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L’avenir de l’IA en entreprise vu par Telehouse et S&P Global

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Telehouse, leader européen des solutions d’hébergement en datacenters, confirme son expertise des sujets liés à l’hébergement et à l’IA en annonçant une nouvelle étude d’envergure.

La présente enquête sur les Stratégies 2025 de déploiement des charges de travail IA a été commanditée par Telehouse et S&P Global Market Intelligence. Elle a interrogé 915 répondants issus d’une grande diversité géographique, de secteurs d’activité et de fonctions professionnelles. La majorité des répondants provenaient d’Amérique du Nord, 29 % étant basés aux États-Unis. En outre, environ 17 % des répondants étaient du Royaume-Uni, suivis de 12 % de Chine/Hong Kong et 10 % du Japon.

Les charges de travail liées à l’IA, qu’il s’agisse de phases d’entraînement des modèles ou d’inférence, sont désormais réparties sur une diversité de plateformes de calcul et de sites d’hébergement. À mesure que ces charges de travail montent en échelle, les entreprises se heurtent à des problématiques critiques telles que la latence, les performances applicatives ou la sécurisation des flux de données. Ce qui peut impliquer le recours à des architectures réseau et fibre personnalisées), à la disponibilité d’infrastructures de type GPU et à des environnements de calcul haute densité.

L’enquête Stratégies 2025 de déploiement des charges de travail IA fournit des informations approfondies sur les besoins des entreprises en matière d’architecture IA. À mesure que l’adoption de l’IA croît, comprendre l’évolution des exigences des entreprises devient crucial. De nombreuses entreprises intensifient leurs efforts à court terme tout en maintenant leurs stratégies informatiques existantes. Les circonstances actuelles illustrent comment les entreprises peuvent s’adapter pour éviter les casse-têtes auxquels sont confrontées les sociétés qui déploient l’IA.

Quatre points clés à retenir pour les responsables informatiques

  • L’IA est orientée cloud, mais multiplateforme : le cloud public hyperscale est la destination principale pour les charges de travail IA, mais les stratégies multiplateformes continueront d’exister.

  • Les disparités sont évidentes dans les déploiements de l’IA : il existe des différences significatives dans le déploiement de l’IA selon les régions et les secteurs. Les entreprises en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique consacrent généralement une plus grande part de leurs charges de travail à l’IA par rapport à leurs homologues européennes. Les entreprises des secteurs de la technologie et de la santé/biotechnologies investissent davantage dans l’IA que celles d’autres secteurs. Les grandes entreprises (plus de 5 000 employés) investissent davantage dans l’IA par rapport à leurs homologues de plus petite taille.

  • La portée géographique s’élargit : l’IA incite les entreprises à reconsidérer l’endroit où elles peuvent déployer leurs charges de travail. La plupart des entreprises reconnaissent le potentiel de déployer ces charges plus loin de leurs opérations physiques, en particulier pour l’entraînement des modèles IA.

  • Les services liés à l’IA sont essentiels : les points d’accès au cloud sont considérés comme une nécessité pour les charges de travail IA, car des problèmes de connectivité ont affecté les déploiements d’IA. Les services de connectivité et de mise en réseau sont de plus en plus des critères essentiels pour la sélection des sites de déploiement des charges de travail IA. De plus, de nombreuses entreprises recherchent des services de conseil en IA/ML auprès de tiers, en particulier dans les environnements d’hébergement en colocation, pour des solutions personnalisées à leurs besoins informatiques.

Recommandations pour le déploiement des charges IA

  • Déterminer où une entreprise se situe : comprendre les stratégies d’infrastructure IA d’entreprises de taille similaire dans des secteurs et des géographies comparables peut aider à aligner la stratégie de déploiement des charges de travail IA d’une entreprise avec celle du secteur en général. Selon cette enquête, les entreprises des secteurs de la technologie et de la santé/biotechnologies, celles basées en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, ainsi que celles comptant plus de 5 000 employés, sont plus susceptibles de consacrer une plus grande proportion de leurs charges de travail à l’IA et d’investir massivement dans l’IA.

  • Placer le centre de données au cœur de la stratégie : étant donné la large distribution des charges de travail IA, l’hébergement en colocation peut servir de hub central pour se connecter à divers sites d’hébergement. Étant donné que les répondants prévoient que les charges de travail IA resteront distribuées, avec une légère préférence pour le cloud public, les points d’accès au cloud proposés par les fournisseurs d’hébergement en colocation peuvent être particulièrement précieux pour le transfert de données.

