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Rapport CNIL 2025 : les fuites de données changent d’échelle et de nature

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Regards croisés entre Gaëlle Tilloy, Avocate à la Cour, spécialiste des nouvelles technologies et des données personnelles et Jérôme Beaufils, Président de SASETY

Avec plus de 6 100 violations de données notifiées en 2025, le dernier rapport annuel de la CNIL met en lumière une transformation profonde des menaces auxquelles sont confrontées les organisations. Industrialisation des cyberattaques, montée en puissance des compromissions d’identité, nouveaux risques liés à l’intelligence artificielle et renforcement des attentes du régulateur : au-delà des chiffres, c’est la nature même du risque cyber qui évolue.

Quels enseignements les entreprises doivent-elles en tirer ? Et comment adapter leur stratégie de sécurité à cette nouvelle réalité ?

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Le rapport 2025 de la CNIL donne le sentiment d’un changement d’échelle. Est-ce votre lecture ?

Gaëlle Tilloy

Le rapport met en évidence une accélération du phénomène des violations de données.

Mais au-delà du volume, c’est surtout la nature des incidents qui interpelle. Nous ne sommes plus face à une succession d’événements isolés. Nous assistons à une multiplication de violations de grande ampleur qui concernent parfois plusieurs millions de personnes et touchent désormais l’ensemble des secteurs d’activité.

Cette massification change profondément la nature du risque. Une fuite qui concernait hier quelques milliers de personnes peut aujourd’hui affecter simultanément une part significative de la population.

Le rapport montre que les fuites de données ne changent pas seulement d’échelle. Elles changent également de nature et deviennent un enjeu majeur de résilience pour les organisations.

Jérôme Beaufils

Les constats présentés par la CNIL font largement écho aux situations que nous rencontrons sur le terrain.

Ce qui nous frappe aujourd’hui, ce n’est pas tant la sophistication des attaques que le niveau d’exposition de nombreuses organisations. Nous découvrons encore régulièrement des mots de passe faibles, des accès insuffisamment protégés, des comptes dormants ou des privilèges excessifs.

Les comptes à privilèges demeurent notamment l’un des points de fragilité les plus fréquents. Lorsqu’un attaquant parvient à compromettre ce type de compte, les conséquences peuvent être considérables.

Dans bien des cas, quelques faiblesses connues mais jamais corrigées suffisent à ouvrir la voie à une compromission.

Pourquoi les fuites de données prennent-elles une telle ampleur ?

Gaëlle Tilloy

Plusieurs facteurs se cumulent : la numérisation croissante des activités, la valeur économique des données et l’industrialisation des moyens utilisés par les cybercriminels.

Les données personnelles constituent désormais une ressource particulièrement recherchée. Elles peuvent être revendues, utilisées dans des campagnes de fraude ou servir de point d’entrée vers d’autres systèmes d’information.

L’intelligence artificielle va également permettre aux attaquants d’être encore plus rapides et plus efficaces, outre le fait que les systèmes d’intelligence artificielle eux-mêmes pourront être des cibles.

Jérôme Beaufils

Les attaquants recherchent avant tout l’efficacité.

Beaucoup d’incidents commencent par des scénarios relativement simples : un mot de passe réutilisé, un compte compromis, un accès fournisseur mal sécurisé ou une campagne d’hameçonnage réussie.

Nous observons également une professionnalisation importante des attaquants. Ils disposent désormais d’outils, de services et parfois même de véritables chaînes de sous-traitance qui leur permettent d’industrialiser leurs opérations.

Le chemin le plus simple reste souvent le plus efficace.

Le rapport met en avant les prestataires et les identités comme nouveaux points de fragilité. Pourquoi ?

Gaëlle Tilloy

Les organisations s’appuient de plus en plus sur des prestataires, des services cloud et des partenaires externes.

Le rapport rappelle que cette externalisation ne transfère pas la responsabilité. Les entreprises demeurent responsables de la protection des données qu’elles traitent, y compris lorsqu’une partie de leurs activités est confiée à des tiers.

Cette réalité élargit mécaniquement la surface d’exposition et impose une vigilance accrue sur l’ensemble de la chaîne de confiance.

Jérôme Beaufils

Nous constatons régulièrement que des comptes fournisseurs, des accès tiers ou des habilitations devenues obsolètes constituent des points d’entrée potentiels pour les attaquants.

