrôlable, que l’algorithme provoquait déjà un vif intérêt pour le calcul quantique.

L’algorithme de Shor permet de casser de nombreux systèmes de cryptographie utilisant des clés publiques, tel que le protocole RSA massivement utilisé dans le e-commerce. L’industrie des télécoms et de l’informatique seront les premiers impactés. Cet algorithme ne peut toutefois tourner que sur des ordinateurs quantiques universels avec correction d’erreurs, nécessitant un nombre non négligeable de qubits physiques.

Les conséquences

L’avènement de l’ordinateur quantique devrait avoir un réel impact sur la cryptographie asymétrique à clé publique, rendant les protections des infrastructures et des applications obsolètes, si le risque n’est pas anticipé. Les entreprises devront fournir un énorme effort de gestion du changement pouvant aller de 2 à 4 ans. L’ordinateur quantique constitue un risque potentiel qui peut être anticipé via une migration vers des algorithmes de chiffrement post-quantiques, dont il reste à définir les standards.

Les systèmes de cryptographie symétriques à clé privée sont à l’abri de la menace Shor, car la cryptographie quantique est à même d’apporter une réponse à cette problématique et porte la promesse d’une sécurité inconditionnelle.

La Cryptographie Post-Quantique, c’est pour tout de suite ?

L’ordinateur quantique parfait n’existe pas encore que déjà, bon nombre d’algorithmes sont prêts à y être implémentés. Jusqu’à présent, aucune implémentation de ce célèbre algorithme n’avait pu être vérifiée, faute d’outils adaptés. Mais des solutions de cryptographies robustes à l’algorithme de Shor fleurissent déjà, comme CryptoNext Security, spin-off de l’Inria Paris et de la Sorbonne.

Par ailleurs, les premières générations d’ordinateurs quantiques ne supporteront probablement pas une implémentation « efficace » de l’algorithme de Shor. L’algorithme reste toutefois un étendard symbolique pour le logiciel quantique, ainsi qu’un étalon pour prouver le passage à l’échelle des différentes solutions.

Par Michèle Colly – SCC France