  • Comprendre la consommation de données pour l’IA : analyser les tendances dans l’entraînement des modèles IA des entreprises peut aider les responsables informatiques à anticiper la consommation de données à mesure que les entreprises intensifient leurs efforts en IA. Les résultats de l’enquête montrent que les entreprises utilisent d’énormes quantités de données et ont tendance à entraîner leurs modèles relativement fréquemment, une majorité le faisant quotidiennement. Comme on pourrait s’y attendre, les grandes entreprises utilisent généralement plus de données pour entraîner leurs modèles IA. Pour les entreprises traitant de vastes volumes de données et entraînant fréquemment des modèles, un fournisseur d’hébergement en colocation spécialisé pourrait être l’option la plus appropriée.

  • Reconsidérer les limites géographiques : les entreprises font preuve d’une flexibilité géographique accrue pour les charges de travail IA. Les répondants dans la région EMOA se montrent très ouverts à l’idée de placer les modèles d’entraînement loin de leurs opérations commerciales principales, tandis que les répondants en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique font preuve de flexibilité tant pour l’entraînement que pour l’inférence.

L’intégralité de l’étude est disponible ici : https://www.telehouse.fr/blog-fr/webinar-workload-strategies-ia-2025/

Pourquoi la souveraineté numérique est devenue un pilier de la cybersécurité

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Longtemps cantonnée aux cercles d’experts, la souveraineté numérique s’est imposée en quelques années comme une préoccupation stratégique majeure pour les directions informatiques. Le rapport du Cigref publié en février 2025 révèle ainsi que près des deux tiers des DSI considèrent désormais ce sujet comme prioritaire. Une évolution qui traduit une réalité de plus en plus tangible : nos infrastructures numériques, nos données et une partie de nos capacités d’innovation reposent largement sur des technologies développées et opérées hors d’Europe. Dès lors, une question s’impose : comment préserver la performance et la sécurité des systèmes d’information tout en renforçant leur autonomie ?

Un environnement numérique devenu plus incertain

Le numérique n’échappe plus aux rapports de force internationaux. Les rivalités entre les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Union européenne redessinent progressivement les équilibres technologiques mondiaux. Dans le même temps, les cyberattaques se multiplient et gagnent en sophistication. Ransomwares, attaques par déni de service distribué (DDoS), campagnes d’espionnage ou de déstabilisation : les infrastructures critiques sont devenues des cibles privilégiées. Chaque incident rappelle à quel point la maîtrise des infrastructures numériques constitue désormais un enjeu de sécurité autant qu’un enjeu économique.

Les risques liés à la dépendance technologique

Ces risques sont multiples et bien documentés. Selon une étude du Cigref menée en 2025, 80 % des dépenses liées aux logiciels et services cloud en Europe sont réalisées auprès d’acteurs américains, ce qui expose les organisations à des vulnérabilités structurelles. La hausse des coûts de licence et d’infrastructure pèse par ailleurs sur les budgets, avec une inflation estimée à 5 à 10 % par an pour les solutions cloud et logicielles étrangères.

La maîtrise des données au cœur des préoccupations

La question de la confidentialité constitue un autre sujet majeur. Lorsque des données transitent ou sont hébergées par des acteurs soumis à des législations extraterritoriales, elles peuvent potentiellement faire l’objet de demandes d’accès émanant d’autorités étrangères. Le Cloud Act américain illustre parfaitement cette problématique. Il permet aux autorités des États-Unis de solliciter l’accès à certaines données détenues par des entreprises américaines, y compris lorsque celles-ci sont stockées en dehors du territoire américain.

Cette réalité concerne également certains services de cybersécurité. Dans le cadre de la protection contre les attaques DDoS, par exemple, les centres de nettoyage du trafic analysent les flux afin d’identifier et d’éliminer le trafic malveillant. Même lorsqu’aucune donnée n’est conservée durablement, des métadonnées ou certaines informations applicatives peuvent être exposées selon les architectures mises en œuvre et le niveau de chiffrement utilisé.

À cela s’ajoute une préoccupation émergente : le scénario du « harvest now, decrypt later ». Des données interceptées aujourd’hui pourraient être conservées puis déchiffrées ultérieurement lorsque les capacités de calcul, notamment quantiques, permettront de contourner les mécanismes cryptographiques actuels.