Parallèlement, nous observons un déplacement progressif du risque vers les identités. Les cybercriminels cherchent désormais davantage à exploiter des identifiants valides qu’à contourner des protections techniques.

Un identifiant compromis peut permettre de lancer des attaques comme l’hameçonnage, de tenter une réinitialisation de mot de passe, d’ouvrir l’accès à des applications bancaires et métiers, d’accéder à des données sensibles ou à des systèmes critiques. L’identité est devenue l’une des principales cibles des attaquants et constitue le point de démarrage de plus de 90% des attaques à date.

Pourquoi la CNIL insiste-t-elle autant sur le MFA, la détection et la sensibilisation ?

Gaëlle Tilloy

Parce qu’une part importante des violations pourrait être évitée grâce à ces mesures.

80 % des violations de grande ampleur constatées par la CNIL en 2024 ont été permises par l’usurpation d’un compte protégé uniquement par un mot de passe. De nombreux incidents restent liés à des mesures de sécurité insuffisantes et la CNIL souhaite renforcer ses actions en matière de sécurité.

Jérôme Beaufils

Le MFA est devenu indispensable mais il ne suffit plus à lui seul.

La véritable question consiste désormais à comprendre qui se connecte, à quoi, dans quelles conditions et avec quel niveau de risque.

Les organisations doivent être capables de détecter rapidement les comportements inhabituels, les anomalies d’authentification, les élévations de privilèges suspectes ou les tentatives d’accès anormales.

Plus le délai de détection est court, plus les conséquences peuvent être limitées.

La sécurité repose aujourd’hui sur la combinaison de mécanismes préventifs, de capacités de détection et de dispositifs permettant de réagir rapidement lorsqu’un risque est identifié.

Le facteur humain reste-t-il le principal maillon faible ?

Gaëlle Tilloy

Je préfère dire que l’utilisateur est confronté à des attaques de plus en plus sophistiquées.

Une part significative des violations trouve encore son origine dans des erreurs humaines, mais cela signifie surtout que les organisations doivent intégrer cette réalité dans leur stratégie de protection.

Comme l’indique le rapport, il s’agit de « considérer l’humain comme un acteur de la sécurité » et « d’organiser des sensibilisations régulières adaptées aux profils d’utilisateurs (collaborateurs, développeurs, dirigeants, sous-traitants, etc.) ».

Jérôme Beaufils

Nous constatons surtout que les attaques exploitent désormais le quotidien des collaborateurs.

Les campagnes de phishing reproduisent parfaitement les communications d’un fournisseur, d’un client ou d’une administration. Certaines utilisent même l’intelligence artificielle pour personnaliser davantage leurs messages.

L’enjeu n’est donc plus seulement de sensibiliser les utilisateurs mais également de détecter rapidement lorsqu’un compte ou un comportement devient suspect.

La capacité à identifier ces signaux faibles et à réagir rapidement, idéalement de façon automatisée, devient un élément essentiel de la protection des organisations.

L’intelligence artificielle change-t-elle la donne ?

Gaëlle Tilloy

L’intelligence artificielle constitue l’un des sujets majeurs du rapport.

Les enjeux sont à la fois technologiques, juridiques et organisationnels. Les entreprises doivent se poser des questions de gouvernance, de confidentialité, de maîtrise des usages et de protection des données qu’elles partagent avec ces nouveaux outils.

La CNIL adopte une approche pragmatique. Elle ne cherche pas à freiner l’innovation mais à accompagner les organisations vers des usages maîtrisés et conformes à leurs obligations.

Jérôme Beaufils

L’enjeu n’est pas d’interdire l’IA mais d’en maîtriser les usages.

Dans quasiment toutes les organisations, les collaborateurs utilisent déjà quotidiennement des services d’IA générative, parfois sans que les équipes de sécurité ou de conformité n’en aient pleinement connaissance.

Les entreprises doivent donc être capables d’identifier quels services sont utilisés, quelles données sont partagées et quels risques peuvent être associés à ces usages.

Nous observons également une évolution importante : de plus en plus d’organisations développent leurs propres applications intégrant des modèles d’intelligence artificielle.

La question ne consiste alors plus uniquement à sécuriser les usages des collaborateurs mais également à protéger les applications d’IA elles-mêmes, les données qu’elles manipulent et les interactions avec les modèles utilisés.

Le rapport de la CNIL s’inscrit-il dans un mouvement plus large de renforcement des exigences ?

Gaëlle Tilloy

Entre NIS2, DORA, le RIA, les exigences croissantes des clients, les attentes des assureurs cyber et les obligations propres à certains secteurs d’activité, les organisations sont confrontées à une convergence de réglementations et d’exigences.

Toutes poursuivent finalement le même objectif : renforcer la résilience des organisations face à des menaces devenues structurelles.

La CNIL apporte une dimension complémentaire en rappelant que la protection des données personnelles constitue désormais l’un des piliers de cette résilience.

Jérôme Beaufils

Les mêmes questions reviennent désormais dans les audits, les appels d’offres, les questionnaires assureurs ou les démarches de conformité.

Les organisations doivent démontrer qu’elles protègent leurs identités, qu’elles surveillent leurs accès, qu’elles détectent les comportements anormaux et qu’elles sont capables de réagir rapidement en cas d’incident.

La démonstration devient presque aussi importante que la protection elle-même.

Cette évolution traduit une attente croissante de visibilité, de pilotage et de mesure du risque cyber.

Pourquoi une fuite de données ne marque-t-elle pas la fin du risque cyber ?

Jérôme Beaufils

Les données ou les identifiants compromis lors d’un premier incident sont réutilisés plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard pour mener d’autres attaques.

C’est pourquoi les organisations doivent disposer d’une visibilité continue sur leurs identités, leurs accès et leurs expositions potentielles.

La capacité à suivre l’évolution du risque dans le temps devient aussi importante que la capacité à réagir à l’incident initial.

Une fuite de données n’est souvent que le point de départ d’une chaîne d’événements qu’il faut être capable d’identifier et de maîtriser dans la durée.

Comment les organisations peuvent-elles concrètement répondre aux attentes exprimées par la CNIL ?

Jérôme Beaufils

Le rapport met en évidence plusieurs priorités : renforcer la protection des identités, détecter plus rapidement les comportements anormaux, maîtriser les usages de l’intelligence artificielle, mieux sécuriser les accès et être capable de démontrer l’efficacité des mesures mises en œuvre.

La difficulté est que ces enjeux sont souvent traités séparément alors qu’ils sont étroitement liés.

Une tentative d’hameçonnage, une authentification suspecte, une exposition de privilèges, un comportement réseau inhabituel ou une utilisation inappropriée d’un service d’intelligence artificielle peuvent sembler être des événements distincts. Pourtant, lorsqu’ils concernent le même utilisateur, ils révèlent parfois un risque beaucoup plus important.

Les organisations ont donc besoin d’une vision consolidée de leur exposition au risque afin d’identifier rapidement les utilisateurs, les accès ou les actifs les plus sensibles.

Cette visibilité doit s’accompagner d’une capacité à mesurer en continu l’efficacité des dispositifs de sécurité déployés. Les attentes des régulateurs, des clients ou des assureurs ne portent plus uniquement sur les moyens mis en œuvre mais également sur leur capacité à produire les résultats attendus.

Enfin, la détection doit pouvoir déboucher sur des actions concrètes et, dans le meilleur des cas,automatisées. Renforcement de l’authentification, limitation temporaire des accès, réinitialisation de mots de passe, contrôle complémentaire ou investigation : la réduction du risque repose de plus en plus sur la capacité des différentes briques de sécurité à partager leurs informations et à agir de manière coordonnée.

L’enjeu n’est donc plus d’empiler les solutions mais de construire une approche cohérente permettant de comprendre, mesurer, réagir et réduire le risque dans la durée.

En définitive, quel message les organisations doivent-elles retenir de ce rapport ?

Gaëlle Tilloy

Au-delà du constat, ce rapport traduit une évolution profonde des attentes du régulateur.

La CNIL ne demande plus seulement aux organisations de mettre en place des mesures de sécurité. Elle attend désormais qu’elles soient en mesure de démontrer leur pertinence leur cohérence et leur efficacité dans la durée.

La cybersécurité devient ainsi un sujet de gouvernance à part entière, au même titre que la conformité, la gestion des risques ou la continuité d’activité.

Les entreprises doivent également prendre conscience que la protection des données personnelles et la cybersécurité ne constituent plus deux sujets distincts. Elles participent désormais d’un même objectif : préserver durablement la confiance des clients, des collaborateurs et des partenaires.