Quand la géopolitique impacte directement les services numériques

Au-delà des enjeux techniques, les organisations doivent désormais intégrer un risque plus politique : celui d’une interruption ou d’une restriction d’accès à des services numériques sous l’effet de décisions gouvernementales. Les récents différends entre l’administration américaine et certains acteurs de l’intelligence artificielle comme Anthropic ont montré que des considérations stratégiques ou de sécurité nationale pouvaient influencer l’accès à certaines technologies. De même, la suspension en 2025 du compte Microsoft du procureur de la Cour pénale internationale à la suite de sanctions américaines a illustré de manière concrète l’impact potentiel de décisions politiques sur l’accès à des services numériques essentiels. Ces situations rappellent qu’une dépendance technologique peut rapidement devenir une dépendance opérationnelle.

Mieux mesurer pour mieux agir avec l’Indice de Résilience Numérique (IRN)

Face à ces constats, la première étape consiste à objectiver les dépendances. Dans ce contexte, l’Indice de Résilience Numérique (IRN) fournit aux organisations un cadre d’évaluation concret. Il prend notamment en compte l’origine des fournisseurs, la localisation des données, l’utilisation de standards ouverts ainsi que le niveau de diversification des prestataires. L’intérêt de cette approche est de transformer une notion parfois abstraite en indicateurs mesurables permettant d’orienter les décisions d’investissement et les plans de transformation.

Construire une souveraineté pragmatique

Renforcer sa souveraineté numérique ne signifie pas se couper du reste du monde ni exclure systématiquement les solutions étrangères. 

L’enjeu consiste plutôt à retrouver des marges de manœuvre et à réduire les dépendances les plus critiques. Cela peut passer par le recours à des solutions de cybersécurité certifiées (ISO 27001, SecNumCloud, ANSSI), l’adoption de technologies ouvertes favorisant l’interopérabilité, la diversification des fournisseurs ou encore le développement de capacités internes sur certains domaines stratégiques. La souveraineté numérique doit être envisagée comme une démarche progressive, guidée par l’analyse des risques et la recherche d’un équilibre entre performance, innovation et maîtrise.

La souveraineté numérique, un levier de compétitivité

La souveraineté numérique n’est pas une logique de repli. Elle constitue au contraire une réponse pragmatique aux nouvelles réalités du numérique mondial. Les organisations qui investissent dans la compréhension de leurs dépendances et dans la diversification de leurs solutions, notamment avec des offres européennes, renforcent non seulement leur résilience face aux crises mais aussi leur capacité à décider librement de leur trajectoire technologique. 

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Par Sacha HILIC, Directeur général chez IMS Networks

Comment lutter efficacement contre la cybercriminalité de notre système de santé ?

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Par Gaëlle TILLOY, Avocate à la Cour, exerçant principalement dans le domaine des nouvelles technologies et des données personnelles, et Jérôme BEAUFILS, Président de la société SASETY, expert des infrastructures numériques

Le secteur de la santé et du médico-social constitue une cible privilégiée des cyberattaquants. En 2020, l’Agence du Numérique en Santé indiquait que 250 établissements de santé avaient déclaré 369 incidents dont 60 % associés à des actes malveillants et 34 avec mise en danger de patients. Cette tendance s’est confirmée en 2021 avec, en moyenne, une cyberattaque par semaine sur un établissement de santé. La nécessité de protéger et de sécuriser les données à caractère personnel et plus particulièrement celles relevant de la santé devient donc une réelle préoccupation pour le législateur. Pour exemple, on peut citer l’article L.1111‐8 du code de la santé publique issu de l’ordonnance n° 2017‐27 du 12 janvier 2017 relative à l’hébergement de données de santé à caractère personnel qui exige la détention par les hébergeurs de données de santé d’une certification spécifique ou encore le Règlement de protection des données à caractère personnel qui considère qui définit les données de santé comme étant des données sensibles répondant à un régime spécifique.Pour autant, et malgré les obligations existantes, une multiplication des actes malveillants portant atteinte à la confidentialité, à l’intégrité et/ou à la disponibilité des données à caractère personnel a été observée et les données de santé, loin d’être épargnées par ce phénomène, font face à une recrudescence des cyberattaques contre des hôpitaux ou des laboratoires.

Qu’est-ce qui motive les cybercriminels à s’attaquer autant aux données ?

C’est très simple. Les données de santé ont une valeur marchande. D’abord pour les laboratoires de recherches pharmaceutiques qui en étudiant des lots de données acquis auprès de data-brokers réduisent le Time-to-Market de leurs produits. Ensuite, pour les GAFAM qui nourrissent leurs algorithmes de ces données afin de les rendre plus prédictifs et ainsi les commercialiser à des centres de recherche. Enfin, les données usurpées peuvent faire l’objet d’une rançon, de la part de l’organisme de santé affecté, mais également directement des patients concernés. Lorsque l’on sait qu’un dossier patient contenant le séquençage ADN peut valoir plus de 5 000 €, on comprend mieux l’engouement que représentent nos établissements de santé pour les cybercriminels.