Face à des menaces qui se professionnalisent et changent d’échelle, les organisations doivent adopter une démarche continue d’évaluation, d’amélioration et de maîtrise de leurs risques numériques.

Jérôme Beaufils

Le rapport rappelle finalement que les organisations connaissent aujourd’hui les principaux risques auxquels elles sont exposées.

Le défi consiste désormais à transformer cette connaissance en capacité d’action.

Protection des identités, maîtrise des accès, détection des comportements anormaux, sécurisation des usages numériques ou validation régulière du niveau de sécurité ne peuvent plus être traitées séparément.

Les entreprises ont besoin d’une vision unifiée du risque leur permettant de prioriser leurs actions et de démontrer l’efficacité de leurs dispositifs dans la durée.

Plus que jamais, l’enjeu n’est pas d’empiler les outils mais de construire une approche cohérente permettant de réduire efficacement et dans la durée le risque cyber.

Réemploi et économie circulaire : deux piliers du numérique responsable

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Si la transformation digitale est le projet stratégique que les organisations doivent mener à bien pour rester compétitives et se développer, une autre notion centrale est désormais à prendre en considération. En effet, faire passer sa croissance en premier plan sans se soucier de son impact environnemental n’est aujourd’hui plus possible. Ainsi, les initiatives isolées menées il y a encore quelques années par des précurseurs sont aujourd’hui généralisées, et ce quelle que soit la taille de l’entreprise. Cette tendance de fond s’accélère fortement notamment avec l’arrivée dans le monde du travail de nouvelles générations très sensibles à ce sujet et à la recherche de sens en plus d’un simple job. 

L’impact catastrophique du digital sur l’environnement 

La maitrise de l’énergie et la gestion des composants et autres matières précieuses ou toxiques sont autant de points qui impactent fortement le bilan carbone des entreprises qui utilisent le numérique. Conscientes de ces éléments, les organisations cherchent désormais à faire au mieux pour limiter leur impact en prenant différentes mesures complémentaires comme par exemple le recyclages de leurs devices, matériels IT, stations de travail, etc.

 L’économie circulaire et la seconde vie des équipements, un must have 

La gouvernance des entreprises est en pleine évolution. Ainsi, nombre de chefs d’entreprise mettent en avant des mesures concrètes en matière de développement responsable. Cela se traduit par exemple par des chartes RSE et RNE ambitieuses. Dans ce contexte, les sujets liés à réutilisation, au reconditionné, à l’économie circulaire et à la réduction CO2 sont les nouvelles priorités des professionnels.  On notera aussi que l’évolution du cadre réglementaire notamment au regard de la RSE peut aussi avoir des effets directs sur la rémunération des dirigeants.

Mais concrètement, comment faire et par où commencer ? 

Il faut en fait agir sur des sujets mesurables qui peuvent aisément être déployés. Sur ce point, nous pourrions évoquer la réutilisation qui peut se faire à plusieurs niveaux. On pense spontanément aux matériels recyclés par exemple. Pour autant, un autre usage semble aujourd’hui connaitre une très forte croissance : le recours aux licences d’occasion. Cette nouvelle manière de s’équiper de logiciels est une réelle opportunité de mener à bien sa croissance et sa transformation digitale en ayant une approche vertueuse et responsable. On notera aussi qu’en utilisant des licences d’occasions, les entreprises pourront aussi accroître la durée de vie de leurs infrastructures et postes de travail dans la mesure où généralement les logiciels d’occasions sont « moins gourmands en ressources » que de nouvelles applications.

 Les professionnels vont donc fortement contribuer à montrer l’exemple en matière de numérique durable. Les récentes prises de position des plus grands CEO des entreprises sur le sujet sont un signal fort qui va rejaillir sur toutes les sociétés et plus loin encore. Au final, une chose est sûre, toute une industrie émerge  autour du numérique durable et les investissements qui y sont associés se multiplient. Il suffit par exemple de voir l’importance et le nombre croissant des levées de fonds effectuées. Économie circulaire, réutilisation et développement durable ne sont donc plus de simples gadgets ou vœux pieux, mais une réalité en matière de digital responsable.

Tamsir FAYER, Directeur marketing de Softcorner 

Mind7 Consulting lance une offre Green IT

Fort de ses premiers retours d’expérience acquis lors de missions chez ses clients, Mind7 Consulting, l’ESN Mind7 annonce une nouvelle offre de Green IT permettant de créer et modéliser des applications performantes et à faible impact environnemental. À travers cette approche unique sur le marché, Mind7 Consulting souhaite permettre à ses clients de moderniser leur SI tout en ayant un impact positif sur l’environnement.

Dans ce contexte, Mind7 Consulting s’inscrit parfaitement dans les stratégies RSE de ses clients en les accompagnant dans l’utilisation d’un numérique durable. Concrètement, cette nouvelle offre prend en compte de nombreuses expertises allant de l’audit 360° d’écoconception applicative à la définition et au déploiement d’une stratégie de SI responsable en passant par la formation et l’amélioration continue en écoconception (Green DMAIC).

Timothée Sainte Fare Garnot, Directeur de Projet chez Mind7 Consulting « La frugalité numérique est désormais un impératif stratégique pour nombre d’entreprises. Pour autant, cela n’empêche pas de s’appuyer sur des solutions performantes avec les dernières innovations du marché. Notre ambition est de créer, concevoir, améliorer et faire évoluer en continu les applications de nos clients en intégrant de bout en bout l’approche Green IT. »

Pour concevoir cette nouvelle offre d’écoconception, Mind7 Consulting a mobilisé ses experts pour mettre en place une démarche reposant sur les règles de l’art. Les équipes sont donc en mesure d’apporter aux clients de l’ESN une réponse opérationnelle pour positionner l’écoconception applicative au centre de leurs projets.

Découvrez un de nos retours d’expérience, un Audit d’écoconception d’une application pour une grande banque européenne.

Frédéric BROCHIN est nommé Directeur général de PHENIX Partner

PHENIX Partner, filiale du groupe France Numérique, fournisseur de gammes de produits complètes dans le domaine de la télécommunication (mobile, fixe, centrex…), étoffe son équipe de management et recrute son Directeur général pour lancer à grande échelle sa nouvelle stratégie de croissance et devenir rapidement la référence de son marché.

Dans ce contexte, Frédéric BROCHIN sera en charge de définir les futures orientations de la société, de mettre en place une nouvelle organisation et de veiller à la bonne conduite des opérations lancées à l’échelle nationale. Il contribuera aussi largement à faire évoluer le réseau de distribution existant et à tisser de nouvelles alliances stratégiques pour permettre à l’entreprise de multiplier par cinq son nombre de partenaires actuels (intégrateurs, bureauticiens, distributeurs, opérateurs locaux…).

Les quatre grandes tendances qui transforment l’automatisation en entreprise

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Par Jakob Freund, CEO de Camunda

De nombreuses entreprises choisissent d’automatiser leurs processus pour atteindre un objectif spécifique, qu’il s’agisse d’améliorer leur efficacité interne, l’expérience client, ou d’autres résultats commerciaux essentiels. Ces dernières années, nous avons constaté une accélération de l’adoption de l’automatisation des processus. Selon le rapport 2023 State of Process Orchestration, 91 % des décideurs informatiques prévoient d’augmenter leurs investissements dans l’automatisation des processus au cours des 24 prochains mois.

Même si les déploiements des technologies d’automatisation se multiplient, de nombreuses entreprises ne réalisent pas la véritable valeur et le potentiel de leurs efforts. Une véritable déferlante de tendances a poussé les entreprises sur la voie de l’automatisation, mais elles ont dû constater qu’elles n’ont pas atteint leurs objectifs en termes d’efficacité et de valeur commerciale. Examinons ces tendances et comment les entreprises peuvent gagner en maturité en matière d’automatisation afin d’atteindre les résultats souhaités.

  • La pandémie a accéléré la transformation numérique 

Il n’est pas surprenant que le ralentissement économique mondial ait incité de nombreuses entreprises à accélérer leur transformation numérique avec des efforts très créatifs.. En conséquence, de nombreux projets qui auraient pu prendre plus de cinq ans ont été réalisés en 12 mois ou moins. Selon KPMG, les chefs d’entreprise estiment que leur développement a progressé plus rapidement, de quelques mois ou quelques années, notamment dans les domaines suivants :

  • 76 % ont indiqué des opérations et des modèles d’exploitation numériques
  • 70 % ont indiqué des modèles d’entreprise et des flux de revenus numériques
  • 75 % ont indiqué une expérience client numérique transparente
  • 66 % ont indiqué un nouveau modèle de main-d’œuvre, l’IA et l’automatisation venant renforcer les efforts humains.