Est-ce si simple de s’attaquer à nos établissements de santé ?

L’explosion des services numériques de santé associée à la vétusté ou à l’obsolescence des systèmes existants a contribué à accroître considérablement la surface d’attaque des établissements de santé ces dernières années. Ce phénomène s’est encore accéléré avec l’augmentation massive des capacités d’accès à distance en réponse aux confinements. Une fois pénétrés au cœur du système d’information de l’établissement, les cyberattaquants peuvent progresser latéralement et introduire leurs codes malveillants sur les organes névralgiques. Dans un secteur sous tension où la priorité réside dans les soins apportés aux patients, la disponibilité du système d’information – donc sa sécurité – doit être considérée d’importance vitale pour le fonctionnement des unités de soins. 

Quel modèle type de protection mettre en place ?

Chaque entreprise ou établissement ne réalise pas les mêmes traitements. Les données concernées, l’architecture technique et les moyens de sécurisation ne sont jamais identiques. Les traitements confiés à des tiers varient et les risques qui en découlent sont différents et susceptibles d’évoluer dans le temps. Au regard des différentes parties prenantes et des spécificités propres à chaque projet de traitement de données à caractère personnel, la conclusion d’un contrat est essentielle,  lequel constituera le référentiel de conformité auquel les parties se référeront en cas de litige ou d’attaque. Il décrira par exemple le périmètre sous-traité au prestataire, la description des prestations et des responsabilités, la nature et la finalité des traitements de données à caractère personnel confiées aux prestataires. Le contrat devra également contenir un certain nombre de documents évolutifs prenant en compte la réalité opérationnelle, la gouvernance, les engagements de niveaux de services… C’est le cas par exemple du Plan d’Assurance Sécurité (PAS) qui précisera les protocoles suivis en cas d’incident informatique, les délais que l’entreprise s’accorde pour y remédier ainsi que les mesures de détection, de prévention et d’analyse qu’elle institue afin d’en limiter autant que possible les effets et éviter qu’ils ne se (re)produisent.Pour garantir le respect de ce PAS, des audits de sécurité et les modalités y afférents sont préconisés.  

À l’issue de l’établissement de la cartographie, il convient également de s’attacher à la meilleure manière de sécuriser le réseau. Une étape essentielle dans une démarche de cybersécurité consiste à réduire la surface d’attaque du système d’information en limitant ses points d’entrée depuis l’extérieur. Plus le nombre de points de connexion est important, plus la surface d’attaque du système d’information est élevée.

Comment réduire la surface d’attaque ?

Avec l’explosion des services Cloud et de la mobilité, l’Internet est devenu le premier réseau de production pour les organisations. De fait, les applications, les données et les utilisateurs se retrouvent exposés au risque cyber. Compte tenu des enjeux de transformation digitale du secteur de la santé, il serait contre-productif de chercher à internaliser les services numériques qui pour nombre d’entre eux consistent à partager des informations avec le patient tout au long de son parcours de soins. Les efforts doivent donc se porter sur la performance et la sécurité d’actifs numériques. Une réponse possible à cet enjeu est apportée par un nouveau modèle conceptualisé par le cabinet Gartner en 2019 : le Secure Access Service Edge ou SASE.

Qu’est-ce que c’est le SASE ?

Ce modèle considère que pour assurer performance et sécurité aux usages numériques, il est pertinent de faire converger les fonctions de transport avec celles de sécurité au sein d’une solution flexible, délivrée en mode Cloud et qui unifie toutes les actions de management et d’analyse. Par définition, les instances de traitement SASE sont déployées géographiquement au plus proche des utilisateurs et interconnectées au travers d’un réseau mondial à très haut débit et à très forte disponibilité.Dans ce modèle, quelle que soit la localisation des utilisateurs et des applications, les échanges sont sécurisés et garantis en termes de performance. Pour ce faire, le modèle SASE embarque toutes les fonctionnalités de transport qui permettent de profiter du haut débit et du coût attractif des technologies d’accès Internet (fibre optique dédiée ou mutualisée, technologies cuivre ou radio type 4G/5G) sur les sites comme au domicile des personnels de santé. Associé aux fonctionnalités SD-WAN qui permettent aux sites d’accéder directement à Internet et aux applications Cloud, le modèle SASE garantit la redondance des accès, la priorisation et l’optimisation des flux jusqu’à l’application souhaitée.