Même avec ces évolutions massives et à court terme, de nombreuses entreprises se sont retrouvées face à des décisions difficiles concernant leurs investissements technologiques, après la fin des confinements. Cela nous amène à notre prochaine tendance, à savoir l’exploration de la dette technique induite.

  • Des prises de décision rapides ont conduit à une explosion des investissements technologiques

Au cours des cinq dernières années, les entreprises ont accéléré leurs efforts de transformation digitale, ajoutant dans leur installation des systèmes et des processus technologiques à un rythme sans précédent. Dans les faits, les dépenses en logiciels au cours de cette période ont été quatre fois supérieures au taux d’inflation général.

En particulier, parmi les entreprises de plus de 1000 employés, les dépenses en SaaS ont augmenté de 33 % en seulement deux ans, entre 2020 et 2022. De nombreuses entreprises se sont retrouvées avec des systèmes hétéroclites, sans forcément avoir d’interopérabilité ou de partage des données. Les conséquences pour les processus automatisés sont évidentes. La disparité des processus génère une mauvaise expérience client et un manque d’efficacité. Réduisant à néant certaines des raisons pour lesquelles ces technologies ont été achetées au départ.

  • L’intelligence artificielle fait la une

Fin 2022, le lancement de ChatGPT a attiré l’attention du public sur l’impact de l’IA sur les entreprises et les consommateurs. Alors que les grands modèles de langage et l’IA existent depuis des années, l’essor rapide de l’IA générative a ouvert un tout nouveau débat sur la manière dont l’IA pouvait être utilisée pour améliorer la productivité, y compris en matière d’automatisation.

En fait, McKinsey estime que l’impact de l’IA générative sur la productivité pourrait accroître la valeur de l’économie mondiale de plusieurs milliers de milliards de dollars. Même si l’IA générative, ainsi que d’autres types d’IA, est extrêmement utile dans le domaine de l’automatisation, les entreprises doivent prendre du recul par rapport l’hypermédiatisation. Il est indispensable de repenser l’intégration de l’IA dans l’ensemble de leurs investissements en logiciels et en automatisation, pour garantir le fonctionnement efficace et transparent de toutes ces technologies.

  • L’inflation pousse les entreprises à repenser leurs opérations commerciales 

L’inflation et les conditions macroéconomiques mondiales ont amené les entreprises à reconsidérer leur dette transformationnelle. Presque tous les domaines dans lesquels les investissements informatiques n’ont pas donné les résultats escomptés ont fait l’objet d’un examen minutieux et de coupes budgétaires. De nombreuses équipes ont été déçues par le décalage entre leurs nouveaux systèmes et processus et les objectifs de l’entreprise.

Les données concernant les taux de réussite de l’automatisation renseignent clairement cette situation.. Selon McKinsey, seulement 55 % des grandes entreprises déclarent avoir réussi leur projet d’automatisation. Cela ne signifie pas nécessairement qu’elles ont fait de mauvais investissements dans la technologie d’automatisation. Souvent, les entreprises doivent repenser leur approche globale de l’automatisation. En règle générale, les projets ponctuels n’ont qu’une portée limitée, alors que l’automatisation de bout en bout reste l’objectif ultime.

Réponse à ces tendances et progression de la maturité en matière d’automatisation

Pour évaluer le rapport entre ces tendances et l’automatisation, les entreprises doivent examiner le rôle des îlots créés par les nouveaux logiciels et les efforts de transformation numérique. Ces îlots techniques ont un impact sur l’efficacité interne, l’agilité de l’entreprise, le délai de rentabilité, l’expérience client et d’autres objectifs importants. Mais, comment dépasser ces problèmes et progresser vers une automatisation plus mature ?

Selon Deloitte, 92 % des entreprises qui adoptent l’automatisation avancée incluent l’automatisation de bout en bout dans leur stratégie actuelle ou prévoient de le faire au cours des trois prochaines années. L’orchestration des processus est l’un des accélérateurs les plus rapides de l’automatisation de bout en bout. En effet, elle donne aux entreprises la visibilité dont elles ont tant besoin sur leurs processus existants, avec une capacité d’amélioration continue. Cette technologie facilite la mise en place et la maintenance de processus complexes de bout en bout, en aidant les équipes à intégrer de manière transparente leur personnel, leurs systèmes et leurs dispositifs existants dans leurs projets d’automatisation. En outre, l’orchestration des processus donne aux entreprises l’agilité exigée par l’évolution rapide de leurs opérations commerciales ou les contraintes externes de la conformité et des réglementations.

Ainsi, lorsque les entreprises réfléchissent à leurs possibilités d’automatisation, elles ne devraient pas les envisager dans le contexte d’un projet ou d’un processus unique. Elles doivent au contraire se donner les moyens de réussir en impliquant les parties prenantes de l’entreprise et du service informatique dans le processus de planification et en alignant directement les efforts d’automatisation sur les objectifs de l’entreprise. Elles pourront alors orchestrer les processus de bout en bout et mesurer l’impact par rapport à ces objectifs. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’entreprise gagnera véritablement en maturité en matière d’automatisation et atteindra les résultats escomptés.

Le rôle de la technologie biométrique dans la révolution des fintechs

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Certains traits biométriques comme le visage ou l’empreinte digitale constituent un outil indispensable pour que les entreprises ou même l’administration publique puissent vérifier l’identité de leurs utilisateurs, aussi bien en personne qu’à distance. Désormais, les progrès réalisés dans le développement et la mise en œuvre des systèmes de vidéo identification ont converti la fiction en réalité. Les entreprises technologiques du secteur financier (aussi connu comme les Fintech) se trouvent aujourd’hui parmi les principales promotrices de ces solutions.

L’utilité de la technologie biométrique dans les fintechs

Le secteur des fintechs s’est développé à un rythme effréné ces dernières décennies, avec notamment une généralisation des solutions de banque à distance. La biométrie faciale est un outil d’aide indispensable pour la néo-banque notamment pour les besoins de vérification à distance de l’identité des clients. Mais il ne faut toutefois pas oublier que son utilisation n’est pas destinée exclusivement aux néo-banques : de plus en plus de banque traditionnelle font appel à cette technologie pour l’entrée en relation à distance avec leur client. 

En règle générale, les principales utilisations de la biométrie dans les fintechs sont au nombre de trois :

  1. Entrée en relation à distance : vérification initiale de l’identité afin d’inscrire un nouveau client à travers l’enregistrement de son visage. 
  2. Signature de contrats : validation d’accords entre le client et le fournisseur d’un produit ou service à travers un vérification d’identité par vidéo identification, suivi d’une signature électronique qualifiée, qui offre la même fiabilité que la signature manuscrite. 
  3. Vérification d’identité et match avec la pièce d’identité : accès aux plateformes Web, applications mobiles, intranets, agences, etc. en guise de deuxième facteur d’identification. 

Comment appliquer la biométrie aux fintechs ?

La technologie biométrique présente indéniablement des avantages pour le bon fonctionnement des fintechs, que ce soit pour les employés ou pour les utilisateurs : 

  • Elle augmente la satisfaction du client et facilite la relation avec ce dernier grâce à une expérience utilisateur unique. 
  • Elle simplifie les processus et les tâches des employés. 
  • Elle améliore la sécurité des opérations à distance et dans les agences. 
  • Elle assure la prévention de délits tels que l’usurpation d’identité et le blanchiment de capitaux.
  • Elle permet de conserver les preuves documentaires au format numérique. 

De plus, les fintechs ont permis aux banques de proposer leurs offres à tous moments en assurant un service disponible 24 h/24. 

Dans les dispositifs digitaux proposés par les établissements financiers, les temps d’attentes peuvent fortement impacter l’expérience client. La technologie biométrique permet d’éviter cet écueil. Elle peut par exemple permettre d’effectuer une entrée en relation en quelques minutes, de façon automatique et en conformité intégrale avec le règlement européen eIDAS et la réglementation de LCB.

Par Cyril Drianne, Country Manager France Electronic IDentification

Le Laboratoire Puressentiel opte pour la solution et l’accompagnement de Colibri S&OP

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Le Laboratoire Puressentiel opte pour la solution et l’accompagnement de Colibri S&OP afin de gagner en maturité sur le volet prévision des ventes, au service de sa performance opérationnelle.  Mis en œuvre en trois mois seulement, le projet a permis d’étendre l’horizon de planification, d’améliorer sa collaboration avec ses partenaires et d’atteindre une meilleure fiabilité des prévisions. Parmi les points clés de son choix de Colibri : la rapidité de mise en œuvre, la simplicité d’utilisation, les algorithmes puissants ainsi que l’étendue des perspectives d’évolutions de la solution.