À la différence des technologies SD-WAN, les sites connectés par une solution SASE ne sont pas visibles depuis Internet. Il n’existe donc aucune porte d’entrée directe entre Internet et les sites, ce qui réduit sensiblement la surface d’attaque de l’établissement concerné. Le modèle SASE intègre toutes les fonctions de sécurité, à commencer par un pare-feu applicatif, à la fois pour sécuriser les flux entrants et sortants vers Internet que les flux entre les sites de l’établissement de santé, permettant de circonscrire l’impact d’un incident de sécurité à un site et d’éviter les phénomènes de propagation par rebonds successifs.

Les fonctions de passerelle Web et d’accès au Cloud (CASB) permettent de définir précisément les politiques d’accès à Internet et aux applications Cloud pour les utilisateurs. Concernant la gestion des identités, le modèle SASE repose sur le principe de la confiance zéro (Zero Trust). Ainsi, l’accès aux applications depuis l’interne ou en situation de mobilité ou de télétravail repose non pas sur l’adresse IP obtenue par l’utilisateur lors de sa connexion, mais sur son identifiant couplé à une authentification forte. Enfin, les capacités d’analyse des flux chiffrés permettent de se prémunir des intrusions et des logiciels malveillants, notamment des nouvelles attaques, communément appelées « 0-day ».

Quels sont les bénéfices du SASE pour les établissements de santé ?

En synthèse, la mise en œuvre du modèle SASE au sein des établissements de santé apporte les bénéfices suivants : réduction de la surface d’attaque, performance et sécurité des accès externes et sécurité des applications Cloud à travers des politiques d’accès, de surveillance et du chiffrement des échanges

Le déploiement complet du modèle SASE au sein des établissements vient se substituer à toutes les briques technologiques existantes. À ce titre, la transformation est rarement réalisée en mode « big bang ». Pour bien engager la trajectoire de transformation SASE, il est nécessaire de compléter la cartographie réseau et sécurité établie lors de la phase d’analyse par une vision financière et contractuelle complète. Une fois ces informations rassemblées et la cible d’architecture finale définie, la trajectoire de transformation pourra être jalonnée avec, à l’issue de chaque étape, les objectifs de performance et le niveau de sécurité à atteindre ainsi que les objectifs financiers associés.

D’une façon générale, la mise en œuvre technique consiste à identifier un site « pivot » entre l’infrastructure existante et la solution SASE. Bien souvent, ce site correspond au centre névralgique du système d’information, tel qu’un centre d’hébergement. Une fois l’interconnexion du site pivot mise en place, les sites et les utilisateurs peuvent être migrés au rythme des échéances opérationnelles, financières et contractuelles.

Souvent, les organisations démarrent par la migration des utilisateurs mobiles dans l’optique de supprimer les passerelles d’accès distants particulièrement exposées et de mettre en place une gestion des identités reposant sur une authentification multi-facteurs. Vient ensuite la migration progressive des sites physiques synchronisée avec la fin des contrats opérateurs ou anticipée afin, par exemple, d’orienter tous les flux Internet et Cloud vers la solution SASE et limiter l’usage du réseau existant aux flux à destination du site central. À l’issue de ces étapes de transformation, tous les sites et tous les utilisateurs mobiles utilisent exclusivement la solution SASE pour accéder à leurs applications de façon garantie et sécurisée.

Conclusion

Protéger l’informatique du système de soins est une priorité nationale pour laquelle les moyens techniques et financiers existent. L’enjeu consiste à en accélérer l’adoption par les établissements de santé en partant d’une bonne connaissance de l’existant et en définissant des objectifs court terme à la fois ambitieux et atteignables. Associées à une organisation resserrée, les actions techniques doivent viser à réduire la surface d’attaque du système d’information en rationalisant les points d’accès à Internet et en adoptant une politique de confiance zéro sur les connexions.

D’un point de vue opérationnel, la cyber-sécurisation de notre système de soins ne pourra passer que par une connaissance et une application stricte de la part des acteurs concernés des règles applicables et par une vigilance devant s’exercer à chaque étape, à savoir :

·        Dès la conception d’un projet impliquant un traitement de données à caractère personnel (privacy by design),

·        Pendant la durée du traitement en mettant à jour et en adaptant les mesures techniques et organisationnelles prises en fonction de l’évolution des risques,

·        À l’issue du traitement en respectant les règles relatives à la durée de conservation des données,

·        Et enfin en ayant des procédures en place permettant d’avoir les bons réflexes en cas d’attaque pour en minimiser les impacts.

À propos des auteurs

Gaëlle TILLOY : Avocate au Barreau de Paris, elle accompagne principalement ses clients dans la rédaction et la négociation de leurs contrats informatiques et dans la mise en conformité RGPD. Elle assure également des formations sur la sécurisation des contrats informatiques en marchés privés et publics. Elle a par ailleurs exercé pendant dix ans en tant que juriste puis responsable juridique au sein d’une entreprise de services numériques dans laquelle elle a notamment travaillé sur des projets de télémédecine. 

Jérôme BEAUFILS : Ingénieur en Télécommunications de formation, il contribue depuis 25 ans au développement des infrastructures numériques et télécoms au sein d’opérateurs et d’entreprises de services numériques. Il est le président de la société SASETY, spécialisée dans la transformation des infrastructures réseau et sécurité des entreprises afin de répondre aux nouveaux modes de consommation de l’informatique et aux enjeux de cybersécurité associés.

Sources

ANS : Cybersécurité dans le secteur de la santé et du médico-social : une priorité nationale pour réussir la transformation numérique

France Info – Coralie Lemke : Pourquoi nos données de santé sont-elles si convoitées ?

ANSSI : Guide d’hygiène informatique

Les Echos : Cancer du sein : l’intelligence artificielle de Google meilleure que les médecins ?

CNIL : Violations de données de santé : la CNIL sanctionne deux médecins

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044239566 : Délibération n° 2021-118 du 7 octobre 2021 portant adoption d’un référentiel relatif aux traitements de données à caractère personnel mis en œuvre à des fins de création d’entrepôts de données dans le domaine de la santé

Article L. 1111-8 du Code de la santé publique

   Règlement 2016/679 de protection des données à caractère personnel du 27 avril 2016

iTop devient la pierre angulaire de la gestion IT chez Econocom

Combodo, éditeur de la solution iTop, accompagne le groupe Econocom dans la mise en œuvre d’une plateforme ITSM de nouvelle génération lui permettant de bénéficier d’une gestion IT centralisée et optimisée.

Econocom, un groupe européen spécialisé dans la transformation numérique des entreprises, gère les infrastructures de centaines de clients au sein de son centre de services. Avec plus de 300000 tickets créés depuis juin 2023, la gestion efficace de ces incidents, demandes, changements et problèmes est cruciale. C’est ici qu’iTop Easy Service Management, solution ITSM open source, joue un rôle central dans l’organisation et l’optimisation de la gestion IT d’Econocom.

Reprise en main de la plateforme ITSM

Avec des besoins complexes et des personnalisations initiales infructueuses, Econocom devait reprendre la maîtrise de sa plateforme ITSM pour continuer à répondre efficacement aux demandes de ses clients. L’objectif était clair : centraliser la gestion IT tout en garantissant une flexibilité maximale.

 

Collaboration avec Combodo

Econocom a décidé de repartir sur de nouvelles bases avec iTop, en collaboration avec l’éditeur Combodo pour une mission d’étude approfondie. Cela s’est traduit par une instance iTop 3.0, entièrement repensée pour répondre aux besoins spécifiques de son activité Infrastructure et Infogérance de Production (2IP) et des clients d’Econocom. Cette nouvelle instance centralise les incidents, les demandes et les changements de manière optimale.

 

iTop au cœur du centre de services : La gestion IT optimisée

Aujourd’hui, iTop est au cœur du centre de services d’Econocom. L’outil ITSM open source offre une vue globale sur l’activité des clients d’Econocom en facilitant la gestion IT. Avec des équipes formées et autonomes, Econocom a désormais la capacité de développer des customisations spécifiques et d’intégrer de nouvelles interconnexions. En d’autres termes, Econocom a opté pour un service toujours plus performant grâce à iTop.

 

Objectifs futurs

« Nous souhaitons désormais mettre en place la CMDB du centre de services, c’est un chantier qui démarre… avec Combodo de nouveau. Nous allons également continuer nos interconnexions notamment avec les outils de ticketing tiers des clients en intégrant de l’IA ! », conclut Quentin Ville, Responsable des Opérations et Outillage Technique chez Econocom. 

Le parcours d’Econocom avec iTop est une démonstration claire de la puissance d’une solution open source bien maîtrisée. Avec des projets d’expansion en cours, Econocom continue de repousser les limites de la gestion IT pour ses clients.

Entraînement vs inférence : deux IA, deux besoins, deux datacenters

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Par Florent Cragnolini DC Project & Design Manager TELEHOUSE

 

L’intelligence artificielle est partout. Elle réinvente la manière dont nous produisons, innovons, décidons. Mais derrière la fulgurance des progrès en IA se cache une infrastructure invisible, mais cruciale : le datacenter. Et tous les datacenters ne se valent pas. Ce que l’on appelle communément « IA » regroupe en réalité deux grandes phases techniques aux besoins radicalement différents : l’entraînement et l’inférence. Comprendre cette distinction est essentiel pour bâtir une infrastructure adaptée, performante… et durable.

L’entraînement, ou la fabrique de l’intelligence

L’entraînement est la phase pendant laquelle un modèle d’IA apprend. Il digère d’immenses volumes de données, souvent non structurées, pour ajuster ses milliards de paramètres internes. Ce processus est hautement gourmand en ressources : il mobilise des clusters de GPU ou TPU très spécialisés, nécessite une alimentation électrique massive, une capacité de refroidissement à la hauteur, et une connectivité inter-serveurs ultra rapide. C’est une activité typiquement hyperscale : elle se déroule dans des datacenters géants, souvent excentrés, où l’espace, l’énergie, et le refroidissement sont disponibles à coût maîtrisé. Ces sites sont souvent construits sur mesure ou adaptés aux architectures d’entraînement massives.

L’inférence, ou l’IA en action

Une fois le modèle entraîné, il est prêt à « travailler » : répondre à une requête, générer une image, traduire un texte, conduire un véhicule autonome. Cette phase, appelée inférence, est moins gourmande mais bien plus sensible au temps de réponse. Elle exige une faible latence, une très haute disponibilité, et surtout une connectivité optimale pour se rapprocher de l’utilisateur final. C’est là que les datacenters en environnement urbain ou péri-urbain, comme ceux opérés par Telehouse, deviennent stratégiques. Grâce à notre position au cœur de l’écosystème numérique français et européen, nous offrons une connectivité exceptionnelle, avec plus de 750 opérateurs et points de peering disponibles sur nos sites. C’est l’environnement idéal pour héberger les applications d’IA en production : chatbot, vision industrielle, recommandation en temps réel, cybersécurité, etc.

Un datacenter pour chaque IA

Opposer les datacenters d’entraînement à ceux d’inférence n’a pas de sens : ils sont complémentaires. L’un crée l’intelligence, l’autre la rend accessible. Ce qui fait sens en revanche, c’est de bâtir une chaîne de valeur cohérente, depuis les sites hyperscale d’entraînement jusqu’aux nœuds d’inférence proches des utilisateurs. Chez Telehouse, nous collaborons avec les plus grands acteurs du cloud, du réseau et de l’IA pour intégrer ces flux dans une architecture robuste, performante et durable. Nos datacenters, certifiés ISO 50001 pour leur performance énergétique, sont conçus pour répondre aux exigences actuelles de l’inférence et de l’IA de proximité. Et demain, avec l’évolution des puces et l’hybridation des architectures, ils seront aussi prêts à héberger des charges d’entraînement intermédiaires ou spécialisées.

 

L’intelligence artificielle ne peut se développer sans une réflexion fine sur son infrastructure. En tant que leader des datacenters interconnectés, notre mission est d’anticiper ces besoins et d’accompagner les entreprises dans cette révolution technologique. L’IA a besoin d’énergie, de calcul… mais surtout d’un bon emplacement. Et tous les emplacements ne se valent pas.

Pilotage Unifié ITAM et ITSM : Essentiel pour les DSI

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La gestion des sujets ITSM et ITAM est au centre des processus de fonctionnement du SI et se doit d’être traitée avec attention pour permettre au parc IT de fonctionner dans les meilleures conditions et en toute sécurité. Au regard de ces éléments, il apparait donc que la notion de pilotage des aspects ITSM et ITAM nécessite d’être savamment pensée pour que la DSI puisse gérer ces aspects en toute agilité et de manière efficace. Mais comment faire et quelle approche privilégier ?

Un souhait de rationalisation de l’approche

Aligner les actifs et les services est une nécessité afin de traiter de bout en bout les sujets ITSM, ITAM et administration complète du parc. Les objectifs étant d’accéder à des gains opérationnels tels que la réduction des temps d’appel vers le support, une gestion des changements plus efficace, une automatisation des tâches à faible valeur ajoutée au travers de workflows, avoir une visibilité sur l’ensemble des endpoints, etc.

Des enjeux forts souhaités par les directions informatiques

De manière générale, force est de constater qu’il existe un manque de collaboration entre les pôles desk, la gestion de parcs et l’administration technique de parcs. Les différentes équipes travaillent chacune de leur côté, ce qui ne fluidifie pas la communication entre les parties prenantes.

Cela impacte également les aspects liés au reporting avec des données à récolter qui viennent de nombreuses sources et sont complexes à agréger correctement pour avoir une vue précise (création d’API spécifiques). Cela génère également des erreurs. Il s’agit donc d’un véritable défi technique en matière d’intégration et de pilotage de son parc de bout en bout : master, gestion des licences, support des assets, recyclage, etc. Travailler en mode silo ne génère donc pas d’avantage.

L’approche intégrée : un véritable game changer au service de la simplicité et de la productivité

Comme nous l’avons vu, accéder en un point unique aux données ITSM et ITAM répond à des besoins opérationnels concrets au service de l’expérience utilisateurs. En ce sens, s’appuyer sur un portail spécifique est un must have à prendre en compte. En effet, il sera alors possible de renforcer sa qualité de service en améliorant le support aux utilisateurs et en résolvant rapidement les demandes. Les autres bénéfices immédiats seront un gain de cohérence dans le pilotage de ses opérations,  l’accès à un réel ROI et  une vue d’ensemble précise au travers de reportings synthétiques et adaptés à son organisation.

La gestion intégrée et centralisée est alors un must have pour les ETI et grands comptes en quête d’agilité et de performance pour prendre en compte leurs opérations ITSM et ITAM.

Laurent Roussel chez IT-tude by Infodis

Par Laurent Roussel chez IT-tude by Infodis

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ittude.infodis.com

Réduire les Risques d’Incendie Industriel : Une Priorité Imposante

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Les industriels doivent s’appuyer sur un outil de production fiable et toujours disponible. Le TRS (Taux de Rendement Synthétique – indicateur le plus utilisé dans l’industrie, qui exprime la performance globale d’un moyen de production – devrait toujours tendre vers 100%. Pourtant, les industriels n’avaient jusqu’ici aucune solution pour éviter l’incendie électrique, panne majeure et parfois fatale de leur outil de production. Les nombreux incidents qui affectent chaque année les industriels en sont la parfaite illustration.

Les technologies prédictives leur permettent aujourd’hui de penser l’avant sinistre en évitant les incendies d’origine électrique avant leur naissance.

Repenser la sécurité physique des sites

Bien sûr, nombre d’industriels bénéficient déjà de dispositifs leur permettant de réduire au maximum les risques qui pourraient survenir : contrôle d’accès, alimentation énergétique redondée, etc. Pour autant, un sujet reste souvent sous-évalué : celui des incendies. Sur ce point, dès le départ d’un incendie, les conséquences sont souvent dramatiques et des bâtiments entiers peuvent être ravagés par les flammes. Les réactions et dispositifs traditionnels sont malheureusement tournés vers une approche a posteriori et non vers une détection en amont. Les systèmes de détection et d’extinction interviennent lorsque le feu est déjà en progression : les dommages et les arrêts d’activité engendrent déjà des pertes.

Anticiper les événements pour limiter les risques

Anticiper les incendies est donc un élément clé à prendre en considération. Les industriels doivent intégrer ce point dans leur gouvernance pour protéger au mieux leurs actifs et sauvegarder leurs chaines de production. La notion de prédictibilité est stratégique. Sur ce point, analyser des signaux faibles au niveau des armoires électriques et des équipements est fondamental.

En ce sens, peu de réponses intégrées sont proposées par les constructeurs. L’usage de capteurs spécifiques dédiés à cette surveillance est alors de mise. Ces capteurs certifiés permettront d’accéder à des alertes pour ne pas subir d’incendies en analysant les dispositifs électriques avec une approche proactive et préventive.

Faire évoluer sa gouvernance avec une orientation d’anticipation

Repenser sa sécurité pour se prémunir des incendies est donc un must have pour l’ensemble des industriels (des grands acteurs comme des acteurs de niche). Il appartient à ces derniers d’être en veille constante pour éviter que des incidents se produisent et qu’ils puissent les anticiper. De fait, les capteurs pourront apporter des réponses précises et de solides garanties pour intervenir en maintenance et éviter les accidents plutôt que de lutter contre les incendies.

Frédéric Bonnard - Président chez HDSN - HDSN | LinkedIn

Par Frédéric BONNARD, Président de HDSN